<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570</id><updated>2011-10-15T09:41:59.779+01:00</updated><category term='Métier'/><category term='Grande Bretagne'/><category term='Corsaire'/><category term='Fatimide'/><category term='Ottoman'/><category term='Esclavage'/><category term='Tunis Ville'/><category term='Justice'/><category term='Tunisie'/><category term='Marine'/><category term='Hafside'/><category term='Kharidjite'/><category term='France'/><category term='Judaïsme'/><category term='Turc'/><category term='Sfax'/><category term='Espagnol'/><category term='La Goulette'/><category term='Algérie'/><category term='Bey'/><title type='text'>Tunisie d'Antan</title><subtitle type='html'>Histoires, Récits, Témoignages, Photos et Cartes  rares datant d'avant la colonisation jusqu'à l'indépendance.

Votre participation est attendue</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>84</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6072895919165597318</id><published>2009-08-18T21:33:00.000+01:00</published><updated>2009-08-18T21:48:44.401+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>80- La Conquête de Tunis par les Turcs (8ème partie)</title><content type='html'>En 1573, Don Juan d’Autruche le glorieux vainqueur de Lépante, profita habilement de l’inaction momentanée de la flotte de Euldj-Ali  pour quitter le mouillage dans les premiers jours d’octobre et naviguer vers Tunis, avec 138 navires de guerre, portant 27,500 hommes de débarquement.&lt;br /&gt;Favorisés par le temps, les Espagnols abordèrent à la Goulette sans rencontrer d’ennemis et s’avancèrent contre Tunis sous la protection de ce fort. Les quelques Turcs qui gardaient la ville, avec Ramdhane-Pacha, ne tentèrent même pas une résistance inutile. Ils se retirèrent à Kairouan, où les Chabbïa les recueillirent, tandis que les Espagnols prenaient possession de Tunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe II n’avait autorisé l’expédition de Tunis qu’en ordonnant à son frère naturel de détruire toutes ses fortifications, y compris le fort de la Goulette, élevé à si grands frais. Les idées alors en faveur dans la métropole consistaient à ruiner tous les retranchements pouvant servir aux Turcs sur le littoral, de façon à les exposer, sans résistance possible, aux attaques des indigènes de l’intérieur. Mais Don Juan rêvait alors une sorte de royauté africaine dont il aurait été le titulaire et, au lieu d’exécuter les instructions du roi d’Espagne, il s’appliqua à consolider sa conquête.&lt;br /&gt;Ce projet était agréé par le pape. Il flattait ses idées de prosélytisme et il y voyait, en outre, un moyen de mettre l'Italie aussi bien que l'Espagne à l'abri des ravages que ce peuple de corsaires y portait sans cesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Hamed, qui était revenu avec Don Juan, et qui prétendait avoir provoqué l’intervention espagnole a refusé d'accepter le pouvoir aux conditions qui lui étaient imposées par le prince. Don Juan fit revenir de Palerme, son frère Moulay Mohamed, plus accommodant que lui, et le fut proclamé roi.&lt;br /&gt;Moulay Hamed se retira en Sicile et mourut à Palerme, d'ou son corps fut, plus tard, transporté à Tunis est enterré dans la Zaouia (mausolée) de Sidi Kacem Zillidji.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Don Juan confia le commandement de Tunis à un officier éprouvé, le comte de Serbelloni (Cerballon), en le chargeant de construire une vaste forteresse entre le lac et la ville. Il lui laissa 4,000 hommes de troupes espagnoles et à peu près autant d’Italiens qui furent occupés sans relâche à la construction de la forteresse, travaillant même le dimanche, grâce à un bref du pape les y autorisant.&lt;br /&gt;Le fort de la Goulette, bien armé et approvisionné, fut laissé sous le commandement de Porto-Carrero. Ce fut seulement après avoir pris ces dispositions que don Juan se décida à exécuter les ordres pressants de Philippe II, en abandonnant sa conquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Tunisiens avaient évacué la ville à l’approche des chrétiens et s’étaient retirés au Djebel-Ressas; ils rentrèrent peu à peu, mais leurs maisons avaient été dévastées, ou même étaient encore occupées par les chrétiens, et ils durent subir leur contact, surtout dans le quartier de Bab el-Djazira, tandis que celui de Bab Souïka conservait sa physionomie musulmane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La forteresse de Bab Bhar s’élevait rapidement, et Moulay Mohamed, le dernier des Hafsides, fidèle aux stipulations qu’il avait acceptées, aidait de toutes ses forces le comte de Serbelloni, en partageant avec lui le pouvoir Celui-ci siégeait a ses côtés lorsqu'il rendait la justice, lui dictait ses arrêts, lui imposait ses idées, lui intimait jusqu'à ses ordres.&lt;br /&gt;Toutefois, les habitants de Tunis avaient fort à souffrir dans leurs usages et dans leur religion du nouvel ordre de choses introduit par l'occupation espagnole. Ils voyaient leurs vainqueurs s'immiscer à tous les actes de leur vie; ils subissaient en frémissant leurs familiarités audacieuses avec leurs filles ou leurs compagnes, s'indignaient de leur irrévérence à l'égard des ministres du culte musulman et de leur peu de respect pour les lieux consacres à son exercice. Enfin, le retentissement incessant des cloches était comme une insulte permanente faite à leur foi la plus fervente. Aussi, les outrages des uns et l'extrême susceptibilité des autres causèrent-ils souvent des luttes fâcheuses entre les Espagnols et les habitants indigènes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la garnison turque, obligée d'abandonner Tunis a l'approche de don Juan, elle s'était repliée sur Kairouan, où commandait un Pacha turc du nom de Haîder. Elle y  demeura aussi longtemps que dura le règne de Moulay Mohamed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La reprise de Tunis par le vainqueur de Lépante avait eu à Constantinople un retentissement fâcheux et peu s’en était fallu que le Capitan-Pacha perdit, pour ce fait, sa position et sa vie. Il fallait, à tout prix, se venger de cette surprise et personne ne s’y épargna.&lt;br /&gt;Les pachas d’Alger et de Tripoli réunirent toutes leurs forces, tandis que l’on préparait en Orient une expédition formidable en se donnant rendez-vous pour le mois de juillet 1575 devant Tunis. Les Espagnols que Don Juan y avait laissés, prévenus de ces dispositions, ne perdaient pas leur temps, mais ils n’étaient pas en nombre suffisant et n’avaient cependant rien à attendre de Philippe II, irrité au plus haut point d’une occupation faite malgré lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès les premiers jours de l’été, le pacha de Tripoli amena un contingent de 4,000 hommes qu’il adjoignit aux Turcs de Kairouan, sous les ordres du caïd Haïder (ou Kheder) et aux goums de cette région, formant un effectif de près de 5,000 cavaliers; puis, arriva le contingent de Constantine et de Bône, fort de 2,000 hommes. Tous, alors, se portèrent sur Tunis afin de bloquer la ville au sud; mais le manque de ressources pour subsister força bientôt ce rassemblement à reculer vers la montagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une expédition sous les ordres de Sinan Pacha quitta Constantinople en juillet 1575 ; elle se composait de deux cents galères, dix-huit maounas et d'autres bâtiments, grands et petits ; en tout, quinze cents voiles. Trois semaines plus tard, la flotte turque d’Orient parut en rade; elle ne tarda pas à aborder près du cap Carthage, et y débarqua, sans difficultés, ses troupes et son matériel.&lt;br /&gt;Sinan-Pacha commandait l’expédition, et Euldj-Ali la flotte; peu après, le khalife d’Alger, Arab-Ahmed, arriva par mer avec un corps de troupes important.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Espagnols avaient organisé la défense de la manière suivante : P. de Porto-Carrero commandait le fort de la Goulette, avec quatre compagnies de troupes espagnoles et cinq d’Italiens dont le contingent qui a été à Bizerte. Le fort et l’îlot de Chekli furent confiés au Don J. de Zamoguerra.&lt;br /&gt;Enfin, 2,000 hommes, Espagnols et Italiens, étaient dans la forteresse de Bab Bhar, sous le commandement de Serbelloni ; le reste fut réparti dans la ville et les avant-postes. Les malades et toutes les bouches inutiles avaient été rigoureusement renvoyés au préalable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Mohamed se tenait à portée, attendant des contingents d’auxiliaires qui ne semblaient pas très décidés à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt après son débarquement, Sinan Pacha, s’étant mis en rapport avec le caïd Haïder, de Kairouan, le chargea d’attaquer Tunis par les faubourgs, ce qu’il fit à la tête de 4,000 Turcs et, dès le 17 juilet, les Espagnols étaient réduits à évacuer tous les postes avancés pour se retrancher dans la forteresse.&lt;br /&gt;Cette retraite s’effectua en bon ordre. Pendant ce temps, le pacha d’Alger attaquait le fort de la Goulette, du côté de Carthage et, le 17, la tranchée était ouverte.&lt;br /&gt;Le 21, il commençait également le feu depuis le rivage de Radès. Bientôt les murailles se trouvèrent fortement endommagées et les assiégeants arrivèrent jusqu’au pied des remparts, ce qui poussa Carrero à demander des renforts au commandant en chef (1er août).&lt;br /&gt;Mais Serbelloni avait lui-même fort à faire pour réparer ses brèches et repousser l’ennemi par des sorties incessantes dont le nombre alla jusqu’à sept dans le même jour. Cependant il put, en dégarnissant le fort de Chekli, et avec le secours de volontaires, envoyer quelques renforts à la Goulette. Les assiégeants voulurent alors empêcher les communications entre ces trois forts par l’étang et, à cet effet, s’en approchèrent au moyen d’un ouvrage en terra et y lancèrent des bateaux plats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant des troupes turques étant encore arrivées d’Alger, accompagnées d’auxiliaires arabes, les attaques contre la forteresse de Bab Bhar redoublèrent d’énergie. En même temps, Serbelloni recevait une nouvelle demande de renforts de Carrero, plus pressants que la première, car elle semblait laisser entrevoir un découragement complet. La situation était fort grave: néanmoins, le gouverneur, qui avait offert d’aller lui-même prendre le commandement de la Goulette, parvint à y envoyer du monde en dégarnissant ses propres remparts. Il était temps ; le lendemain 20, les Turcs livrèrent un assaut furieux qui fut repoussé par Carrero, mais au prix de pertes très sérieuses.&lt;br /&gt;Le 22, ils recommencèrent, et, le 23, se rendirent maîtres du fort de la Goulette. Presque toute la garnison fut massacrée, à l’exception de deux ou trois cents hommes, parmi lesquels Carrero, réduits en esclavage. Les assiégeants purent alors reporter tous leurs efforts contre la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serbelloni ne possédait plus guère que 1,200 soldats valides, et ls hommes d’Euldj-Ali avaient établis son camp sous la ville et ouvraient, contre la forteresse, le feu de puissants canons, tout en poussant la sape jusque sous ses murs et couronnant leurs tranchées de bons arquebusiers qui tiraient à courte distance sur quiconque paraissait.&lt;br /&gt;Forcés de tenir tête à tant d’attaques diverses, les Espagnols perdaient chaque jour une quarantaine d’hommes : malgré cela, leur courage ne faiblissait pas, car on attendait à toute heure des secours réclamés instamment au roi de Sicile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 septembre, les Turcs tentèrent un assaut général et firent sauter par la mine un des bastions, qui s’écroula en entraînant dans le même sort chrétiens et musulmans. Après une lutte acharnée durant depuis le matin, les Turcs se retirèrent vers midi, en abandonnant de nombreux morts et même leurs échelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 8, les mêmes faits se renouvelèrent ; les Espagnols restaient les maîtres, mais chacune de ces deux journées leur avait coûté 150 hommes et à peine restait-il dans le fort 600 combattants ; les murs n’existaient plus et les chrétiens étaient obligés de courir d’un endroit à un autre, selon que les points étaient plus ou moins menacés. Cependant le 11, une attaque générale fut encore repoussée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 13, les assiégeants, ayant fait une nouvelle mine, se précipitèrent à l’assaut ; mais Serbelloni, à la tête de quelques soldats espagnols et italiens, les repoussa. Tout à coup, on crie que les Turcs pénètrent par une autre brèche ; il y court presque seul et est fait prisonnier.&lt;br /&gt;Cette fois la forteresse était prise et lu défense avait épuisé absolument tous les moyens en son pouvoir. Il est probable que, si Carrero avait déployé une énergie égale à celle de Serbelloni, la Goulette, dont les fortifications étaient autrement sérieuses que celles de Bab Bhar, n’aurait pas si promptement succombé.&lt;br /&gt;Zamoguerra, qui tenait encore dans le fort de Saint-Jacques (Chekli), avec une cinquantaine de soldats, se décida alors à capituler et fut envoyé en Orient avec Serbelloni.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Turcs étaient bien définitivement maîtres de Tunis, mais à quel prix leur victoire avait-elle été achetée : Néanmoins lorsque la nouvelle de ce succès parvint en Orient et qu’on vit débarquer les nombreux canons, le matériel considérable et les captifs des Turcs, parmi lesquels le Hafside Moulay Mohamed et le gouverneur Serbelloni, la métropole de l’Orient retentit d’acclamations enthousiastes et l’on oublia les défaites passées et les pertes actuelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu de ce désastre, le comte de Serbelloni fut épargné. Les vainqueurs espéraient en tirer une très forte rançon, et c'est cette considération, sans doute, qui les porta à lui laisser la vie.&lt;br /&gt;La cour de Rome fut la première à le réclamer. Elle offrit de l’échanger contre plusieurs musulmans, détenus au château Saint-Ange, et parmi lesquels se trouvait le fils du pacha Ali, fait prisonnier à la bataille de Lépante.&lt;br /&gt;Au rapport d'un historien tunisien, Hadj Hossein Khodja, les pertes éprouvées par les Espagnols, dans ces différentes affaires, ne dépassèrent pas de beaucoup celles de leurs adversaires. On compta de chaque côté à peu près dix mille morts. Le chiffre diffère énormément de celui qu'ont adopté les historiens espagnols. A les en croire, les Turcs auraient perdu 32,000 hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Espagne, préoccupée par son empire d'Amérique, ne chercha pas à tirer vengeance de ce terrible échec. Ses flottes firent bien, de temps à autre, quelques apparitions sur les côtes de Tunisie; elles incendièrent quelques bourgades, coulèrent aussi, parfois, de misérables navires ; mais ces agressions insignifiantes n'empêchèrent point les Turcs de jouir en paix de leur conquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6072895919165597318?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6072895919165597318/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6072895919165597318&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6072895919165597318'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6072895919165597318'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/08/80-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='80- La Conquête de Tunis par les Turcs (8ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-253784545412812105</id><published>2009-08-10T16:47:00.001+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.348+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>79- La Conquête de Tunis par les Turcs (7ème partie)</title><content type='html'>En 1551, Charles V résolut de mettre un terme aux déprédations de ce forban, qui avait réussi à se créer une sorte de royauté maritime sur le littoral tunisien. Une expédition importante fut envoyée à cet effet contre la ville de Mahdia, sous les ordres de Don Juan de Vega, vice-roi de Sicile, qui emmena avec lui l'infortuné Moulay Hassan, dont il comptait utiliser l'influence pour assurer le succès de l'entreprise. A la nouvelle du débarquement des Espagnols, Dargouth, qui était en ce moment à la mer, revint en toute hâte pour s'opposer aux assaillants ; mais il fut forcé de reprendre le large et d'abandonner la défense de la ville au seul courage de ses habitants. &lt;br /&gt;Le 10 septembre 1551, après un terrible assaut, la place capitula. Douze cents Musulmans perdirent la vie pendant la durée de ce siège, et neuf mille furent réduits en esclavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir laissé son fils, Don Alvar, comme gouverneur de Mahdia, avec 1500 hommes de bonnes troupes et de grands approvisionnements, don Juan de Vega, rentra avec sa flotte en Sicile.&lt;br /&gt;Don Alvar ne resta pas longtemps en possession du gouvernement de cette place ; l'argent lui ayant manqué pour payer les troupes de la garnison, celles-ci se révoltèrent et se donnèrent pour chef un certain Antonio Aponti, qui parvint, à l'aide de quelques razzias heureuses, opérées sur les tribus des environs, à faire vivre ses hommes jusqu'au moment ou le vice-roi de Sicile les fit rentrer dans l'obéissance. &lt;br /&gt;En 1553, Charles-Quint résolut d'abandonner Mahdia, dont l'occupation lui semblait trop onéreuse. Il chargea don Fernand d'Acuna d'en détruire toutes les fortifications et de ramener la garnison en Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1560, Philippe II conçut le dessein de s’emparer de Tripoli. Dans ce but, il confia 14,000 soldats à don Duan de la Cerda, duc de Medina-Coeli, vice-roi de Sicile, et s'en remit à son zèle et à son expérience le soin de diriger les opérations (1560).&lt;br /&gt;La Cerda embarqua ses troupes sur 113 navires, et se dirigea vers l'île de Djerba, qui se rendit première sommation. C'était un heureux début ; mais, pour qu'il portât des fruits, il fallait qu'on marchât sans délai sur Tripoli, alors au pouvoir de Dargouth.&lt;br /&gt;Par malheur, il n'en fut pas ainsi : le mauvais temps, l'extrême agitation de la mer, obligèrent le chef de l'expédition à  rester plusieurs semaines au mouillage de l'île. Dargouth profita fort habilement de ce répit pour informer le Grand-Seigneur des dangers qui menaçaient les possessions turques en Afrique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'avis était pressant, le Divan envoya bientôt de Constantinople cent soixante galères et navires portant quarante mille soldats, et lui prescrivit de faire toute la diligence possible, pour surprendre la flotte espagnole à son ancrage de l’île de Djerba. Au risque de briser ses mâtures, Sinan-Pacha se couvrit de voiles, et fondit à l'improviste sur la masse compacte des bâtiments de MedinaCoeli, qui eurent peine le temps d'appareiller, pour échapper à une destruction inévitable. L'attaque fut si brusque, que 19 galères et 14 transports furent enlevés, avant d'avoir pu couper leurs amarres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indépendamment de cette perte matérielle, 5,000 Espagnols furent jetés dans les fers. Après ce grand désastre, le duc de Medina-Coeli réunît quelques-uns de ses vaisseaux et rentra en Europe, laissant don Alvar de Sande le soin de défendre la forteresse de l'île de Djerba, ou il se trouvait enfermé avec une poignée de soldats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir enduré, pendant plusieurs semaines, les plus cruelles privations, le contingent se décida de se jeter en désespérés sur les lignes ennemies, de les percer et de profiter de la confusion et de la surprise que leur attaque allait causer dans les rangs, pour gagner précipitamment le rivage et s'emparer des premiers bâtiments qui leur tomberaient sous la main. Au jour dit, ils sortent de leurs retranchements, fondent sur l'armée turque, et essaient de se faire jour à travers les épais bataillons. les Turcs se rallient, enveloppent la petite poignée d'espagnols et les abattent à coups de cimeterre. &lt;br /&gt;Pour constater leur victoire et la rappeler aux générations futures, les Turcs avaient élevé, sir le théâtre même de leur exploit, une pyramide entièrement composée de crânes et d'ossements ennemis qui ne fut enlevée qu’en 1846 suite au souhait exprimé au Bey par le Consul Général de France et le préfet apostolique à Tunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Resté définitivement maître de l’autorité à Tunis, Hamed afficha sa sympathie pour les Turcs et sa haine contre les chrétiens. Chose curieuse, la petite troupe de mercenaires espagnols qui avait été laissée à son père par Charles V devint son plus solide appui, grâce au dévouement de son chef Juan, qui avait pris les mœurs et le costume musulmans. Cet homme fut le véritable maître à Tunis et y exerça sur tous une sanguinaire tyrannie. &lt;br /&gt;Hamed forma aussi un corps de trois mille cavaliers appelés les Zemasnïa, bien armés et bien montés, qu’il employa surtout à combattre les arabes rebelles, particulièrement les Ouled Saïd ; qui on été toujours traités comme de simples infidèles en raisons de leurs multiples traitrises envers les monarques de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nouveau roi Hafside, Moulay Hamed, eut lui aussi beaucoup de mal à s’imposer. Il faisait régulièrement appel au sultan de Constantinople, en même temps qu'il signait des trêves, voire des traités avec les Espagnols. Cette versatilité du pouvoir hafside, qui tantôt s’en remettait aux Espagnols et tantôt pactisait avec les Turcs, s’expliquait par sa faiblesse face à deux empires si puissants. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mois de mars 1568, Euldj-Ali a été nommé Maître d’Alger et à peine que le nouveau Beylarbeg vint prendre possession de son poste il se décida de conquérir le Royaume des Hafsides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme son surnom l’indique, Euldj-Ali était un renégat, originaire de l’Italie méridionale. Pris fort jeune par les musulmans et qui avait ramé longtemps dans les chiourmes, refusant obstinément d’abandonner sa religion ; il avait reçu pendant cette partie de son existence le surnom d’El-Fartas (le teigneux ou le chauve) par les arabes et Uchali Fartax (le renégat teigneux) pour les Chrétiens.&lt;br /&gt;Euldj-Ali désespérant d’obtenir sa liberté, il avait fi ni par abjurer le christianisme, comme tant d’autres à cette époque, et pris le nom d’Ali. &lt;br /&gt;Son énergie et son intelligence lui avaient bientôt fait obtenir le commandement d’un navire et il était devenu un des meilleurs lieutenants d’Hassan, fils de Khaireddine, et de Dragut. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc en raison de la fragilité du pouvoir Hafside, le maître d’Alger, Euldj Ali, se tourna alors vers la Tunisie où régnait, sans aucune gloire, Moulay Hamed, qui était en état d’hostilité ouverte avec les Espagnols de la Goulette et en guerre contre ses sujets, particulièrement les Ouled Saïd et les Chabbïa. &lt;br /&gt;La croisade que les puissances chrétiennes préparaient contre le Turc était connue de tous ; le Beylarbeg savait qu’il était appelé à jouer un grand rôle dans le duel maritime dont la Méditerranée allait être le théâtre et il jugeait nécessaire que Tunis fût en sa possession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En octobre 1569, il se mit en marche vers l’est, à la tête de 5,000 mousquetaires réguliers, et s’adjoignit en chemin les contingents des Kabyles, les goums des Amraoua et ceux des Garfa et autres tribus de la province de Constantine. &lt;br /&gt;A l’annonce de son approche, Moulay Hamed était sorti de Tunis, mais il n’avait avec lui que ses spahis, appelée Zemasnïa, au nombre de 3,000, plus 1,600 Arabes nomades. La rencontre eut lieu près de Béja et l’armée turque triompha sans difficulté des Tunisiens qui furent poussés, jusqu’à la Medjerda. &lt;br /&gt;Cette rivière, étant débordée, arrêta un instant l’armée d’Euldj-Ali ; cependant il parvint à la franchir et, s’étant mis sur les traces du prince hafside, lui infligea une nouvelle défaite près de Sidi Ali el-Hattab. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Hamed rentra alors à Tunis ; mais, jugeant toute résistance inutile, il réunit sa famille et les valeurs qu’il put emporter et partit dans la direction de Radès. De là il put traverser le lac dans un endroit où la profondeur de l’eau était moindre et se réfugier chez les Espagnols du fort de Chekli. Après l’avoir reconnu, ceux-ci lui ouvrirent la porte et le recueillirent. Le Gouverneur espagnol de la Goulette Don Pedro Carrero le prit sous sa protection&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Euldj-Ali ne tarda pas à paraître ; il entra à Tunis sans coup férir, accueillit la soumission des Zemasnia et s’appliqua activement à rétablir la paix. Après un séjour de quatre mois dans sa nouvelle conquête, il reprit la route d’Alger, laissant Tunis sous le commandement de son caïd, Ramdhane, avec un millier de Turcs, autant de Zouaoua et les forces de son prédécesseur (fin 1569).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Hamed, il passa en Espagne et s efforça de justifier auprès de Philippe II, sa conduite antérieure, le suppliant de lui fournir le moyen de remonter Sur le trône.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-253784545412812105?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/253784545412812105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=253784545412812105&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/253784545412812105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/253784545412812105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/08/79-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='79- La Conquête de Tunis par les Turcs (7ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6984167322918821055</id><published>2009-08-06T17:10:00.001+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.349+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>78- La Conquête de Tunis par les Turcs (6ème partie)</title><content type='html'>.&lt;br /&gt;Une année après, Moulay Hassan est arrivé à soumettre Bizerte, et il est allé lui-même superviser le démantèlement de ses remparts (fin 1535). &lt;br /&gt;En 1536, la situation fut loin de s’améliorer, si l’on en juge par les instances de Moulay Hassan auprès de l’empereur, à l’effet d’obtenir des troupes régulières qui lui auraient permis de chasser les quelques Turcs restés dans le pays et leurs partisans, de réduire à la soumission les Chabbïa qui gouvernaient Kairouan et enfin de soumettre les villes dissidentes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ces renforts ne pouvaient lui être donnés, le roi de Tunis déclarait que sa situation n’était plus tenable et demandait à être transporté en Espagne. Mendoza (le Capitaine du fort de la Goulette), de son côté, priait qu’on lui confiât des navires et 1,500 hommes avec lesquels il se faisait fort de se rendre maître de Mahdia. &lt;br /&gt;Il confirmait que la position de Moulay Hassan était impossible à Tunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1537, la ville de Kairouan vit surgir un fanatique du nom de Sidi Arfa chef de la confrérie "Chabbia", dont les prétentions à la souveraineté furent bientôt appuyées par un parti considérable. Son objectif n'était pas seulement de combattre "le traître" mais de le détrôner, de mettre fin par conséquent à la dynastie hafside mais aussi de chasser les Espagnols et les Turco-ottomans.&lt;br /&gt;Moulay Hassan recourut encore une fois à l'appui de Charles V; et, le vice-roi de Sicile, sur l'injonction de l'empereur, envoya des hommes et des vaisseaux contre Soussa, pour la réduire à l'obéissance. Avec ce renfort, le roi Hafside marcha par terre pour seconder le débarquement. Mais cette double opération se termina par un pitoyable échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux ans après cette expédition malheureuse, et en 1539, André Doria s'en vengea avec éclat. Kélibia, Soussa, Monastir et Sfax, même, furent replacés sous l'autorité de Moulay Hassan et des gouverneurs hafsides y furent placés.  Monastir reçut même en garnison un régiment espagnol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kairouan restait en état de révolte et Moulay Hassan brûlait de se venger des humiliations éprouvées par lui sous ses murs. Vers 1540, il emmena la garnison espagnole de Monastir et, l’ayant adjointe à ses contingents, vint prendre position à Batn-el-Karn, non loin de la ville sainte d’Okba. Il y était à peine installé que les gens de Kairouan, qui avaient déjà travaillé ses adhérents, opérèrent une grande sortie pendant la nuit et surprirent son camp. Abandonné par les Arabes, Moulay Hassan dut s’ouvrir un passage à la pointe de son épée et, grâce au courage des soldats espagnols, parvint à rentrer à Tunis, en laissant tous ses bagages aux mains des rebelles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Monastir, Soussa, Sfax et Kelibia se lancèrent de nouveau dans la révolte et acceptèrent la protection du corsaire Dargouth Pacha (Dragut-Pacha) qui avait pour quartier général El Mahdia et dont  l’audace et les succès portaient sa renommée jusque sous les murs de Tunis et rendaient de plus en plus illusoire l’autorité de Moulay Hassan.&lt;br /&gt;L'année suivante, Doria reparut devant Monastir et réduisit cette place. Soussa chassa les Turcs et se replaça sous l'autorité de Moulay Hassan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1542, Moulay Hassan, reconnaissant tout ce que sa situation avait de périlleux et de précaire, résolut d'aller en personne solliciter, une fois de plus, le secours des chrétiens. Il  décida à se transporter en Italie, pour, de là, porter ses doléances à l’empereur, alors à Augsbourg ; mais, comme il n’avait confiance en personne parmi ses coreligionnaires, il déposa, en partant, son trésor et ses pierreries à la Goulette et les confia au gouverneur espagnol, Don Francisco de Tavar ; de plus, il chargea un navire de marchandises de toutes sortes qu’il devait vendre en Italie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parti était grave, car il s'agissait de quitter ses états, dans un moment où son autorité était menacée par les factions. Toutefois, il n'hésita pas, et laissa aux mains de son fils Moulay Hamed, la direction des affaires.&lt;br /&gt;Mais, à peine était-il arrivé en Europe, d’où, sans perdre de temps, il avait déjà envoyé des armes et des munitions, qu’il reçut du commandant de la Goulette les nouvelles les plus alarmantes : son fils Hamed Soltan, aidé par le cheikh de Bab el-Djazira, Omar el-Djebali, s’était emparé de l’autorité et s’est fait proclamé roi à sa place et que son entreprise avait réussi, malgré la vive opposition de la garnison de la Goulette, commandée par don Francisco de Tobar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, Moulay Hassan pressa ses enrôlements et ne tarda pas à revenir à la tête d’environ 2,000 aventuriers recrutés dans le midi de l’Italie, et commandés par le Napolitain Lofredo. Mais son fils s’était préparé à la résistance ; grâce à la surexcitation du fanatisme irrité des complaisances du sultan pour les chrétiens et de la subordination qu’il avait acceptée, il avait réuni des forces considérables qui avaient pris position en avant de la ville, entre Kherbet el-Kelekh et Sanïat-el-Annab. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, Moulay Hassan retourna à Tunis, pour disputer le pouvoir à son fils. A son arrivée, le gouverneur de la Goulette, appréciant mieux que lui toutes les difficultés de l’entreprise, lui conseilla de ne point tenter la fortune avec des troupes indisciplinées et sur la fidélité des quelles il ne devait point compter. Ce conseil, dicté par la prudence, ne fut point écouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Hassan s’avança bravement contre l’ennemi ; mais ses soldats ne tinrent pas et se trouvèrent bientôt en déroute : 500 d’entre eux furent recueillis par les Espagnols de la Goulette et tous les autres, y compris leur chef Lofredo, périrent par le fer des musulmans.&lt;br /&gt;Quant à Moulay Hassan, il tomba, en fuyant, dans un bourbier d’où on le retira non sans peine. Revêtu d’un burnous qui cachait la fange dont il était couvert, il fut conduit devant son fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l’avoir accablé de reproches, Hamed Soltan consulta ses amis sur le traitement qui devait lui être infligé et le résultat fut de le mettre en demeure de choisir entre la réclusion perpétuelle ou la perte de la vue. Le malheureux prince ayant opté pour ce dernier parti eut les yeux crevés par l’ordre de son fils, qui lui laissa alors une certaine liberté, le sachant tellement déconsidéré qu’il n’était plus dangereux. Plus tard, le vieux roi parvint à s’échapper et chercha un refuge chez les chrétiens. Il accusa ensuite don F. de Tavar de lui avoir pris toutes ses richesses, ainsi qu’il résulte d’une curieuse déclaration conservée aux archives de Simancas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la nouvelle de ces événements, 1500 hommes, tirés de l'armée de Naples et conduits par don Alonzo de Bivas, arrivèrent à la Goulette, pour aider le gouverneur de cette place à renverser l'usurpateur. Ils ne tardèrent pas, en effet, le chasser du trône et à le remplacer par son oncle, Moulay Abd el-Malek, homme digne de tous les respects. Par malheur, ce prince mourut trente-six jours après son élévation et l'on dut procéder à un nouveau choix. On lui donna pour successeur son fils, Moulay Mohamed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Hamed ne resta point inactif pendant ces temps de troubles. La guerre civile qui déchirait le pays servait merveilleusement son ambition, et il la mit à profit pour se former un parti puissant, à l'aide duquel il fut assez heureux pour s'emparer de Monastir avec le concours de Dargouth. Enhardi par ce premier succès, il se porta aussitôt sur Tunis, d'ou le jeune Moulay Mohamed, surpris par cette marche rapide, s'enfuit à la Goulette, chercher un refuge auprès des Espagnols, abandonnant le pouvoir son cousin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dragut, (Darghout) le corsaire, profita, à son tour, de ces révolutions pour faire rentrer dans son obéissance les villes que Doria lui avait enlevées, en 1540. Il fût de Mahdia ou Africa le centre de ses opérations, et étendit son autorité sur l'île de Djerba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6984167322918821055?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6984167322918821055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6984167322918821055&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6984167322918821055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6984167322918821055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/08/78-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='78- La Conquête de Tunis par les Turcs (6ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-1199421056487081424</id><published>2009-08-04T22:54:00.001+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.349+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>77- La Conquête de Tunis par les Turcs (5ème partie)</title><content type='html'>Moulay Hassan fut rétabli sur le trône comme vassal et tributaire de l'Espagne. Charles-Quint garda pour lui plusieurs places maritimes, notamment La Goulette qu'il dota d'une forteresse dont une grande partie des pierres déjà taillées, furent récupérés des aqueducs romains, qu’ils firent sauter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’empereur rendit à la liberté dix mille esclaves chrétiens (certains historiens disent vingt mille, d'autres vingt-cinq mille) et il rentra triomphant à Naples avec une armée gorgée de butin et de richesses. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 août 1545, Moulay Hassan et Charles-Quint avaient signé un pacte d'alliance où il était stipulé : &lt;br /&gt;- La mise en liberté, sans rançon, de tous les esclaves chrétiens ainsi que la garantie de leur libre circulation.&lt;br /&gt;- La faculté pour les Européens de se livrer aux opérations commerciales, de s'établir à Tunis, d’avoir leur liberté de culte et d'y construire des églises et faire sonner leurs cloches. Seul un juge désigné par l’empereur pouvait connaître les causes, juger et châtier ses sujets délinquants&lt;br /&gt;- Le roi de Tunis devait refuser d’accueillir les Morisques de Grenade, de Valence, d’Aragon ou d’autres lieux appartenant à l'empereur, et il devait les expulser.&lt;br /&gt;- L'engagement de ne point favoriser la course, soit en fournissant des vivres et des munitions aux corsaires, soit en les recevant dans les ports du royaume. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La Remise à sa Majesté la ville d’Africa (Mahdia)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le remboursement des frais de l’expédition et le paiement d'un tribut annuel de 12,000 écus d'or, pour subvenir l'entretien de la garnison de ce port ; et, s’il ne remettait pas cette somme, le capitaine général pouvait la prélever sur les rentes du royaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La concession perpétuelle à l'Espagne de la pêche du corail, dans les eaux de Tunis; &lt;br /&gt;- En reconnaissance à toujours de sa vassalité, le roi de Tunis et ses successeurs devaient également remettre tous les ans, un impôt consistant en 6 chevaux et 12 faucons, sous peine de 50.000 ducats d’or la première fois qu’ils ne le feraient pas, 100.000 la deuxième et la troisième fois ils se verraient privés du royaume.&lt;br /&gt;Aussi ;&lt;br /&gt;- Le roi de Tunis remettait à l’empereur et à ses successeurs aux royaumes espagnols les droits qu’il avait sur les villes de Bône, Bizerte, et autres forteresses maritimes que Barberousse avait usurpées, afin de pouvoir expulser tous les corsaires qui s'y trouveraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le roi de Tunis cédait à l’empereur et aux rois de Castille La Goulette et les terres situées une demi-lieue alentour, à condition que les Espagnols du préside n’empêchent pas les habitants de Carthage de prendre de l'eau des puits situés près de la Tour de l’Eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le roi de Tunis devait laisser aux chrétiens de La Goulette, désignés par le capitaine du fort, toute liberté de commercer dans tout le royaume. Le roi recevrait les taxes sur l’achat-vente des marchandises (alcabalas), mais s’il y avait délit, seul le capitaine du fort avait autorité sur eux et pouvait les châtier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le roi de Tunis et ses vassaux ne feraient aucune alliance et ne signeraient aucun accord avec un prince maure ou chrétien qui pourrait porter préjudice à l'empereur ou aux rois d'Espagne ses successeurs, et réciproquement. L’empereur et le roi de Tunis s’engageaient en leur nom et en celui de leurs successeurs à entretenir des liens d'amitié et de bon voisinage, de respect réciproque dans la liberté de commerce des uns et des autres sur mer comme sur terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté Moulay Hassan à demandé :&lt;br /&gt;- 4,000 escopettes avec de la poudre ;&lt;br /&gt;- Quelques pièces d’artillerie, de celles qui ont été prises dans la forteresse de la Goulette, avec des munitions ;&lt;br /&gt;- Quelques galères, dont il a un grand besoin, et qu’il fera armer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi que sa Majesté devra promettre :&lt;br /&gt;- Que les nouvelles fortifications de la Goulette n’apporteront aucun empêchement au commerce, et que les soldats qui tiendront garnison dans la forteresse n’essaieront pas de pénétrer dans le pays. Toutes les fois qu’ils voudront venir à Tunis, ils devront être munis d’un sauf-conduit du roi.&lt;br /&gt;- Pour la sûreté personnelle de Moulay Hassan, il sera également permis aux Rabatins de tenir garnison provisoirement dans la Kasbah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Espagne, en échange de ces engagements, promettait sa protection envers et contre tous. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain de la prise de Tunis par Charles-Quint et de la restauration de la monarchie Hafside, Moulay Hassan ne contrôlait que Tunis. Et encore, n’ayant pu éviter le sac de la ville par les troupes impériales, et ayant fait appel au chrétiens pour le remettre sur le trône il était haï de ses sujets. L’arrière-pays et tout le sud tunisien, dont Kairouan, bastion de l’Islam, lui échappaient. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce traité conclu, l'Empereur quitta Tunis après avoir laissé dans la Casbah une garnison de 200 hommes, qui devaient y rester à la disposition de Moulay Hassan, jusqu'à la complète pacification du pays. Il se dirigea ensuite sur la Goulette, en passant par Radès, où il s'arrêta pour attendre que toute sa cavalerie et le matériel de l'armée fussent rembarqués à bord de la flotte. Cette opération terminée, il se rendit dans son ancien camp de Carthage, où il resta jusqu'au moment de son embarquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de reprendre la mer, l'empereur ordonna qu'il fût immédiatement procédé à la construction d'une forte citadelle à la Goulette. A cet effet, des matériaux de toutes sortes furent commandés en Sicile; et, pour assurer la défense de la place, on y laissa un corps de 1000 hommes, sous les ordres de Don Bernardin de Mendoza. Indépendamment de ce corps, une division navale de 12 galères, aux ordres d'Antoine Doria, dut également y stationner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'empereur, s'étant embarqué, prescrivit à l'escadre espagnole de regagner ses ports d'armement, et il se dirigea lui-même, avec le reste de sa flotte, sur Mahdia (Africa), dont il voulait s'emparer ; mais le mauvais temps l'ayant forcé d'ajourner cette expédition, il regagna, à son tour, la Sicile et aborda à Trapani. Il profita de son séjour dans ce port pour diriger sur Mahdia 5,000 hommes de troupes de débarquement; mais, cette fois encore, les vents et le mauvais état de la mer vinrent déjouer les projets de Charles V.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-1199421056487081424?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/1199421056487081424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=1199421056487081424&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1199421056487081424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1199421056487081424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/08/76-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='77- La Conquête de Tunis par les Turcs (5ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-1984372657295138575</id><published>2009-07-30T19:07:00.000+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.350+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>76- La Conquête de Tunis par les Turcs (4ème partie)</title><content type='html'>De l'autre côté du canal, des travaux furent également entrepris. Quand tout fut à peu près terminé, un pont jeté sur le canal relia les deux parties de la Goulette, et assura les communications réciproques.&lt;br /&gt;Pour ajouter à ces ressources, on utilisa les batteries de quelques galères tirées à terre, et l'on ménagea à d'autres navires, mouillés dans le lac même, le moyen d'ouvrir leur feu sur l'ennemi, de quelque côté qu'il attaquât les retranchements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour défendre ceux-ci, Khaireddine disposait de 4,000 turcs, de 1,000 janissaires et de 2,000 tunisiens. Il en confia le commandement supérieur à deux de ses lieutenants: Sinan, le Juif, et Ali, surnommé Caccia Diavolo, ou Chasse-Diable.&lt;br /&gt;Quant aux vivres destinés la nourriture de tout ce monde, on devait les tirer de Tunis; et un service de barques, sans cesse allant et venant de la Goulette, pourvoirait a ces indispensables besoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir utilisé les bras de la population, Barberousse songea à en utiliser les passions. La guerre sainte fut proclamée. Les Imams prêchèrent partout la haine du nom chrétien; et de nombreux agents parcoururent les campagnes, pour exciter les fanatiques et réchauffer le zèle des indifférents. Ce fut dans ces dispositions que Barberousse attendit les forces menaçantes de Charles V.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les préparatifs ordonnés dans les divers arsenaux étant terminés, Charles-Quint quitta Barcelone le 31 mai 1535, avec sa propre division, et celles fournies par les Flandres, le Portugal et Gênes. Elles se renforcèrent à Cagliari, où l'empereur arriva quelques jours après, des armements de Malte et d'Italie. Toute la flotte comptait 400 voiles dont 90 galères. L'armée se composait de 26,500 hommes, dont voici le dénombrement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FLOTTE.&lt;br /&gt;- Division d'Espagne, de Gênes et de Flandres : 54 galères, 70 gros navires, 54 bricks, sous les ordres d'André Doria.&lt;br /&gt;- Division de Portugal : 27 navires, sous les ordres d'Antoine de Saldanha.&lt;br /&gt;- Division d'Italie et de Malte : 36 galères, 28 gros navires, sous les ordres d'Alvar Bazan.&lt;br /&gt;Plus les transports.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ARMEE DE TERRE.&lt;br /&gt;INFANTERIE&lt;br /&gt;- Division Espagnole ; vieilles troupes venues d'Italie : 4,000 hommes, sous les ordres du général Marquis de Guast.&lt;br /&gt;- Division Espagnole, nouvelles levées : 8,000 hommes, sous les ordres du duc d'Albe.&lt;br /&gt;- Division Allemande : 7,000 hommes, sous les ordres de Maximilien Piedra Buena.&lt;br /&gt;- Division Italienne : 4,000 hommes, sous les ordres du prince de Salerne.&lt;br /&gt;- Division Portugaise : 2,000 hommes, sous les ordres de l'Infant Louis de Portugal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CAVALERIE&lt;br /&gt;- Volontaires nobles de toutes nations : 1,000 hommes, sous les ordres du marquis de Mondejar.&lt;br /&gt;- Cavalerie Espagnole : 500 hommes, sous les ordres du marquis de Mondejar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partie de Cagliari, la flotte se présenta sur la rade de Tunis dans la deuxième quinzaine de juin. On avait devant soi la terre ou fut Carthage, la place ou Saint Louis avait débarqué trois siècles auparavant. Les hommes de Charles-Quint; ne voyaient, qu'une côte aride et déserte, brûlée par le feu d'un soleil dévorant et semée de ruines gigantesques, ne se rattachant par aucun lien avec le passe; tout au plus savaient-ils qu'une armée de chrétiens était descendue autrefois sur cette terre pour y planter la croix qu'eux mêmes allaient essayer d'y fixer !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On débarqua sans éprouver de résistance de la part des Arabes ; et, de suite, on s'occupa des préparatifs de l'attaque. Après plusieurs chaudes affaires, ou de part et d'autre on fit des pertes assez sérieuses, et les travaux du siège étant d'ailleurs achevés, le feu fut ouvert le 14 juillet 1535 sur Halk el Oued, la Goulette qui, le même jour, tomba au pouvoir des Espagnols. Quatre-vingt-sept navires et trois cents canons tombèrent au pouvoir des vainqueurs.&lt;br /&gt;La garnison turque l'évacua et se replia sur Tunis, en gagnant la ville par le lac, non sans perdre beaucoup de monde pendant toute la durée du trajet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la nouvelle du débarquement de Charles V, Moulay Hassan était accouru auprès de lui assez confus de n'être accompagné que de 150 cavaliers, au lieu du nombreux contingent qu'il s'était engagé à lui fournir. Néanmoins, l'Empereur le rassura généreusement, et lui promit de nouveau de le rétablir avant peu sur son trône.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Goulette prise, l'ordre de se porter sur Tunis fut donné ; et, le 17 juillet, l'armée se mit en marche, en longeant la rive droite du lac.&lt;br /&gt;Barberousse, à la tête de 9,000 homes de vieilles troupes, vint à la rencontre de l'Empereur à une lieue et demie environ de la ville, les deux armées se trouvèrent en présence et en vinrent aux mains : mais les troupes tunisiennes, composées de Turcs et d'indigènes, ne purent soutenir le premier choc des chrétiens, et furent tout aussitôt culbutées. En même temps que cette action s'engageait, presqu'en vue des remparts de la ville, les esclaves chrétiens brisaient les portes de leur prison, et se rendaient maîtres de la Kasbah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du haut de ses murailles, ils annoncèrent leurs succès à l'armée espagnole. Cette circonstance influa grandement sur l'issue de l'entreprise. Privée de sa défense principale, Tunis fut obligée de capituler.&lt;br /&gt;Pendant la nuit, les Turcs campèrent encore sous les murs de la ville ; mais le lendemain Khaireddine, que ces échecs successifs avait découragé, se retira avec les débris de son armée, dans l'intérieur des terres, d'ou il gagna Alger abandonnant dans la Casbah de son éphémère capitale ses trésors et ses femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'empereur fut reçu à son entrée dans la ville par les différentes autorités, qui vinrent jusqu'en dehors des portes, pour lui-en offrir les clefs. Malgré cet acte de condescendance respectueuse, Tunis fut livrée au pillage, et ce pillage dura trois jours et engendra un carnage qui laissa 70,000 morts !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après les différents récits, sources, chroniques et historiens «le pillage aurait été autorisé pendant trois jours, mais le butin fut peu important, et les troupes frustrées auraient de ce fait assouvi leur vengeance en massacrant une partie des habitants sans égard pour le sexe ni l'âge ».&lt;br /&gt;D'après l'historien tunisien Abdulwahab, Tunis comptait à cette date 180.000 âmes. Le tiers a été fait prisonnier; le tiers s'enfuit dans les parages de Zaghouan et le reste fut massacré. Les odeurs des cadavres décomposés par la chaleur incommodèrent le roi qui fut obligé de quitter Tunis le 27 juillet pour séjourner à Radès&lt;br /&gt;Parallèlement à «ce carnage», «cette tuerie odieuse», «ces rapines et orgues», «ce massacre», les mosquées furent démolies et les bibliothèques incendiées. La profanation de la Grande Mosquée Zitouna et le viol de la sépulture du marabout Sidi Mahrez patron de la ville de Tunis furent évoqués avec forte émotion par les différents chroniqueurs et historiens et fut même interprété comme un acte «barbare».&lt;br /&gt;Le chroniqueur Paolo Giovio qui avait accompagné le corps expéditionnaire décrit le désespoir de Moulay Hassan devant les livres arabes piétinés par les troupes espagnoles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signalons aussi d'autres toponymes portant encore l'empreinte de cette histoire mouvementée. Jusqu'à nos jours. L’une des portes de  Tunis porte encore le nom de «Bab el Falla» (porte de la déroute ou puerta de la huida) qui rappelle la fuite des habitants de Tunis après sa prise vers Djebel Ressas et Djebel Zaghouan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-1984372657295138575?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/1984372657295138575/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=1984372657295138575&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1984372657295138575'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1984372657295138575'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/07/76-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='76- La Conquête de Tunis par les Turcs (4ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-4042088947515437218</id><published>2009-07-16T21:42:00.000+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.350+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>75- La Conquête de Tunis par les Turcs (3ème partie)</title><content type='html'>Moulay Hassan, après avoir été chassé par Barberousse de ses états, errait depuis quelque temps au milieu des Arabes, qu'il excitait, à la révolution contre Khaireddine, en leur faisant un étalage pompeux de tous les biens dont il récompenserait leurs services s'ils arrivaient à le remonter sur le trône.&lt;br /&gt;Il n'y a rien de si léger et de si inconstant que le peuple arabe ; ennemi de toute domination, il est toujours prêt à écouter celui qui flatte son amour pour l'indépendance ; n'ayant rien à perdre et tout à gagner dans une révolution, il est toujours prêt à s'armer en faveur du parti qui lui offre le plus d'avantages. Moulay Hassan n'eut pas de gêne à persuader plusieurs Cheikhs arabes, et ils commencèrent à se rassembler dans les plaines de Kairouan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Khaireddine, en apprenant leurs mouvements, se contenta de leur écrire ces mots « Que celui d'entre vous qui reconnaît l'empire de notre souverain Seigneur et maître le sultan Souleiman, quitte au plus tôt l'armée des rebelles et vienne se réunir sous mes drapeaux ; car ceux qui ne profiterait pas de ce moment de clémence, et qui s'obstineront dans leur révolte, auront lieu de se repentir de leur témérité ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En même temps Khaireddine assembla ses troupes et fit tous ses préparatifs pour aller dissiper cette armée d'Arabes, dont le nombre augmentait tous les jours. Lorsque, sous les ordres de Moulay Hassan, les arabes vinrent lui présenter le combat, il les mit sur le champ en déroute.&lt;br /&gt;Etant un bon politique, Barberousse, il leur accorda même le pardon, il savait qu’il lui était très difficile de les poursuivre. Il leur expédia donc des lettres de grâce, et lorsqu'ils les eurent reçues, les principaux Cheiks se rendirent auprès de lui pour lui jurer foi et hommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II s'empara donc de Kairouan et des autres villes de la province, et régla partout la perception des impôts. Enfin il fit ouvrir par les 25 milles esclaves chrétiens que renfermait alors Tunis le canal de la Goulette, et créa un port où sa flotte fut parfaitement abritée. De ce jour, la Tunisie n'est plus qu'une province turque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mis encore une fois en déroute par l'usurpateur de son royaume, Moulay Hassan, s’enfuit vers Constantine, où il trouve un asile auprès du gouverneur de la province.&lt;br /&gt;Dans son exil il se lia d'amitié avec un renégat génois nommé, Ximéa, qui voulant tirer profit de la situation, il lui conseilla de s'adresser à l'empereur Charles V, de réclamer son assistance et de lui offrir, en retour du service rendu, de se déclarer vassal de l'empire.&lt;br /&gt;Moulay Hassan s'engageait, en outre, à seconder les opérations de l'armée impériale, avec un contingent d'Arabes qu'il se faisait fort d'amener sur la côte tunisienne, au moment de l'arrivée de l'Empereur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui écrivit la lettre suivante « … Barberousse, ce misérable Rais turc, né pour le malheur de la Barbarie, vient de s'emparer de mes états, et une des grandes raisons qui l'ont décidé à me persécuter, c'est l'attachement sincère que j'ai toujours eu pour toi; il est donc de ton honneur, et il y va de tes intérêts, Ô grand Roi ! de venir à mon secours et de me rendre l'héritage de mes pères.&lt;br /&gt;Les forces que tu rassembleras sont plus que suffisantes pour me venger de Barberousse, et me replacer sur un trône qu’i1 m’a usurpé.&lt;br /&gt;J’ai encore à mon service soixante mille hommes, avec lesquels j'irai l'assiéger par terre, tandis que tu viendras l'assiéger du côté de la mer.&lt;br /&gt;Lorsque le Royaume de Tunis sera rentré sous mon obéissance, je t'en ferai l'hommage, et je me contenterai du titre de ton lieutenant. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles-Quint avait été profondément irrité de l'heureux coup de main des Turcs et quand Moulay Hassan vint solliciter son assistance pour reconquérir la souveraineté et lui offrir, en retour du service rendu, de se déclarer son vassal, l'empereur accepta ces ouvertures avec empressement et associa à la conquête qu'il allait entreprendre l'Ordre de Malte, le Saint-Siège et le Portugal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des préparatifs considérables furent aussitôt commencés dans les arsenaux d'Espagne, de Gênes, de Naples et de Sicile ; les vaisseaux et les galères furent armés, et des approvisionnements de toutes sortes furent tenus prêts ; mais quelque profond que fût le secret dont on entoura les préparatifs, Barberousse en fut avisé. Au premier avis du danger, il demande du secours à Constantinople; mais le grand seigneur ne put lui en envoyer en raison de ses engagements militaires en Asie.&lt;br /&gt;Barberousse ne se découragea point, et résolut de se défendre avec ses propres ressources.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ayant reconnu que la ville de Tunis était incapable de résister à l'ennemi, si celui-ci parvenait à opérer un débarquement à la Goulette, il porta toute son attention sur ce point. Par ses ordres, de nouveaux travaux de défense furent ajoutés à ceux qu'il avait fait établir dans les premiers temps de la conquête.&lt;br /&gt;Il les dirigea lui-même, et y employa tous les bras des esclaves chrétiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissant au mouillage de la Goulette douze de ses meilleures galères, il abrita le reste de sa flotte dans le petit canal qui joint le lac à la mer. Puis comme aucun ouvrage fortifié ne garantissait alors ce point avancé, véritable boulevard de la capitale, il fit élever, avec la plus grande célérité possible, une épaisse muraille, qui dût couper la langue de terre qui s'étend au nord-est du canal, dans la direction des ruines de Carthage, afin de mettre la Goulette à l'abri d'une attaque de ce côté.&lt;br /&gt;Le temps ayant manqué pour achever convenablement ce grand travail, il fallut recourir à un expédient pour en tirer provisoirement un utile parti : on prit des avirons, des espars, tous les bois qui tombèrent sous la main. On les planta en terre, on les relia solidement entre eux; puis des milliers de sacs remplis de sable en assujettirent parfaitement le pied. A la base, on ménagea des embrasures pour y établir une batterie. Un fossé compléta ce premier système de défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-4042088947515437218?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/4042088947515437218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=4042088947515437218&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4042088947515437218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4042088947515437218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/07/75-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='75- La Conquête de Tunis par les Turcs (3ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-462077547898581678</id><published>2009-07-14T18:17:00.001+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.351+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>74- La Conquête de Tunis par les Turcs (2ème partie)</title><content type='html'>La flotte se présenta d'abord devant Bizerte et y reçut le plus chaleureux accueil; les habitants offrirent même à l'amiral de se joindre à lui pour coopérer au succès de l'entreprise, mais Barberousse déclina leur proposition et se hâta de reprendre la mer, persuadé qu'en toutes circonstances la réussite d'un projet dépend toujours de la rapidité qu'on apporte à l'exécuter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain de son départ de Bizerte, Barberousse jetait l'ancre devant la Goulette.  Les troupes de Barberousse se composent de 1800 janissaires, 6500 Grecs, Albanais et Turcs et 600 renégats, la plupart Espagnols. Quant à la flotte, elle était forte de 84 galères; mais, six sont retournées à Constantinople, dix autres ont été envoyées à Alger, quinze à Bône et quinze à Bizerte ; par ordre de Barberousse, dix-huit ont été aussi désarmées, de sorte que vingt seulement, avec sept grands navires amenés de l’île de Djerba par Sinan, tiennent la mer et croisent devant la Goulette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt, le bruit se répandit dans Tunis que le prince Rachid «le fils de la négresse» se trouvait à bord de l'escadre, et que, l'intention de la Porte Ottomane était de le rétablir sur le trône de son père, criminellement usurpé par Moulay Hassan. Ce bruit, habilement propagé par les agents de Barberousse, prit bientôt la consistance d'une nouvelle officielle et produisit un très grand effet sur l'esprit de la population déjà fatiguée du gouvernement existant. Elle prit les armes, se rua sur le palais de Moulay Hassan, le chassa  de la ville et envoya de suite une députation à Barberousse, pour lui offrir sa soumission et le prier d'inviter Rachid à venir prendre possession du pouvoir suprême. &lt;br /&gt;Moulay Hassan ramassa tous ses trésors, et prenant avec lui sa femme, ses enfants et ses serviteurs les plus affidés, il se retira, du côté du Djérid au milieu des Arabes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Barberousse, heureux du succès de sa ruse, amène débarque le 16 août 1534, en toute hâte les 9,000 hommes de troupes qu'il avait amenés avec lui, les pousse sur Tunis, dont il traverse rapidement les faubourgs et court s'emparer de la Kasbah où il se fortifie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, l'impatience gagne les habitants de la ville ; ils soupçonnent cette trahison, s'agitent, se rassemblent et demandent à grands cris leur nouveau souverain. &lt;br /&gt;Barberousse se décide, il annonce à toute la ville que Les Béni Hafs ont cessé de régner et que ce n'est plus à eux, mais au délégué de la Porte qu’ils doivent obéir, et dont il est le représentant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comprenant qu’ils étaient joués, les Tunisiens envoyèrent dire secrètement à Moulay Hassan qu’il pouvait revenir, et que tous ils se réuniraient à lui, pour l’aider à chasser les Turcs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 18 août 1534, Barberousse se présenta de bonne heure, dans la matinée, devant la porte d’El-Djazira avec 4,500 hommes ; au même moment, Moulay Hassan arrivait dans le faubourg opposé, suivi de 4,000 cavaliers arabes. Les Tunisiens avaient pris les armes et se rassemblaient tumultueusement, appelant le roi à grands cris ; mais les Arabes ne voulurent pas accompagner plus loin Moulay Hassan, et s’arrêtèrent dans le faubourg. Le roi entra seul dans la ville où les Turcs venaient de pénétrer par l’autre porte.&lt;br /&gt;Pendant toute la journée, on se battit dans les rues. D’abord, les habitants eurent l’avantage. Plusieurs Turcs isolés furent massacrés, et les autres refoulés dans la citadelle que les Tunisiens pressaient de toutes parts. Le lendemain, Barberousse ordonna une nouvelle sortie : 1800 renégats et janissaires se précipitèrent dans la ville; leurs escopettes firent merveille et les Tunisiens s’enfuirent en désordre. Poursuivant leur victoire à travers les rues, les Turcs pénétrèrent dans les maisons et tuèrent tous ceux qui s’y trouvaient : 3000 Tunisiens, hommes, femmes et enfants succombèrent dans cette triste journée et 600 furent blessés ; quant aux Turcs leurs pertes sont de beaucoup inférieures. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, les habitants se soumirent à Barberousse et le reconnurent pour roi. Pendant que ceci se passait dans la ville, au-dehors Moulay Hassan, qui avait rejoint les Arabes, se trouvait dans un grand danger. Voyant que les Turcs étaient les plus forts, ses sauvages auxiliaires voulurent le livrer à Barberousse, et ce ne fut pas sans peine que Moulay Hassan parvint à leur échapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sultan déchu n'avait plus de ressource que parmi les Arabes; et ceux-ci, il est vrai, étaient bien nombreux et puissants. Alors Khaireddine tâcha de les attirer à son parti en flattant leur avidité et leur avarice.&lt;br /&gt;Il écrivit aux principaux Cheikhs des Drid et des Nememcha, en leur envoyant des burnous, des draps et des présents, et que celui d'entre-eux qui pourrait saisir le sultan El-Hafsi et le lui amener, recevrait une récompense de trente mille ducats, tandis qu'au contraire celui qui protégerait son évasion, outre qu'il encourrait son indignation aurait à subir sa vengeance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Arabes répondirent que les Sultans de la famille de Béni Hafs avaient coutume de leur donner annuellement depuis un temps immémorial des subsides convenus, en espèces et en denrées, et que si Khaireddine voulait se soumettre aux mêmes usages, ils passeraient à son service.&lt;br /&gt;Khaireddine, satisfait de cette ouverture, leur fit dire qu'il consentait volontiers à  leur payer les redevances établies en leur faveur, à condition, toutefois, qu'ils ne feraient point de tort à ses sujets, et qu'ils n'établiraient leurs campements que sur les bords du Sahara ou dans les plaines éloignées des villes. En conséquence, il les invita à lui apporter leurs registres, afin de prendre note de ce qu'il revenait à chacun d'eux annuellement, et pour s'assurer de ce qu'ils avaient reçu et de ce qu'on pouvait leur devoir encore pour l'année courante; car les Arabes ont grand soin de conserver les pièces authentiques qui constatent leurs droits et leurs privilèges, et de tenir un compte exact des paiements faits ou à faire par le gouvernement, aux époques fixées par l'usage. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Cheiks arabes commencèrent à donner la preuve de leur bonne volonté en se retirant dans le Djérid et ils envoyèrent leurs registres à Khaireddine. Le Pacha fit l'observation alors qu'ils n'avaient plus rien à prétendre du gouvernement pour l'année courante, et il les assura qu'au printemps prochain ils n'auraient qu'à se présenter pour recevoir leur Awayed (droit et du par la coutume). &lt;br /&gt;En outre, et afin de leur inspirer plus de confiance, il envoya à chacun des cheiks arabes qui avaient des droits aux bienfaits du gouvernement, un Teskeré (billet) scellé de son cachet, et spécifiant la somme qui lui était due, avec l'ordre du paiement. Cette générosité de sa part disposa favorablement l’esprit des Arabes et les mit dans ses intérêts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi cette une habilité politique fit rentrer dans son sillage les tribus arabes (Drid et les Nememcha) qui tenaient encore à Moulay Hassan. Les autres tribus imitèrent leur exemple, et reçurent aussi de grandes largesses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-462077547898581678?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/462077547898581678/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=462077547898581678&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/462077547898581678'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/462077547898581678'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/07/74-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='74- La Conquête de Tunis par les Turcs (2ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-4150368102978600403</id><published>2009-07-13T18:26:00.003+01:00</published><updated>2009-08-18T21:50:05.351+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Ottoman'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Espagnol'/><title type='text'>73- La Conquête de Tunis par les Turcs (1ére partie)</title><content type='html'>Nous sommes en 1525, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hafside"&gt;la dynastie des Beni Hafs&lt;/a&gt;, dont la fondation remontait à l'année 1228 avait fourni pendant plus de trois siècles une longue série de princes, sous le gouvernement desquels le royaume de Tunis avait compté au nombre des états florissants du monde musulman. Cette dynastie touchait au terme de ses prospérités, et sa chute même était prochaine. Cependant Moulay Mohamed soutenait dignement encore la réputation de ses ancêtres; mais on pressentait qu'après lui, nul prince ne pourrait porter, sans fléchir, le poids d'un aussi glorieux héritage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Mohamed avait eu plusieurs enfants de ses diverses femmes. A cause des rivalités entre les mères des princes, il s’est vu dans l'obligation de tenir enfermé son fils aîné Maamoun, homme extrêmement vicieux, pour l'empêcher de commettre un parricide.&lt;br /&gt;Ainsi, Il désigna pour lui succéder son fils &lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/moulay-hassan-le-roi-effmin-de-tunis.html"&gt;Moulay Hassan&lt;/a&gt;, au détriment de son aîné, grâce aux intrigues de sa mère, femme ambitieuse, qui nourrissait ce dessein depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc, à sa mort, survenue en l'année 1525, le plus jeune de ses fils, Moulay Hassan, fut investi du pouvoir, au mépris du droit de ses frères. A peine s’est-il installé sur le trône, que, songeant à se débarrasser de tous compétiteurs, Moulay Hassan ordonna l’assassinat de ses frères.  Deux furent immolés à ses terreurs jalouses; le troisième, Rachid, fils d’une esclave noire, parvint à s'échapper et se réfugia prés d'Abdallah, chef puissant d’une tribu arabe, dont il épousa la fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moulay Hassan ne se trompait pas sur la désertion de son frère ; il prévoyait qu'il serait bientôt attaqué. Mais pour réduire autant que possible les moyens de trahison qu'il redoutait autour de lui, il dissimula ses craintes. Puis, un jour, il réunit dans un banquet tous ses parents : frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, cousines, et tous ceux qui, de près ou de loin, avaient dans les veines du sang royal tunisien, sous prétexte de leur faire fête et de resserrer leur union.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin du repas, quand il les eut comptés et qu'il se fut bien assuré que pas un ne manquait à l'appel, il les fit empoigner, fit crever les yeux à tous les mâles, quel que fût leur âge, et enfermer toutes les femmes dans des prisons bien gardées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la nouvelle de cette cruauté inouïe, Rachid, le frère fugitif, se met à la tête de l'armée de son beau-père, et soulève le plus de tribus qu'il peut ; mais ne se croyant pas encore assez fort il envoie demander du secours à Khaireddine Barberousse, qui venait d’acquérir un grand pouvoir, peut-être sans s'en douter, par la fondation de la régence d'Alger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Khaireddine Barberousse accueillit le proscrit avec une bienveillance marquée, et, apprenant aussitôt le grand avantage qu'il pourrait tirer de cette circonstance, pour aider à la réalisation de son projet d'annexion de l'état de Tunis aux territoires qu'il avait déjà conquis, il engagea le prince à se rendre avec lui à Constantinople, ou son nom, sa réputation et son crédit lui feraient aisément obtenir les moyens de soutenir ses justes prétentions au trône de la Tunisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rachid, plein de confiance dans ces assurances trompeuses, suivit Barberousse à Constantinople. La, le rusé corsaire persuada sans peine au sultan Soliman que la conquête de Tunis serait facilement réalisable, grâce à la division des partis, et qu'il suffirait pour les rallier et les dominer, de prendre ostensiblement fait et cause pour le prétendant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur-le-champ, les préparatifs de l'expédition commencèrent, et, quelques temps après, une flotte formidable, aux ordres de Barberousse lui-même, quittait le Bosphore et faisait voile vers les côtes d'Afrique. Au moment où elle appareillait, Rachid qui, jusque là, avait gardé une foi entière dans les promesses de ses deux puissants patrons, se vit traitreusement arrêté par leurs ordres, puis jeté dans une prison d'État, d'ou il ne devait plus sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-4150368102978600403?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/4150368102978600403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=4150368102978600403&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4150368102978600403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4150368102978600403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2009/07/73-la-conquete-de-tunis-par-les-turcs.html' title='73- La Conquête de Tunis par les Turcs (1ére partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-2326555271382693906</id><published>2007-11-20T12:02:00.000+01:00</published><updated>2007-11-20T12:04:35.874+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sfax'/><title type='text'>72- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (6ème Partie)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Ces deux messieurs, Ali Ben Khlifa et Ali Chérif n'ont pu être fusillés; ils sont à 40 kilomètres de Sfax où ils consultent évidemment les Arabes de la plaine. Ali-Chérif est un ancien artilleur du Bey ; on disait à Tunis qu'il avait été à l'Ecole Polytechnique, alors qu’il n'était qu'un modeste artilleur arabe ignorant, mais très chatouilleux de l'indépendance des Tunisiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Sfax, il était commandant de place et, comme tel, préposé à la manœuvre des vieux canons, quand le gouverneur lui signifia la traité du Bardo. Il refusa d'abord d'y croire, puis il organisa la révolte méthodiquement et patiemment.&lt;br /&gt;La ville de Sfax a d'autant mieux mérité son châtiment exemplaire qu'elle a bien étudié son affaire avant de s'y lancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a été a trouvé plusieurs fusils Martini déchargés dans les rues, et un fusil Gras et même un capitaine du 93ème fouillant une maison tomba sur un Turque qu’il mit au mur et fusilla.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le nombre élevé de tués et le manque de purifiants fait craindre que le séjour des cadavres sous une couche de terre trop légère n'apporte aux troupes des émanations dangereuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soldat n'a que le strict biscuit pour se sustenter jusqu'à présent, un peu de viande de temps en temps, et les adoucissements que les "mercanti" accourus en troupes serrées vendent horriblement cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le malin serait le Parisien qui partirait aujourd'hui ou dans huit jours de Marseille, avec un navire chargé de conserves, de vin, de cognac, de saucisson, de harengs, de café et d'appareils à fabriquer la glace : il ferait fortune en quinze jours au détriment de tous les mercantis sans sou ni maille, qui ne vendent que d'horribles drogues et des viandes pourries.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux jours après la prise de Sfax, le cuirassé l'Alma compte toujours à son bord une centaine de réfugiés, hommes, femmes et enfants, qui redescendront à terre le 3ème jour.&lt;br /&gt;Les femmes étaient couchées d'un côté avec les enfants, les hommes de l'autre et, pendant quelques jours, avant l'arrivée du gros de l'escadre, ils ont un peu vécu de pain et d'eau claire.&lt;br /&gt;Maintenant le spectacle était curieux et triste à voir. Les souffrances sont oubliées de tous, et chacun va essayer de se remettre au travail. Cependant, la sécurité n'eut pas grande, il faut que les six bataillons qui sont à Sfax restent à Sfax, et opèrent des mouvements en rase campagne, à dix kilomètres autour de Sfax.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces hommes, aujourd'hui complétés au nombre de trois mille environ, sont trop précieux pour qu'on les envoie à Gabès. Si l'escadre va à Gabès, comme cela est dicté par les nécessités d'une répression exemplaire, l'amiral Garnault aura bien assez de ses douze cents marins des compagnies de débarquement, protégés, jusqu'à l'arrivée de troupes fraîches, tirées de France, par les canonnières des escadres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle a été la prise de Sfax. Les Arabes sont vraiment naïfs! Ils n'ont jamais voulu croire, dans l’intérieur, à la prise de Sfax. Dans Kairouan même, ville sainte, où est enterré le barbier du Prophète, les marabouts la nient, se basant sur ceci qu'un projectile ne peut porter à plus de deux mille mètres, et que la rade de Sfax est inabordable pour nos gros cuirassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains auteurs n’hésitent pas à évoquer que la prise de Sfax a été un souvenir dramatique gravé dans les Bibelots du Pillage dont la population Sfaxienne a été victime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'historien Français "Martel" a écrit : "Les valeureux chevaliers du Cheikh se sont opposés avec bravoure a l'armée française qui était bien plus supérieure avec ses canons et ses armes l'obligeant a se cacher dans les casernas et les Bateaux de guerres 15 jours de suite.....et sans la fin des munitions et des renforts Français, Sfax et ses environs auraient pu être une grande tombe pour les soldats Français"Apres la Bataille de Sfax, Le Vieux Ali Ben Khalifa s’est trouvé gravement blessé a la Jambe et comme même, il est reparti défendre Gabès.&lt;br /&gt;Le courage est insuffisant contre la technologie et la force des Canons, Ben Khalifa perdra encore cette bataille mais continuera sa révolte à partir de la Tripolitaine et infligera beaucoup de dégâts à l’armée française mais surtout il ancrera le sang de la révolte dans les générations qui viennent après.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K9GHKxtQI/AAAAAAAADZc/8lxdMu9AjZQ/s1600-h/Bombard+of+Sfax11.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134874437856900354" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K9GHKxtQI/AAAAAAAADZc/8lxdMu9AjZQ/s400/Bombard+of+Sfax11.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K8xnKxtPI/AAAAAAAADZU/wCJS8mmXANw/s1600-h/Bombard+of+Sfax12.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134874085669582066" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K8xnKxtPI/AAAAAAAADZU/wCJS8mmXANw/s400/Bombard+of+Sfax12.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K8XHKxtOI/AAAAAAAADZM/0RYhKsOT0JE/s1600-h/Bombard+of+Sfax13.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134873630403048674" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K8XHKxtOI/AAAAAAAADZM/0RYhKsOT0JE/s400/Bombard+of+Sfax13.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;Ben Khalifa - Ali Ben Khalifa - Ali Ben Khalifa - &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-2326555271382693906?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/2326555271382693906/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=2326555271382693906&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/2326555271382693906'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/2326555271382693906'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/72-la-prise-de-sfax-un-massacre-oubli.html' title='72- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (6ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0K9GHKxtQI/AAAAAAAADZc/8lxdMu9AjZQ/s72-c/Bombard+of+Sfax11.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-4804238721599546010</id><published>2007-11-19T09:55:00.000+01:00</published><updated>2007-11-19T10:34:26.231+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sfax'/><title type='text'>71- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (5ème Partie)</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;Plus tard, sous un vieux porche, eu lieu le conseil des notables, présidé par un lieutenant-colonel, entouré de trente officiers. Les notables ont obtenu l'Aman et ont traité sur l'Alma avec Djellouli, le Gouverneur Beylical, qu'ils avaient expulsé. Il a été entendu qu'ayant toute discussion, ils s'en iraient aux quatre coins de la ville, par deux ou trois, criant à leurs coreligionnaires qu'il y avait trêve et qu'ils pouvaient sortir des caves sans danger pour leur vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire qu'un avis semblable, lu par des interprètes, n'avait produit aucun effet. Les officiers donnent à chaque notable une garde de quatre hommes, et voilà nos gens partis, criant en arabe et invitant leurs compatriotes à sortir de terre.&lt;br /&gt;Aussitôt, par dix et par quinze, les Arabes se dénichent. Plus d'un jeune troupier demeure stupéfait, et songe au nombre incalculable de coups de fusil qui pouvaient encore sortir des caves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce monde avait passé quatre jours sans manger ni boire, ce qui n'est pas excessif pour un Arabe qui fait la guerre sainte. Mais ils ne s'en jetaient pas moins avec avidité sur les tasses d'eau que les soldats leur apportaient.&lt;br /&gt;Ces soldats sont ainsi faits : après avoir fusillé avec rage pendant la lutte, ils s'empressent autour des blessés qui sortent de leurs repaires sur la foi des traités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est probable que le général Logerot viendra, à Sfax prochainement, pour se rendre compte de la situation et décider certaines mesures d'occupation.&lt;br /&gt;Les troupes vont occuper la ligne d'enceinte de la ville, vont faire éclater les canons dont les insurgés se servaient, raser les murailles, trop élevées, et attendre que les Sfaxiens viennent relever leurs maisons, si tel est leur bon plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'indemnités, il n'on sera accordé qu'à la condition de les prendre sur les Arabes ; aussi la contribution de guerre qui sera imposée sera-t-elle probablement considérable. Avec l'argent, ou compensera les pertes que le bombardement et les autres faits de guerre auront fait subir aux Européens.&lt;br /&gt;(plus tard, la ville de Sfax, a été imposée pour dix millions de piastres soit environ six millions de franc !!!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un seul navire de guerre étranger assistait à la prise de Sfax, le "Monarch", frégate anglaise. Le commandant a été correct, en apparence. Sur l'invitation habile de son gouvernement, il a proposé tout d'abord son concours belliqueux qui fut décliné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard, le commandant du Monarch envoya, pendant l'action des escadres, douze barriques d'eau fraîche aux soldats français, ses médecins et ses ambulanciers avec le pavillon blanc à croix rouge de la convention de Genève. II félicita, après l'action, les officiers français de son grade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En l’espace de quelques jours, la population. Musulmane commence à revenir; elle se méfie toujours un peu, mais cela passera. Les Arabes insurgés sont toujours réfugiés dans les jardins de Sfax qui ont six lieues d'étendue. II faudrait une armée pour les traquer, mais il est probable que le terrible châtiment que les Sfaxiens ont subi pacifiera cette contrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se figure sans doute en France que Sfax est une petite ville, un bourg fortifié, quelque village arabe perdu sur la côte sud de la Tunisie.&lt;br /&gt;Or il faut savoir que Sfax était, après Tunis, la ville la plus importante de toute la Régence. Rivalisant avec Tripoli pour le commerce des huiles, des alfas, des plumes d'autruche, des fruits et des froments, Sfax venait avant Sousse, avant Monastir et avant Mahdia, ces trois ports d'exportation de la Tunisie, aussi inconnus des Parisiens qu'ils sont fréquentés des trafiquants méditerranéens, Grecs, Maltais, Algériens et autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quinze mille habitants aisés demeuraient à Sfax. Après l’acte de guerre, ils commencent à revenir. Le colonel Jamais les a autorisés à rentrer en ville, mais à la condition d'être accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants : les célibataires sont soigneusement écartés; un conseil d'examen préside à ce triage et siège en permanence à la place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain de la prise de Sfax, il y a eu un petit marché aux portes de la ville. On y a vendu aux troupes et à l'escadre du raisin et des volailles ; c'est le commencement de la détente. Un ordre du colonel Jamais a prescrit hier la mise en accusation, devant le conseil de guerre, de tout soldat qui soustrairait un objet des maisons aujourd'hui rouvertes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sous-gouverneur a repris ses fonctions, en attendant que Djellouli ose reprendre les siennes. Le vieux gouverneur de la ville est toujours réfugié à bord de l'Alma; il rentrera en ville demain, quand une centaine de familles seront réintégrées. Celles qui sont déjà revenues sont remises en possession de leurs maisons, ou du moins de ce qui reste : elles font en partie le "popotte" avec les troupiers, car il ne leur reste en général pas une fourchette ni une tasse. Tout a sauté en l'air ou s'est fondu dans le feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La veille de la prise de Sfax, entre minuit et une heure, il y a eu une alerte : cent cavaliers de la plaine environ sont venus attaquer les chameaux d'un groupe de Sfaxiens, campés à proximité de la ville et prêts à rentrer chez eux au petit jour. Ces Arabes vont sans doute sur Gabès et ont besoin de moyens de transport; ils ont vigoureusement attaqué les Sfaxiens qui, tous armés, se sont défendus. Nos Gardes ont été à leur tour attaquées par les cavaliers que les Sfaxiens avaient repoussés, et des feux de salve bien nourris en ont jeté bon nombre à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces alertes nocturnes ne discontinuent pas ; elles entretiennent l'inquiétude du soldat, car, chaque nuit, on entend des coups de fusil autour de la ville. Les troupes françaises ont construit près des remparts arabes des tranchées en terre et des épaulements, en cas de retour offensif d'Ali Ben Khlifa, le grand meneur de toute l'affaire de Sfax, avec Ali Chérif, l'ancien commandant de place.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134482006695064706" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 306px; CURSOR: hand; HEIGHT: 428px; TEXT-ALIGN: center" height="410" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0FYLnKxtII/AAAAAAAADYc/mwnem80yeYA/s400/Bombard+of+Sfax21.jpg" width="289" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134481444054348914" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0FXq3KxtHI/AAAAAAAADYU/sbgYeBQiSas/s400/Bombard+of+Sfax22.jpg" border="0" /&gt; &lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A Suivre ...&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-4804238721599546010?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/4804238721599546010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=4804238721599546010&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4804238721599546010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4804238721599546010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/71-la-prise-de-sfax-un-massacre-oubli.html' title='71- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (5ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/R0FYLnKxtII/AAAAAAAADYc/mwnem80yeYA/s72-c/Bombard+of+Sfax21.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-476528655845480366</id><published>2007-11-16T09:58:00.000+01:00</published><updated>2007-11-16T10:17:40.977+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sfax'/><title type='text'>70- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (4ème Partie)</title><content type='html'>A dix heures du soir tout était fini. Notre escadre avait tiré plus de deux mille coups de canon et l'ennemi avait perdu de six à huit cents hommes et il était découragé, surtout à cause de la mort de plusieurs de ses chefs, notamment de Belkassem ben Djerouda qui avait la réputation d'être très redoutable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains responsables civils sont descendus à terre avec les officiers. Les Européens étaient encore consignés à bord des vaisseaux de guerre où ils s'étaient réfugiés, car la prise de Sfax n'était pas terminée; on continuait à faire sauter les maisons et à en déloger les insurgés.&lt;br /&gt;La ville, entre incendies et démolitions était en ruines littéralement et, de toutes parts, ce ne sont que trous énormes, brèches béantes, produites par les obus de quinze navires tirant sans désemparer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un détachement d'artillerie a occupé la batterie rasante, dont les vieux canons, du temps de Louis XVI, ont été encloués par les marins français.&lt;br /&gt;Uniquement au niveau de la tranchée de défense, d'où une forte odeur cadavérique commence à s'échapper, il y a trente-sept corps d'Arabes tués sur les balles d'alfa et qu'on a enterrés, à quelques centimètres, dans la tranchée même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soldats du 93ème de ligne et du 77ème sont campés dans les ruines du quartier européen, qui forme la partie basse de Sfax.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’intérieur de la Médina, qui est réduite en miettes par les torpilles, l'aspect général devient plus sombre. On marche sur les étoffes, sur les meubles brisés, sur les registres de comptabilité, sur les ustensiles les plus divers, que les explosions ont violemment projetés avec les décombres ; les soldats sont noirs de poudre; ils montent la garde deux par deux, et de vingt pas en vingt pas, pendant que les officiers et les sous-officiers visitent les maisons avec des pelotons de dix hommes, fouillent les caves, et barricadent ensuite les portes, en écrivant dessus le mot "visité"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En avançant encore dans la ville arabe, le spectacle devient encore plus curieux et plus inattendu : chaque rue est encombrée de moellons et de morceaux de minaret tout entiers; les soldats, pour se reconnaître dans ces dédales, ont donné aux rues les numéros de leurs régiments : rue du 92ème, rue du 77ème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Grande Mosquée, qui est fort belle; est occupée par le bataillon du 77ème. Son aspect est singulier avec son étendue, ses voûtes soigneusement blanchies, aux colonnes de marbre, et sur les nattes de laquelle les troupiers ont établi leur domicile.&lt;br /&gt;Des militaires loustics font la soupe habillés en grands prêtres, avec des robes invraisemblables et des calottes de toutes les couleurs.&lt;br /&gt;Le turban vert et le drapeau du prophète servent de ceintures à nombre de cuisiniers. Six cents hommes sont logés là-dedans comme des princes ; aussi est-ce avec douleur qu'ils apprennent de leurs officiers que demain on rendra la mosquée au culte des Sfaxiens qui auront réintégré leurs domiciles, bien démolis au surplus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatrièmes bataillons des 92, 93, 77, 136 et 137ème de ligne rapporteront en France quelques bibelots provenant de la prise de Sfax ; plus d'un troupier a mis dans son sac un fichu de soie ou des pantoufles brodées pour sa payse ; mais, malheureusement, le sac du soldat est lourd et déjà rempli par les objets nécessaires. Il faudra s'en aller à Gabès par étapes, et alors, adieu les souvenirs de Sfax !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a ramassé dans la mosquée un Coran très précieux qui appartenait à l’Imam de la mosquée qui a été tué dedans en poussant des cris de mort contre les chrétiens et excitant ses coreligionnaires à la résistance, alors que, déjà, la ville était prise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le colonel Jamais, qui commande maintenant la place sous les ordres du général Logerot, et en dehors de l'autorité des amiraux, occupe le premier étage d'une maison restée à peu près intacte.&lt;br /&gt;Il a donné l'ordre de conduire à bord de l’Alma les notables Sfaxiens qui demandent à transiger et à discuter les conditions de la paix. Ces notables qui ont l'air d'être cossus ; l'un d'eux possède douze maisons dans Sfax, disent que les insurgés les ont forcés de se mettre avec eux, ce qui est bien possible, mais ce qui n'est pas absolument certain.&lt;br /&gt;Enfin, aujourd'hui, ils sont venus demander l'Aman, l'éternel aman, et, après avis du Gouverneur Djellouli, réfugié à bord de L'Alma depuis quinze jours, on va le leur accorder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît que les Sfaxiens s'étaient préparés à cette guerre des maisons, car c'est ainsi qu'ils nous ont tué du monde. Les pertes que nous avons faites peuvent se décomposer ainsi :&lt;br /&gt;Marins : tués, 13 ; blessés, 26 (transportés à l'ambulance à bord de la Sarthe).&lt;br /&gt;Troupes de ligne : tués, 25 ; blessés, 80.&lt;br /&gt;Total pour les différentes armes : 38 morts et 106 blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les morts on été enterré solennellement dans le cimetière européen de Sfax. La cérémonie religieuse avait eu lieu à bord de l'Alma; puis une seconde cérémonie avait été célébrée dans la mosquée, par le curé catholique de Sfax, un Maltais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos de la Kasbah, il faut dire que, contrairement à ce qu'on croyait, elle n'était point défendue par une garnison. Lorsque les torpilles en eurent détruit la porte massive, soigneusement fermée, on ne trouva dans l'intérieur qu'un Arabe, qui se mettait en devoir de faire sauter la poudrière. Séance tenante il fut passé par les armes, et un grand malheur put être évité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le palais du gouverneur, situé au sommet de la ville arabe, est une petite merveille de décoration orientale. Le commandant Gardarein, du 93ème de ligne ne peut pas se plaindre&lt;br /&gt;De ce quartier général qui lui est échu en partage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rz1f2nKxtFI/AAAAAAAADYE/Q7hzDzBkMK0/s1600-h/bombard+of+Sfax0.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133364542103991378" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rz1f2nKxtFI/AAAAAAAADYE/Q7hzDzBkMK0/s400/bombard+of+Sfax0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; A suivre ...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-476528655845480366?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/476528655845480366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=476528655845480366&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/476528655845480366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/476528655845480366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/70-la-prise-de-sfax-un-massacre-oubli.html' title='70- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (4ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rz1f2nKxtFI/AAAAAAAADYE/Q7hzDzBkMK0/s72-c/bombard+of+Sfax0.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-1243732614445614697</id><published>2007-11-15T11:00:00.000+01:00</published><updated>2007-11-15T11:00:38.389+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sfax'/><title type='text'>69- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (3ème Partie)</title><content type='html'>&lt;div&gt;Le canon du Colbert retentit, et l'escadre entière aussitôt répond : une grêle d'acier et de feux, franchit les eaux calmes du golfe et vient éclater sur la ville, réduire en poussières ses maisons, ses coupoles et ses minarets.&lt;br /&gt;Un fracas de détonations, un embrasement du ciel par les obus de 187 kilos, qui saisit d'admiration les officiers et les matelots restés à bord de l'escadre, tandis qu'il inspirait une crainte instinctive aux trois mille hommes de débarquement empilés sur des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaland"&gt;chalands&lt;/a&gt;, et pardessus les têtes de qui passait toute cette mitraille diabolique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville de Sfax, pendant ce temps-là, brûlait et sautait, non sans difficulté, car les murs en sont terriblement durs, et plus d'un obus traversait les maisons sans les endommager gravement. Les Arabes appelaient la ville « Sfax la Forte », et non sans raison, car évidemment, si des forces européennes avaient défendu cette place, il eut fallu dix jours et vingt mille hommes pour l'emporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois bataillons fusiliers marins de débarquement les plus importantes, celles du Colbert, de l'Alma, et de la Reine-Blanche, étaient commandées par les capitaines de vaisseau qui sont les commandants de ces bâtiments : Mr. Marcq de Saint-Hilaire, &lt;a href="http://www.ucs.mun.ca/%7Emwilks/trefeu2.html"&gt;Miot&lt;/a&gt; et de &lt;a href="http://www.military-photos.com/marquessac.htm"&gt;Marquessac&lt;/a&gt; ; des lieutenants de vaisseau, des enseignes et des aspirants complétaient les cadres et conduisaient énergiquement ces 1,600 marins.&lt;br /&gt;Le bataillon de 1,200 hommes d'infanterie commandé par le Colonel Jamais, envoyé de Rouen à Sfax uniquement dans ce but, s'approchait du rivage sur les chalands du transport la "Sarthe". Le Contre-amiral Conrad dirigeait l'ensemble sous les ordres du &lt;a href="http://blogs.aol.fr/zikawei/DNEO/entries/2007/07/24/garnault/1879"&gt;Vice-amiral Garnault&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwVrHKxtCI/AAAAAAAADXs/e4-xULFlj2s/s1600-h/Prise+de+Sfax+1881.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133001505698329634" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwVrHKxtCI/AAAAAAAADXs/e4-xULFlj2s/s400/Prise+de+Sfax+1881.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, les Arabes qui défendaient la ville, au nombre de 3,500 à 4,000, s'enfuyaient dans les jardins inexpugnables de Sfax où ils étaient et sont encore, et les seuls fanatiques, estimés à 1,200, restaient pour se défendre corps à corps aussitôt que leurs batteries rasantes, armés de vieux canons rouillés, seraient aux mains des assaillants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les remparts de la Médina étaient durs comme du fer et capables de résister à une grosse artillerie. Les Arabes avaient raison de mettre leur confiance dans ces fortifications incroyables; il faut les avoir vues pour comprendre tout ce que 1,200 Arabes fanatiques ont pu en tirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Amiral Garnault, placé près du rivage, sur "le Desaix", fait signe de cesser le feu à huit heures, et aussitôt les gros canons et les canonnières se taisent. La ville flambe.&lt;br /&gt;C'était le moment de s'emparer de la batterie rasante et de la Kasbah, situées l'une à droite, l'autre à gauche de la ville, toutes deux au bord de la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débarquement s'opère sous une grêle de balles, que les insurgés tirent à vingt mètres. Les officiers de terre et de mer enlèvent alors leurs troupes, et une charge meurtrière commence dans une tranchée, profonde de deux mètres et protégée par de grosses balles d'alfa, où les Arabes se sont embusqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première compagnie du 92ème de ligne, Capitaine Bouringuer, s'empare alors de la tranchée dans un combat corps à corps des plus brillants. Son Lieutenant, Mr. Marchand, et son Sous-Lieutenant, Mr. Dailly, tombent grièvement blessés ; six hommes et bientôt dix-sept sont mis hors de combat, tandis que les Arabes de la tranchées ont perdu trente-sept hommes en un clin d'œil.&lt;br /&gt;Les jeunes soldats du 92ème, qui viennent de la Manouba, sont dignes de leurs aînés, et tout le monde s'attend, à Sfax, à voir la compagnie de la 92ème mise à l'ordre du jour de l'armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que les fantassins accomplissent ce fait d'armes, les marins placés plus à droite sur la plage se ruent comme de véritables tigres sur la batterie rasante, qu'ils escaladent sans faiblir, toujours en perdant du monde et toujours en abattant les Arabes.&lt;br /&gt;Sans hésitation, un Quartier-maître du "Trident" arrive sur le sommet de la redoute et y plante le pavillon de son canot, qu'il avait emporté sans mot dire. Le pavillon est criblé de balles et le quartier-maître tombe raide mort, victime des traditions de la vieille France.&lt;br /&gt;Il est aussitôt remplacé par dix autres que canardent les Arabes du haut de leurs remparts envahis. Cinq cents marins ont tourné la redoute, et la batterie rasante est prise. On fusille un lot d'insurgés qui cherchent à fuir, et les troupes sont maîtresses de la place dans toute sa longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre des rues commence alors : en effet, au premier moment d'effroi, beaucoup d'Arabes se sont réfugiés dans leurs caves et, de là, ils tirent à coups redoublés sur le 136ème, sur le 71ème, sur le 93ème qui, croyant la ville ouverte, s'avançaient rapidement vers le sommet des rues, qui vont toutes en pente vers la mer.&lt;br /&gt;Les soldats, frappés par derrière, commencent à tomber en assez grand nombre. On fouille alors les maisons une à une ; on y fusille tout ce qu'on trouve les armes à la main, et une véritable chasse à l'Arabe commence dans Sfax déserte, pour se continuer trois jours encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwYRHKxtDI/AAAAAAAADX0/-5pB1eGofxc/s1600-h/Sfax+rue+abdel+kader.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwYRHKxtDI/AAAAAAAADX0/-5pB1eGofxc/s400/Sfax+rue+abdel+kader.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133004357556614194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'Officier torpilleur de la Reine-Blanche, Mr. Debrem, Lieutenant de vaisseau, dont le concours a été des plus précieux, est chargé de faire sauter avec du fulmi-coton des pâtés de maisons où les Arabes se défendent à outrance. Ce procédé expéditif terrifie ceux qui ne sont pas écrasés, mais ils n'implorent aucun pardon.&lt;br /&gt;La défense de Sfax par les Arabes a été héroïque, autant que le bombardement et l'assaut par nos troupes ont été dignes des plus beaux faits d'armes de l'armée d'Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas s'y tromper, la prise de Sfax est un fait de guerre autrement important que tout ce qui s'est passé en Tunisie jusqu'à cette date.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-1243732614445614697?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/1243732614445614697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=1243732614445614697&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1243732614445614697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1243732614445614697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/69-la-prise-de-sfax-un-massacre-oubli.html' title='69- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (3ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwVrHKxtCI/AAAAAAAADXs/e4-xULFlj2s/s72-c/Prise+de+Sfax+1881.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-1757504831225293501</id><published>2007-11-14T11:23:00.000+01:00</published><updated>2007-11-14T14:16:50.926+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sfax'/><title type='text'>68- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (2ème Partie)</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;strong&gt;Liste et photos des principaux Navires de Guerre qui ont participé à la Prise de Sfax.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrwuibUhcI/AAAAAAAADXU/3PaDBOzMmYQ/s1600-h/le+trident+1876.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132679407648146882" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrwuibUhcI/AAAAAAAADXU/3PaDBOzMmYQ/s400/le+trident+1876.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;Le Trident (1876)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzravibUhUI/AAAAAAAADWU/SpehWcgEeDw/s1600-h/La+Surveillante.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132655235572204866" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzravibUhUI/AAAAAAAADWU/SpehWcgEeDw/s400/La+Surveillante.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; La Surveillante (1864)&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrfiybUhXI/AAAAAAAADWs/NrVcAKxd1jY/s1600-h/Reine+Blanche+1869.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132660514087011698" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrfiybUhXI/AAAAAAAADWs/NrVcAKxd1jY/s400/Reine+Blanche+1869.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La Reine Blanche (1869)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzramibUhTI/AAAAAAAADWM/SpVqWPkB9ok/s1600-h/Galissonniere+1872.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132655080953382194" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzramibUhTI/AAAAAAAADWM/SpVqWPkB9ok/s400/Galissonniere+1872.jpg" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La Galissonnière (1872)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzraUybUhSI/AAAAAAAADWE/CHTq8FUHccM/s1600-h/Alma+1869.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132654776010704162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzraUybUhSI/AAAAAAAADWE/CHTq8FUHccM/s400/Alma+1869.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt; L'Alma (1869)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132653435980907762" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrZGybUhPI/AAAAAAAADVs/3zGD3gU4oX8/s400/Interpide+1855.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132654544082470162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzraHSbUhRI/AAAAAAAADV8/5z6XZ59rP_I/s400/Valmy2.jpg" border="0" /&gt; &lt;strong&gt; l'Intrépide (Ex- Valmy) (1847)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrYjSbUhNI/AAAAAAAADVc/dJmu428eexQ/s1600-h/lancement_du_Friedland.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132652826095551698" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrYjSbUhNI/AAAAAAAADVc/dJmu428eexQ/s400/lancement_du_Friedland.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le Friedland (1876)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132661716677854594" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrgoybUhYI/AAAAAAAADW0/KoJ8Ny5CNzs/s400/COLBERT+1875.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132662013030598034" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rzrg6CbUhZI/AAAAAAAADW8/BRthVhrD6cQ/s400/La+fr%C3%A9gate+cuirass%C3%A9e+Colbert+(1877-1900).jpg" border="0" /&gt;&lt;strong&gt;Le Colbert (1875)&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-1757504831225293501?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/1757504831225293501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=1757504831225293501&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1757504831225293501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1757504831225293501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/68-la-prise-de-sfax-un-massacre-oubli.html' title='68- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (2ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzrwuibUhcI/AAAAAAAADXU/3PaDBOzMmYQ/s72-c/le+trident+1876.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-5654316597904072216</id><published>2007-11-13T13:41:00.000+01:00</published><updated>2007-11-15T11:47:31.863+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Sfax'/><title type='text'>67- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (1ère Partie)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmIRa5quPI/AAAAAAAADUc/GdhvXctOKjg/s1600-h/Guerrier+Arabe+1875-2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132283083225741554" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmIRa5quPI/AAAAAAAADUc/GdhvXctOKjg/s400/Guerrier+Arabe+1875-2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Dès la capitulation du pays des Kroumirs, ensuite de Tunis la Capitale de la régence et &lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/43-chronolgie-des-vnements-de-la.html"&gt;la&lt;/a&gt;&lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/43-chronolgie-des-vnements-de-la.html"&gt; &lt;/a&gt;&lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/43-chronolgie-des-vnements-de-la.html"&gt;signature du traité du Bardo par Sadok Bey&lt;/a&gt; qui institua le Protectorat français sur la Régence, Mr Roustan, le Résident Général et avec l’aide de ses Généraux prit les premiers arrangements nécessaires pour compléter la domination de tout le nord de la Régence.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Les quelques résistances s'éteignaient tous les jours; les tribus visitées par l’armée française venaient solliciter l'Aman et remplir les conditions qui leur étaient imposées : désarmement, obligation pour la tribu de reprendre ses campements ou installations habituels ; fourniture de mulets pour le service des transports de l’armée française; provision de 40 francs par tente à verser au Trésor par les tribus contre lesquelles les Algériens, Européens ou indigènes avaient présenté des revendications fondées; engagement à payer, comme contribution de guerre, telle somme que le gouvernement fixerait ultérieurement; livraison des réfugiés, condamnés, contumaces, gens dangereux réclamés par les français et livraison d'otages à titre de garantie pour l'exécution de ces conditions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Général Logerot entreprit aussi de châtier certaines tribus frontalières, ainsi il parti en razzia avec 4 bataillons contre des fractions des Chihia, des Beni-Mazen, les Ouled Ali M'fodda, les M'rassen et les Ouchteta. Il leur imposa des dures conditions, emporta même avec lui des otages et infligea une grande ruine aux Ouchtetas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwjV3KxtEI/AAAAAAAADX8/1ZSljo_8D8M/s1600-h/Cavaliers+Arabes.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzwjV3KxtEI/AAAAAAAADX8/1ZSljo_8D8M/s400/Cavaliers+Arabes.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5133016533788898370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La campagne était finie : en quelques semaines, l’armée française à su établir l'ordre dans le pays et sa domination était reconnue par les tribus soumises. L’Armée Française ne devait donc pas s'attendre à être obligés de bientôt reprendre la lutte. C'est cependant ce qui arriva.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis des longs mois des Mokaddem de l'ordre religieux des Senoussia répandus par millions à travers l’Afrique et qui vouent une haine implacable aux chrétiens parcourent&lt;br /&gt;Le sud Tunisien, en prêchant la guerre sainte et annonçant le triomphe prochain des vrais croyants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, surexcité par les fonctionnaires turcs de la Tripolitaine, le Colonel "Amir Liwé" Sidi Ali Ben Khlifa (70 ans) qui est aussi le Caïd de plusieurs localités du centre-ouest refuse le traité du Bardo et se révolté même contre le pouvoir du Bey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré les tentatives du Bey de rallier l’ensemble des tribus autour de lui par la force ou par la corruption, Ali Ben Khlifa, aidé par son frère Hadj Salah Ben Khlifa, est arrivé à avoir l’allégeance de plusieurs tribus qui se sont adhérés à sa cause, celle de combattre&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmJFq5quSI/AAAAAAAADU0/RBCkq7HQODU/s1600-h/Cavaliers+Arabes-11.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132283980873906466" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmJFq5quSI/AAAAAAAADU0/RBCkq7HQODU/s320/Cavaliers+Arabes-11.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; l’envahisseur Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Juin 1881, Ali Ben Khalifa réussi à réunir les chefs des tribus du Sud et du centre Tunisien ainsi que les plus importants Chefs Religieux et les Hommes Influents du pays dans la symbolique mosquée de "Okba Ibn Nefaa" a Kairouan. Officiellement, la Résistance à l’envahisseur Française et à l’autorité Beylicale viennent d’être déclarés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même Ali Ben Khlifa se retourne vers le Dey de Tripoli et le Sultan Turc pour leur demander aides et armes qui ne parviendrons jamais aux insurgés.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmIya5quRI/AAAAAAAADUs/y9Gk_zuFRjo/s1600-h/Cavaliers+Arabes-25.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132283650161424658" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmIya5quRI/AAAAAAAADUs/y9Gk_zuFRjo/s320/Cavaliers+Arabes-25.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sans attendre le secours Turque, le Vieillard et par les propres moyens de sa tribu les Neffets, commence à armer les insurgés et entama une guérilla qui dura 4 ans pendant lesquels il eu une série d'engagements très meurtriers avec les contingents d’Ali-Bey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 juin 1881 et avec l’aide des cavaliers de la tribu Mhedhba, Ali Ben Khlifa remporta une victoire écrasante contre un groupe de Soldats du Bey dans la région de Sfax.&lt;br /&gt;Encouragés par cette victoire, beaucoup d'autres cavaliers et guerriers des tribus tunisiennes ont rejoints la Guérilla et le 2 Juillet 1881, Ali-ben-Khalifa fut même nommé Bey avec Sfax comme capitale provisoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors de la révolte de la ville de Sfax, certains Européens furent massacrés, et les étrangers ainsi que certains notables y inclus le Caïd Local Djellouli durent se réfugier à bord des navires en rade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sous les ordres du vice-amiral Garnault, l’escadre de la Méditerranée, avait été chargée d'aller prendre Sfax et le 14 juillet au soir, les cuirassés "&lt;a href="http://croiseurcolbert.free.fr/tr_cu.html"&gt;le Colbert&lt;/a&gt;", vaisseau amiral, "le Trident", "le Marengo", "&lt;a href="http://jose.chapalain.free.fr/pageprin114.htm"&gt;le Friedland&lt;/a&gt;", "&lt;a href="http://jose.chapalain.free.fr/pageprin145.htm"&gt;la Surveillante&lt;/a&gt;", "la Revanche" et "la Reine-Blanche", "la Galissonière" et "l'Alma"; les canonnières "la Pique", "le Chacal", "le Léopard", "l'Hyène" et "le Gladiateur"; les transports "la Sarthe" et "l'Intrépide" sont mouillés devant la villa de Sfax. &lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132306503682406754" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rzmdkq5quWI/AAAAAAAADVU/tMY79OwKHBI/s400/Sfax+-+Les+Remparts+A3.jpg" border="0" /&gt;Dans les premiers jours de juillet et après échec des négociations avec les arabes, l'escadre française entama le bombardement de la ville pendant tous les jours pour ne s’arrêter que le soir. La nuit, les arabes réparaient et rebâtissaient ce que les obus avaient démoli, mais ils ne pouvaient pas faire ressusciter leurs nombreux morts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après un essai infructueux tenté le 8 juillet, le vendredi 15 commence un bombardement lent avec les grosses pièces des gaillards, tandis que les canonnières au-dessus desquelles passent, en deux étages, les obus de l'escadre et de la division du Levant, cherchent à démolir les défenses de la plage et à faire brèche dans la muraille. Cette première opération prépare le débarquement et l'attaque qui sont ordonnés pour le lendemain. Les transports la Sarthe et l'Intrépide fournissent deus canots-tambour ou chalands plats en tôle dans lesquels on installe des canons qui pourront approcher très prés du rivage et contribuer puissamment à protéger le débarquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5132298407669053762" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmWNa5quUI/AAAAAAAADVE/XHb7THYtz6M/s400/Sfax+-+Les+Remparts+-+1903.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Au point du jour du samedi 16 juillet 1881 et de l'aveu de tous les témoins, un bombardement mémorable, qui a duré à pleine volée pendant deux heures, rappelait les plus effrayants spectacles du genre, y compris la canonnade nocturne de Cherbourg servie par les mêmes cuirassés, il y a juste un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;A Suivre ... &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-5654316597904072216?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/5654316597904072216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=5654316597904072216&amp;isPopup=true' title='21 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5654316597904072216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5654316597904072216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/67-la-prise-de-sfax-un-massacre-oubli.html' title='67- La Prise de Sfax : un Massacre oublié par l’Histoire (1ère Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzmIRa5quPI/AAAAAAAADUc/GdhvXctOKjg/s72-c/Guerrier+Arabe+1875-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>21</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-4942024504999462500</id><published>2007-11-10T10:27:00.001+01:00</published><updated>2007-11-12T10:37:39.176+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunis Ville'/><title type='text'>Quizz : La Gare du Nord</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV9Oq5quHI/AAAAAAAADTc/Qwle607YXd8/s1600-h/Tunis+-+La+Gare+du+Nord+1880.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131145041446353010" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV9Oq5quHI/AAAAAAAADTc/Qwle607YXd8/s400/Tunis+-+La+Gare+du+Nord+1880.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV75q5quGI/AAAAAAAADTU/y-nh7XgXAOE/s1600-h/Tunis+-+La+Gare+du+Nord+1907.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131143581157472354" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV75q5quGI/AAAAAAAADTU/y-nh7XgXAOE/s400/Tunis+-+La+Gare+du+Nord+1907.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV55q5quFI/AAAAAAAADTM/1VGcJpFV7R8/s1600-h/TGM+-+Gare+du+Nord.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131141382134216786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV55q5quFI/AAAAAAAADTM/1VGcJpFV7R8/s400/TGM+-+Gare+du+Nord.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ces cartes postales, respectivement de 1880, 1907 et 1908 représentent la fameuse Gare du Nord Tunisienne.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Dans quel endroit de Tunis, était-elle cette Gare située ? &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;----- SOLUTION -----&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Lire aussi le commentaire de Roumi en bas ainsi que l'article paru sur wikipedia : &lt;a class="yschttl" href="http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0geumnSGDhH.aUA.4ZjAQx.;_ylu=X3oDMTFiazhnMmNhBHNlYwNzcgRwb3MDMQRjb2xvA2FjMgR2dGlkA0ZSMDQyNF80MjQEbANXUzE-/SIG=11k6jia3t/EXP=1194945106/**http%3A//fr.wikipedia.org/wiki/TGM"&gt;TGM&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rzgdyq5quMI/AAAAAAAADUE/-wegGdOCu14/s1600-h/Tunis+-+La+Cath%C3%A9drale+-+TGM.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131884531735509186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rzgdyq5quMI/AAAAAAAADUE/-wegGdOCu14/s400/Tunis+-+La+Cath%C3%A9drale+-+TGM.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="left"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Photo de la Station du Nord dans l'actuel Passage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzgeUK5quNI/AAAAAAAADUM/k3V0QjAsMTE/s1600-h/Le+Passage+-+Place+Anatole+France.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131885107261126866" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzgeUK5quNI/AAAAAAAADUM/k3V0QjAsMTE/s400/Le+Passage+-+Place+Anatole+France.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-4942024504999462500?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/4942024504999462500/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=4942024504999462500&amp;isPopup=true' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4942024504999462500'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4942024504999462500'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/11/quizz-la-gare-du-nord.html' title='Quizz : La Gare du Nord'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RzV9Oq5quHI/AAAAAAAADTc/Qwle607YXd8/s72-c/Tunis+-+La+Gare+du+Nord+1880.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6091317022718392326</id><published>2007-10-04T10:24:00.000+01:00</published><updated>2007-10-04T10:26:09.913+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Métier'/><title type='text'>Le Garbaji : Le Porteur d'Eau</title><content type='html'>Dans les Médinas de la Régence, rares sont les maisons qui avaient leurs propres fontaines d’eau par contre plusieurs demeures aisées avaient des puits "Bir" et la plupart des logements avaient des citernes souterraines de collecte d’eau de pluie "Majen".&lt;br /&gt;Généralement l’eau de puits était utilisée pour l’usage ménager par contre celle du "Majen" servait aussi bien pour la lessive que pour boire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour combler leur besoin en eau, les familles, contre une rémunération de quelques sous (suivant la quantité d’eau livrée) faisait appel au services du Garbaji qui est le marchand d’eau qui puisait le liquide des fontaines publiques pour les villes et des puits et oueds pour les villages.&lt;br /&gt;L’origine du nom Garbaji est tirée de la Guerba dans laquelle il transportait le précieux liquide.&lt;br /&gt;La Guerba est une outre, généralement en peau de bouc ou de chèvre qui est enduite de l’intérieur avec du "Kotrane" l’huile de Cade extraite des branches du "3ar3ar" le Genévrier.&lt;br /&gt;Le "Kotrane", qui possède des caractéristiques antiseptiques et désinfectantes, donne à l’eau un arrière gout très appréciable tout en diminuant l’imperméabilité de l’outre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monopole des Garbajia dans la Médina de Tunis était tenu par les Djéridia (habitants du Djérid Tunsien) connu pour leur confiance et leur discrétion qui leur permettait d’accéder à l’intérieur des maisons arabes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Garbaji entame sa journée par la livraison de l’eau à ses clients habituels ensuite il faisait sa tournée dans les quartiers pour les clients occasionnels. L’après-midi, après avoir ajouté quelques morceaux de fenouils à la Guerba pour donner à l’eau une saveur anisée, le Garbaji parcourait les Souks pour rafraichir les passants qui ont soif « Barred yé Atchane » « Rafraichissement, Ô toi l’assoifé ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne les villages, l'eau est généralement transportée en grande quantités, dans des jarres ou même des outres sur le dos des ânes.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ffffff;"&gt;Guarbaji, Guerbaji, garbadji, garbagi, garbaji&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117018371951771538" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNNGSFVP5I/AAAAAAAADOY/UNSUuuZ4mJI/s400/PORTEUR_D_EAU3.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117379681780580418" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwSVtSFVQEI/AAAAAAAADPw/fLt9prHRzbY/s400/Porteur+d%27eau12.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117237290729816066" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwQUNCFVQAI/AAAAAAAADPQ/6F3hmGB0vOU/s400/Porteur+d%27eau7.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117017315389816690" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNMIyFVP3I/AAAAAAAADOI/IWVG4AfUlSg/s400/PORTEUR_D_EAU.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117019836535619506" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNObiFVP7I/AAAAAAAADOo/X-tIJCXkoaQ/s400/Porteur+d%27eau2.jpg" border="0" /&gt; Remarquez la &lt;a href="http://tunisdivagation.blogspot.com/2007/10/khomsa-la-main-de-fatma.html"&gt;Khomsa &lt;/a&gt;peinte sur les piliers de la porte de la maison qui parait être celle d'une famille juive.&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117019407038889890" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNOCiFVP6I/AAAAAAAADOg/U1rjRXP0ujw/s400/Porteur+d%27eau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117378900096532530" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwSU_yFVQDI/AAAAAAAADPo/jyVAYQe0g_Y/s400/Porteur+d%27eau10.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117022104278351842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNQfiFVP-I/AAAAAAAADPA/tgjNjylyqik/s400/Porteur+d%27eau5.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117378419060195362" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwSUjyFVQCI/AAAAAAAADPg/MdoBu7psstI/s400/Porteur+d%27eau9.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117026287576498162" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNUTCFVP_I/AAAAAAAADPI/s0UxRze7u60/s400/Porteur+d%27eau6.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117018071304060802" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNM0yFVP4I/AAAAAAAADOQ/vL9iKvQ9aoU/s400/PORTEUR_D_EAU2.jpg" border="0" /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNQCyFVP9I/AAAAAAAADO4/lmRt55bVzEE/s1600-h/Porteur+d%27eau4.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117021610357112786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNQCyFVP9I/AAAAAAAADO4/lmRt55bVzEE/s400/Porteur+d%27eau4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6091317022718392326?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6091317022718392326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6091317022718392326&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6091317022718392326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6091317022718392326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/10/le-garbaji-le-porteur-deau.html' title='Le Garbaji : Le Porteur d&apos;Eau'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RwNNGSFVP5I/AAAAAAAADOY/UNSUuuZ4mJI/s72-c/PORTEUR_D_EAU3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-7501880194656530317</id><published>2007-09-26T09:58:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T18:59:51.857+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunis Ville'/><title type='text'>Quizz : Devinez l'Endroit ?</title><content type='html'>Non, ce n'est pas une photo d'une ville européenne, c'est &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Tunis&lt;/span&gt; entre 1900/1910.&lt;br /&gt;Sauriez-vous connaitre l'endroit et surtout deviner la fonction du &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;bâtiment&lt;/span&gt; en face avec le drapeau de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rvj3LiFVPpI/AAAAAAAADMU/Vf_fP0_JgUc/s1600-h/Quizz01.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114109154378989202" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rvj3LiFVPpI/AAAAAAAADMU/Vf_fP0_JgUc/s400/Quizz01.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-7501880194656530317?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/7501880194656530317/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=7501880194656530317&amp;isPopup=true' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7501880194656530317'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7501880194656530317'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/09/quizz-devinez-lendroit.html' title='Quizz : Devinez l&apos;Endroit ?'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rvj3LiFVPpI/AAAAAAAADMU/Vf_fP0_JgUc/s72-c/Quizz01.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-5896289993485540668</id><published>2007-09-20T08:33:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T18:53:54.717+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='La Goulette'/><title type='text'>Le Canal de La Goulette</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112219250485956722" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJAUpchEHI/AAAAAAAADIc/9blQCGWTEhE/s400/goulette+pont+tournant.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112215814512119842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvI9MpchECI/AAAAAAAADH0/BylJIpIPzKU/s400/goulette.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112219817421639826" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJA1pchEJI/AAAAAAAADIs/dDEhsnydQWc/s400/Goulette1.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112219568313536642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJAnJchEII/AAAAAAAADIk/NjyY2rCOH8g/s400/Goulette10.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112220070824710306" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJBEZchEKI/AAAAAAAADI0/ttFqkaPH81Y/s400/Goulette13.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112219027147657314" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJAHpchEGI/AAAAAAAADIU/Nh9cZJ8x7lw/s400/Le+canal+de+la+Goulette.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112218713615044690" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvI_1ZchEFI/AAAAAAAADIM/rpsGpjdzy-w/s400/La+Goulette3.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112215324885848082" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvI8wJchEBI/AAAAAAAADHs/hYGrSjTzUtY/s400/Batterie+de+la+Goulette2.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112234244216787138" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJN9ZchEMI/AAAAAAAADJE/tdI6QnweoKw/s400/La+Goulette6.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112218481686810690" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvI_n5chEEI/AAAAAAAADIE/AhPnA43-fq0/s400/la+goulette4.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5111945145673125890" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvFHBpchEAI/AAAAAAAADHg/OMkKKO_q1oI/s400/Goulette11.jpg" border="0" /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112234016583520434" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJNwJchELI/AAAAAAAADI8/59CINUp5_z4/s400/La+Goulette5.jpg" border="0" /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-5896289993485540668?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/5896289993485540668/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=5896289993485540668&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5896289993485540668'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5896289993485540668'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/09/le-canal-de-la-goulette.html' title='Le Canal de La Goulette'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RvJAUpchEHI/AAAAAAAADIc/9blQCGWTEhE/s72-c/goulette+pont+tournant.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6359121951964049170</id><published>2007-08-21T08:49:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.678+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>66- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (10ème Partie)</title><content type='html'>L'apparition du sionisme, mouvement à la fois d'affirmation nationale des juifs et d'émigration en Palestine, compliqua encore les relations entre israélites, musulmans et Français. Toutes les combinaisons étaient possibles. Les israélites tunisiens qui s'intéressaient à un Etat Juif (une minorité d'ailleurs) pouvaient s'élever contre l'Alliance Israélite qui avait abandonné la culture de l'esprit juif en faveur de l'éducation française, miser le loyalisme envers la France pour obtenir son soutien en Palestine ou conseiller aux israélites tunisiens d'apprendre l'arabe, langue officielle en Tunisie aussi bien qu'en Palestine.&lt;br /&gt;Les jeunes Tunisiens pouvaient dénoncer le sionisme comme entreprise anti-juive (un leurre des Français pour incorporer les juifs dans l'armée) ou anti-arabe (les Jeunes Tunisiens n'avaient pas manqué de répandre aussitôt cette rumeur que c'était pour livrer Jérusalem aux juifs que la France faisait tuer tant de soldats indigènes). Ayant constaté ceci, Le Résident Général obtint le silence d'une association sioniste par des pourparlers, et décida d'en « boucler » une autre. « La France a des intérêts musulmans qu'elle doit ménager. C'est ce qui l'oblige à une réserve officielle à l'égard du sionisme ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des antisémites français saisirent l'occasion plutôt pour sortir de la réserve : un drapeau sioniste arboré lors de la fête de la victoire en novembre 1918 fut déchiré dans une bagarre entre Israélites et Français. Des bandes de soldats prirent l'incident comme le signal de départ pour une nuit de pillages dans la Hara de Tunis, dont un habitant fut tué. Après les violences de cette nuit, la Driba commença par condamner un Israélite à trois mois de prison pour agression, alors que les procès contre quatre musulmans pour vols et violences traînaient. Dans le procès concernant le meurtre d'un israélite, la culpabilité des prévenus ressortait de toutes les données de l'information, mais les "brillantes plaidoiries" des deux avocats Tunsien et Français aboutirent à l'acquittement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le climat que créaient ces incidents n'était certes pas favorable à un rapprochement populaire entre musulmans et israélites. Mais il amenait, de part et d'autre, les intellectuels à reconnaître la nécessité d'un tel rapprochement pour modifier le régime colonial qui profitait de la division. On ne pouvait pas expecter de voir les juifs participer au nationalisme teint de zèle religieux qui se faisait parfois remarquer parmi les musulmans, mais par contre, il y avait de la place pour eux dans les efforts de modifier le régime du Protectorat avec l'appui de Français libéraux. C'est le long de ces lignes que les trente notables Israélites présents (d'après Khairallah), à la première réunion pré-destourienne, se seraient détachés du mouvement.Or certains Israélites continuaient à jouer un rôle actif, comme l'avocat Albert Bessis, qui hébergeait certaines réunions subséquentes.&lt;br /&gt;Les statuts du « Parti libéral » prévoyaient la participation de Tunisiens Israélites aussi bien que musulmans. Un autre avocat juif, Jacques Scemama, était parmi les défenseurs de Thâalbi, et nous avons vu un troisième, Elie Zirah, participer à la deuxième délégation parisienne. En même temps, son collègue Elie Uzan était un membre de la délégation des quarante.Les Bessis et les Scemama étaient des familles influentes, mais leurs membres pro-destouriens agissaient plutôt à titre individuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'une manière semblable, dix israélites notables fondèrent, ensemble avec dix musulmans, l'hebdomadaire constitutionnaliste La Tunisie Nouvelle en octobre 1920. Le comité directeur aurait compris entre autres le Dr Boulakia, représentant Israélite à la Conférence Consultative, ainsi que Guellaty, Djilani Ben Romdane, Noômane et Djaïbi. Ce comité, connu sous le nom d'«Union judéo-musulmane», ne tarda pas à s'effondrer après des « discussions orageuses ».&lt;br /&gt;Le journal cessa de paraître sous l'égide du comité mixte et d'être imprimé par « La Renaissance » à la fin de 1920. Quelques numéros épars parurent encore, sous la direction d'un jeune employé de banque israélite, sans participation de musulmans, mais avec des sympathies pour eux. Il n'était plus question d' « Union judéo-musulmane » par la suite, mais encore en 1920, le Destour se serait efforcé de recruter des membres israélites en leur offrant une Thora au lieu du Coran pour prêter serment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui rendait rares les constitutionnalistes israélites, c'était leur isolement au sein de leur communauté religieuse. Les juifs se gardaient de toute hostilité envers ce Protectorat qui améliorait leurs conditions d'existence. Même ceux qui réclamaient la constitution le faisaient uniquement pour obtenir un régime plus libéral, sans arrière-pensée d'indépendance ultérieure. Ce fut donc plus qu'une précaution oratoire si La Tunisie Nouvelle souligna que la constitution se tiendrait dans le cadre du Protectorat, et que le but final serait la bonne intelligence aussi bien entre Tunisiens et Français qu'entre tunisiens et israélites.&lt;br /&gt;Un autre journal israélite exprima l'espoir que la constitution ouvrirait les emplois administratifs aux israélites. Mais d'autres encore critiquaient La Tunisie Nouvelle en déclarant toute « union judéo-musulmane » impossible à cause des différences religieuses, ou en condamnant au nom du judaïsme de Tunisie ... les jeunes écervelés qui ne sauraient engager la masse juive, calme et pacifique, étrangère aux manœuvres ténébreuses d'un petit clan gallophobe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'après les publications connues sous le nom "&lt;a href="http://www.worldcatlibraries.org/search?q=au%3ARodd+Balek&amp;amp;qt=hot_author"&gt;Rodd Balek&lt;/a&gt;, رد بالك ", les juifs se méfiaient des avances que leur faisaient les journaux arabes, et comptaient sur les Français pour garantir leur tranquillité malgré l'antisémitisme de la droite. L'administration faisait des efforts pour se dégager de cet antisémitisme. Une feuille violente, qui ne se gênait pas de parler de « youtrons » ou de « parasites que nous écraserons », fut interdite en 1920. On ménageait les israélites nettement francophiles. Aussi l'Alliance Israélite recevait-elle, dès 1916, une subvention pour son "œuvre patriotique et éducative".&lt;br /&gt;On constata que les israélites de Tunis manifestent quelque tristesse de l'espèce de discrédit dans lequel les tiennent les Français ; pour leur donner des signes d'une sympathie égale à celle dont bénéficiaient les musulmans, le Résident décida de récompenser par la Légion d'Honneur "l'attitude la plus nettement française" du Grand Rabbin défunt pendant la guerre. La décoration posthume s'avérant impossible, le choix tomba sur le président de la caisse de bienfaisance Israélite, qui avait organisé des souscriptions pour les œuvres de secours et les emprunts français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée réapparut d'accorder aux Israélites la compétence des tribunaux français, comme réponse à la tentative judéo-musulmane essayée contre nous par les Jeunes Tunisiens. C'était impossible à cause du système du Protectorat, mais on pouvait faciliter la naturalisation individuelle des Israélites dans l'intérêt de l’influence et de la puissance française en Tunisie, vu la lenteur du peuplement français.&lt;br /&gt;Il sera constaté en effet surtout les juifs faire usage à partir de 1923 des nouvelles possibilités de naturalisation, offertes en principe aussi aux musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre aspect judéo-musulman des réformes de "politique indigène" était la Chambre de Commerce Indigène. Aux dires de son premier président, M'hamed Chenik, l'idée de l'administration était déjouer sur les animosités existantes en plaçant musulmans et Israélites dans la même Chambre. Or le résultat était plutôt un rapprochement, grâce aux bonnes intelligences personnelles. Les entreprises commerciales conjointes, loin d'être habituelles, n'étaient pas exclues. D'autre part, c'est des années 1920 que date l'ascension des épiciers Djerbiens au détriment des Israélites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FIN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6359121951964049170?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6359121951964049170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6359121951964049170&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6359121951964049170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6359121951964049170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/66-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='66- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (10ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-9017204265126562803</id><published>2007-08-20T08:32:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.679+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>65- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (9ème Partie)</title><content type='html'>Dans les années 1910-1920, les juifs étaient à peine 50 000 personnes dans une population de deux millions. Ils vivaient surtout dans les villes.&lt;br /&gt;A condition de se tenir tranquilles, ils étaient à l'abri de persécutions, mais ils étaient exclus de la communauté étatique, identique à la communauté des croyants dont l’administration est presque entièrement gérée uniquement par les français. Aussi n'étaient-ils pas astreints au service militaire ; le Protectorat ne touchait pas à ce privilège en principe négatif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant qu'étrangers, les juifs immigrés de Livourne comme grands commerçants jouissaient d'une plus grande liberté et pénétraient jusqu'à l'entourage beylical. Sous le Protectorat, ils étaient les principaux protagonistes de "l'Italianità" et méprisaient quelque peu leurs coreligionnaires « indigènes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ces derniers, le Protectorat offrait une chance de sortir de la Hara le quartier le plus insalubre et le plus surpeuplé. Grâce aux écoles de l'Alliance Israélite, qui dispensaient une instruction française, certains juifs réussissaient à entamer une montée sociale et à s'installer dans la ville européenne, mais la masse restait « bon gré mal gré à la Hara ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supportant malaisément le joug beylical aggravé de tout le poids de l'administration française et dans leur désir d’assimilation (aux français), de nombreux israélites demandaient d'être justiciables des tribunaux français plutôt que tunisiens.&lt;br /&gt;En 1909, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeunes_Tunisiens"&gt;les Jeunes Tunisiens&lt;/a&gt; lancèrent une campagne contre cette demande, avec l'idée d'obtenir une amélioration de la juridiction tunisienne qui satisferait aussi bien les musulmans que les juifs, au lieu d'une assimilation des Israélites aux Français (comme elle avait eu lieu en Algérie avec la naturalisation en bloc). Mais cette position intellectuelle risquait de se pervertir en une agitation contre les juifs eux-mêmes, qui auraient en effet été alors les victimes d'un «boycott économique et social». En tout cas, la question était épineuse pour le Protectorat qui ne pouvait se permettre d'offusquer les musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, la course israélite à l'assimilation se heurtait à l'antisémitisme de la droite française, particulièrement bien représentée chez les colons (dont une des traditions les plus solidement ancrées chez les élèves de l'Ecole Coloniale d'Agriculture était de molester ou à tout le moins humilier les juifs), mais aussi chez des employés de banque, voire des médecins et avocats craignant la concurrence naissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel antisémitisme pouvait se nourrir des préjugés raciaux de certains fonctionnaires, mais à l'échelle résidentielle, plutôt de considérations de haute politique : les juifs étaient du sable dans cette machine du Protectorat qu'elle entendait manier souverainement et qu' "avec eux, on n'a jamais le dernier mot".&lt;br /&gt;Le gouvernement français les écarta systématiquement de la magistrature, parce que « la basoche juive a déjà ici de tels avantages que rien ne lui résisterait plus ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le désir résidentiel de maintenir la tranquillité du statuquo eut aussi un avantage pour les Israélites : il les défendait contre la demande du Ministère de la Guerre de les astreindre au service militaire. Tous les arguments lui étaient bons. Si les juifs avaient profité du Protectorat, ils n'étaient pas pour autant francisés, et n'avaient « pas de raison de se battre pour que la France restât maîtresse de la Tunisie plutôt qu'une autre nation chrétienne. Les Arabes au contraire avaient l'obligation morale de fournir à la France des soldats, étant sous sa tutelle morale et matérielle ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le recrutement des Israélites rechignant à toute autorité provoquerait des troubles. Si d'autre part on leur rendait agréable le service militaire par la naturalisation française, on paierait leur apport « médiocre » par la perte du loyalisme musulman, condition essentielle du Protectorat. Les Italiens restant en dehors de la guerre au début, les Israélites patronnés par eux s'étaient faits semeurs et profiteurs de la panique. Par la suite de la mobilisation des Livournais par l'Italie, quelques Israélites tunisiens s'étaient engagés volontairement, cet acte leur ouvrant (comme d'ailleurs aux Tunisiens) la voie vers la naturalisation française. En outre, on recrutait des travailleurs volontaires, israélites, mais avec peu de succès par comparaison au « zèle » des musulmans.&lt;br /&gt;Le Résident rapporta qu'on ne pouvait pas « triompher de leur indocilité ... Je ne fais pas en ce moment le procès de la religion israélite. Je parle d'un groupement ethnique localisé que des conditions spéciales d'existence ... ont modelé ». Somme toute, la guerre ne produisait pas de rapprochement franco-israélite. Elle présentait, par contre, des occasions d'éclater aux animosités entre Français ou musulmans et israélites. Aussi le stationnement de soldats israélites algériens en Tunisie a été suivi de nombreux incidents qui ont laissé une impression profonde. Le juif revêtu de l'uniforme français et armé ... ne résiste pas à l'envie de frapper les musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'inverse était tout aussi vrai, et les juifs, en général dépourvus d'uniformes, se trouvaient le plus souvent dans la position de victimes. Les troubles les plus graves eurent lieu en août 1917, avec des pillages dans la Hara tunisoise par des permissionnaires musulmans, à la suite de rixes avec des soldats israélites du service d'ordre ou avec des souteneurs.&lt;br /&gt;Les troubles s'étendirent au Cap Bon, à Sousse, à Kairouan, à Sfax, où un israélite fut tué, et à Gabès. Le Résident se vanta d'y avoir mis fin par une amélioration du service d'ordre. Mais le Journal "La Tunisie Française", qui aurait été payée par des israélites pour s'opposer à l'impôt sur les bénéfices de guerre, et qui offrit le spectacle paradoxal d'être en même temps la tribune des juifs et celle des colons qui applaudissent aux exploits des tirailleurs, vit les choses autrement : seulement le départ des permissionnaires rétablit le calme, les autorités militaires et civiles les ayant laissés sévir pendant trois jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des notables israélites dénoncèrent « l'indifférence coupable » des autorités ; certains fonctionnaires auraient même encouragé les pillards. Pour le Secrétaire Général, il s'agissait seulement du Directeur de la Sûreté qui avait eu « quelques mots malheureux, dépassant certainement sa pensée, au sujet des israélites ». Quelques mois plus tard, des officiers français allaient crier dans un café Israélite : « Ici c'est un café de youpins, de sales juifs ...». Le Résident se refusa à « appuyer » sur les accusations contre des officiers français qui auraient également encouragé les pillards. Tout au plus, les tirailleurs avaient mal compris les ordres ... « En revanche, tout le monde insiste sur ce qu'on appelle l'arrogance actuelle des juifs. Bien des gens ajoutent qu'ils méritaient de recevoir une leçon ». Le Résident Général Alapetite voulut à tout prix éviter que l'administration ne fût reconnue redevable de réparations aux victimes ; il utilisa, à cet effet, le leurre de réparations « gracieuses ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'animosité traditionnelle contre les Israélites était venue s'ajouter celle contre tous les commerçants qui faisaient des bénéfices de guerre. A Tunis, le privilège juif de poursuivre le commerce sans l'entrave de la mobilisation ne pouvait logiquement fâcher que les Français, les musulmans étant aussi exempts. En effet, des Français se plaignaient que des israélites occupaient des emplois ou des commerces laissés vacants par « les nôtres qui se font tuer pour eux ». Or aux dires du Résident même, la faiblesse française n'était pas seulement due à la mobilisation : « Nos commerçants français ne sont ici que des boutiquiers qui attendent les clients et les affaires. Ils ne savent pas les langues du pays, ne courent pas le bled et ne peuvent pas acheter les productions indigènes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même parmi les musulmans tunisois, le privilège des juifs aurait contribué à l'excitation opérée par les Jeunes Tunisiens de la Médina. L'excitation contre les israélites cadrait pourtant mal avec le raisonnement politique des Jeunes Tunisiens tel qu'il s'était manifesté dans la question des juridictions. Aussi la Revue du Maghreb reprocha-t-elle au « Colon Français » de parler du recrutement des juifs pour dresser les musulmans contre eux. D'autre part, elle s'éleva contre ces israélites qui étaient prêts au service militaire comme prix de la naturalisation française. Mohamed Bach-Hamba jugea compréhensible le désir israélite de conserver l'exemption, et il rejeta la proposition du « Colon » de frapper cette exemption d'un impôt spécial auquel les musulmans tunisois auraient difficilement échappé. L'idée semble avoir été qu'il fallait opposer une solidarité judéo-musulmane aux sollicitations aussi bien qu'aux excitations françaises. Une tentative d'organiser cette solidarité s'ensuivit après la fin de la guerre qui provoqua aussi de nouveaux troubles anti-juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lors du retour à la Goulette d'un régiment musulman en juillet 1920, un détachement aurait « balayé » les trottoirs avant la retraite officielle, en criant « à bas les juifs » particulièrement nombreux dans cette localité et en brutalisant tout le monde. Le colonel chargé d'une enquête sur la bagarre subséquente rapporta que des sous-officiers avaient attaqué des passants, mais selon le rapport définitif du Commandant de la DOT, l'attitude des militaires était parfaitement correcte, et les juifs avaient provoqué la bousculade « par leur luxe et par leurs manières arrogantes ».&lt;br /&gt;La Ligue des Droits de l'Homme releva ces contradictions, et un antisémitisme encore plus ouvert dans certains journaux français. Le Journal "La Tunisie Française" parla aussi d'attaques de la part des tirailleurs, et s'appuya sur des déclarations de loyalisme par de notables israélites pour invalider la thèse de « provocation ».&lt;br /&gt;Un autre incident, le mois suivant, rappela celui du Djellaz : les portefaix d'un mort musulman, en voie vers le cimetière, auraient bousculé un juif, et la police dut les dégager des autres israélites accourus au secours de leur coreligionnaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-9017204265126562803?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/9017204265126562803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=9017204265126562803&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/9017204265126562803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/9017204265126562803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/65-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='65- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (9ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-5378142379299051877</id><published>2007-08-18T10:20:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.680+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>64- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (8ème Partie)</title><content type='html'>Suite aux accords de Protectorat de la Tunisie et avec l’installation des Colons français qui ont commencé à avoir la main mise sur les richesses du pays et à travers un groupement d’intérêt qui a pris la nomination de Prépondérants (1), un antisémitisme français flagrant a pris naissance dans la Régence pour confronter les juifs, qui n’étaient pas prêts à céder leurs privilèges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait les juifs de Tunisie étaient accusés de s'isoler au milieu de la population indigène et de former, grâce à des institutions spéciales, une sorte d'Etat dans l'Etat.&lt;br /&gt;En outre, certains français sont allés même demander au gouvernement en place de ne plus faire de distinction entre les sujets tunisiens et de supprimer tous les privilèges qui créent aux Israélites une situation de faveur par rapport aux Musulmans.&lt;br /&gt;L’appel était aussi pour en finir avec les protections consulaires qui, moyennant quelques francs par an, donnent aux Juifs des droits sans leur créer de devoirs et d’exiger des enfants d'Israël les mêmes impôts que payent les autres sujets beylicaux et de les soumettre comme les arabes au service militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait même des voix françaises qui ont appelé à les expulser de la Régence sous prétexte que cette Alliance Israélite Universelle qui vient, en pleine colonie française, façonner une partie importante de la population aux idées des ennemis de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, cachant mal leur antisémitisme certains groupements constatent que Tunis est devenue "la nouvelle Jérusalem" des Juifs, car ces derniers y sont choyés, cajolés et protégés. Or, pour les Prépondérants cette situation est dangereuse pour les intérêts français, c’est ce qu’on pouvait lire dans le journal "La Tunisie Française" du 26 juin 1897, « cette race singulière a conservé dans tous les temps et chez tous les peuples au milieu desquels elle a vécu et qu'elle a exploités, une homogénéité, une persistance de vues, un désir ardent de parvenir à la richesse et au pouvoir; tels que, partout, à la longue, elle a amené la réaction, la révolte, les mesures d'exception enfin qui, seules, en Espagne, en France, en Russie, dans les pays barbaresques, ont pu arrêter son expansion, et, pour un temps, mettre un terme à son envahissement ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet antisémitisme, selon ses protagonistes, est accentué par les pratiques usuraires menées par les Juifs provoquent d'importantes modifications dans les conditions du travail et la vie dans la Régence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les Prépondérants l'usure juive porte également préjudice au commerce, en particulier le petit commerce français, car certains juifs achètent à l'extérieur des marchandises payables à trois mois pour les revendre immédiatement au-dessous des cours et font valoir jusqu'à l'échéance, à un taux excessif, l'argent qu'ils ont reçu comptant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, c'est le risque de transfert de la propriété urbaine vers la communauté juive au détriment de la colonisation qui est, en fait, redouté, tel le cas des agissements juifs dans la région du Cap Bon.&lt;br /&gt;Les Juifs de Nabeul au nombre de 3000 environ, avaient au moins 4 millions de piastres placées dans le Cap Bon. Les immeubles sont entre leurs mains. A Nianou, petit village de 50 familles par exemple, 30 maisons sont en la possession d'un seul juif.&lt;br /&gt;Mais, ces redevances et ces intérêts usuraires, ne sont pas encore les plus importants des bénéfices réalisés, il en est un autre plus dangereux : c'est l'achat des immeubles saisis qui risque de rendre les Juifs dans certaines régions les uniques propriétaires du sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Il faut dire que le terme "Prépondérance" est quelque peu anachronique ici, car il faut attendre 1907 pour qu'il soit introduit dans le vocabulaire politique. Récupéré par les réformistes tunisiens, il signifie tous les privilèges dont peuvent jouir les colons français, les Prépondérants étant ceux qui sont les plus attachés à conserver ces privilèges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-5378142379299051877?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/5378142379299051877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=5378142379299051877&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5378142379299051877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5378142379299051877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/64-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='64- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (8ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8834360066299243749</id><published>2007-08-17T09:00:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.680+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>63- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (7ème Partie)</title><content type='html'>La Bible ne défend nulle part aux femmes de montrer leur visage et de paraitre dans les rues. Leur puissante et continuelle intervention dans l'œuvre de Jésus prouve combien elles étaient à cette époque mêlées à la vie active des hommes. Mais les habitudes et les préjugés des femmes musulmanes ont beaucoup influé sur les femmes juives. Leur obésité d'ailleurs, les rendant inhabiles à la marche et disgracieuses, les retient à la maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne sort pied que les femmes de mauvaise vie; les autres ne se risquent qu'accompagnées et très rarement. Cependant, comme elles sont très jolies, très élégantes et très coquettes, elles se montrent au public une fois la semaine, Tous les samedis, à partir de trois heures, vêtues de leurs plus riches habits, parées de diamants, ornées de bijoux, elles viennent par groupes se poster devant leur croisée à l'endroit le plus apparent, et causer entre elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table style="WIDTH: 194px"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="BACKGROUND: url(http://picasaweb.google.com/f/img/transparent_album_background.gif) no-repeat left 50%; HEIGHT: 194px" align="middle"&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://picasaweb.google.fr/TunisieAntan/ScNesJuives"&gt;&lt;img style="MARGIN: 1px 0px 0px 4px" height="160" src="http://lh6.google.fr/TunisieAntan/RqtxIECHnJE/AAAAAAAAC9Y/caGgIieGlC8/s160-c/ScNesJuives.jpg" width="160" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="FONT-SIZE: 11px; FONT-FAMILY: arial,sans-serif; TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a style="FONT-WEIGHT: bold; COLOR: #4d4d4d; TEXT-DECORATION: none" href="http://picasaweb.google.fr/TunisieAntan/ScNesJuives"&gt;Scènes Juives&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;(Cliquez sur l'image pour accéder à tout l'album)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les étrangers, les jeunes chrétiens et les jeunes indigènes, au courant de ces étranges habitudes, se rendent dans le quartier juif et contemplent à leur aise ces belles personnes réunies, pour leur plaire, derrière les grilles de leurs fenêtres. L'étranger est souvent tout surpris d'être l'objet de chuchotements, de regards provocateurs et même de signes qui seraient très criminels et très significatifs en Europe, mais qui sont, m'a-t-on assuré, sans importance à Tunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juives gagnent à être vues d'un peu loin; avec leurs formes imposantes, elles ont un éclat et une majesté incomparables. Leurs mœurs sont très relâchées, et elles ont le monopole de la galanterie avec les étrangers. Ce n'est pas à dire que les Mauresques aient plus de moralité que les juives; mais elles sont maintenues dans le devoir par la sévérité de la loi, et d'ailleurs moins recherchées des étrangers, parce que le châtiment qui les frappe s'étend à leur complice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Coran, très indulgent pour une faute commise avec un vrai croyant, punit de mort tout commerce d'une musulmane avec un chrétien. La dernière scène de ce genre, très fréquente dans les siècles passés et qui sans doute ne se reproduira plus à l'avenir, eut lieu en 1823, sous le règne de Mahmoud-Bey.&lt;br /&gt;Un boulanger sarde, établi à Tunis, entretenait des relations avec une jeune femme indigène. Des Maures, qui avaient découvert cette intrigue, parvinrent à surprendre le couple imprudent en flagrant délit d'adultère.&lt;br /&gt;Ces malheureux jeunes gens, arrachés de la maison qui leur servait d'asile, furent garrottés et trainés au Bardo avec le voisin complaisant qui protégeait et abritait leurs amours. La foule qui les conduisait, grossissant et s'excitant à chaque pas, faisait retentir l'air d'imprécations et de paroles de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bey, qui partageait ses émotions et ses passions, condamna les trois coupables au dernier supplice. Le chrétien, saisi par les chaouchs, fut conduit sur une des places de Tunis et décapité avant même d'avoir reçu la visite d'un prêtre. La femme fut ensuite noyée dans le lac, et le Maure pendu à la porte de Bab Souika.&lt;br /&gt;Le spectacle avait été complet. Aussi le peuple de Tunis était-il en liesse, et peu s'en fallut que le quartier des Juifs ne fut pillé pendant la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II est vrai que, dans ce pays, la police est très débonnaire et peu clairvoyante; mais, à coté d'elle, il y a une foule de fanatiques qui croient être agréables au prophète en faisant respecter sa loi, et n'hésitent pas à frapper un infidèle qui aura osé souiller de son contact une femme réservée aux vrais enfants du prophète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec les juives on n'a à craindre aucun de ces désagréments. Les hommes, accoutumés aux humiliations, sont aussi beaucoup moins chatouilleux sur le point d'honneur. Pourvu que l'argent arrive, ils ne s'informent pas de la source. L'inconduite d'une femme ne la fait exclure ni de la famille, ni de l'église. Elle fait ce mauvais métier, comme elle en ferait un autre; les parents le tolèrent, et même les rabbins, qui prélèvent sur elle un impôt, établi d'après ses succès probables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juives ne se montrent pas trop difficiles à se prêter aux aventures galantes ; mais elles apportent les plus grands soins pour cacher leurs intrigues amoureuses ; car si leur mari ou le rabbin de la synagogue en avait connaissance, elles courraient le risque d'être châtiées sévèrement, ou même répudiées.&lt;br /&gt;Il n'est pas difficile à un Juif de répudier sa femme, pour peu qu'il puisse alléguer une cause raisonnable pour motiver ce divorce ; et plusieurs, sans avoir recours a cet acte légal, prennent une seconde femme, leur loi autorisant la polygamie ainsi que la loi musulmane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes les filles de joie sont danseuses ; les juives sont même plus habiles dans cet art que les Mauresques; et ce sont elles qui font l'ornement de tous les kifs, espèces d'orgies nocturnes qui sont les seuls délassements de ce peuple voluptueux. On m'a assuré que plusieurs de ces Almées en vogue reçoivent de trois à quatre cents piastres pour une seule dance. A ce compte beaucoup s'enrichissent. Elles se marient alors, et, comme les filles de Lesbos, elles rentrent, sous l'aide de leurs maris, dans le monde, où le rang qu'elles ont dépend des économies qu'elles ont su faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le costume des juives de Tunis ne ressemble en rien à celui des juives d'Alger ou de Fez. Elles ont conservé, au contraire, le costume national qu'elles prétendent porter dans toute la pureté biblique. Elles vont dans les rues à visage découvert, portant des pantalons très collants en soie brochée et de couleur voyante, rouge le plus souvent ainsi que des bas de coton de couleur voyante, des chemises bouffantes avec une casaque de soie rayée et une sorte de bonnet phrygien à pointe recourbée et des babouches en maroquin rouge&lt;br /&gt;Leur gorge est enfermée dans un justaucorps de couleur noire, très collant, très mince, et laissant voir parfaitement tout ce qu'il est censé devoir cacher. La tête est enveloppée d'un burnous blanc, très léger, qui, encadrant la figure, établit un contraste avec leurs yeux et leurs cheveux d'ébène et retombe sur les hanches.&lt;br /&gt;La gaze est assez légère, assez diaphane, pour que l'on voie, à travers le tissu, toutes les formes du corps. Ce costume est de la dernière indécence; il parait cependant que c'est le véritable costume juif, et, qu'il était porté, bien que ce soit contraire à la tradition, par les saintes femmes qui accompagnèrent le Christ au Calvaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme est encore à Tunis chez les juifs dans l'état d'infériorité où Jésus l'a trouvée et dont il l'a relevée. Les rabbins, ne lui reconnaissant point d’âme, lui interdisent l'accès de la synagogue. Elle est maintenue à dessein dans une ignorance profonde, pour qu'elle accepte, sans révolte, la suprématie tyrannique que l'homme s'est arrogée sur elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs se marient très jeunes, les garçons, de quinze à dix-sept ans, les filles, de douze à, quinze. Les célibataires sont très-peu nombreux parmi eux, et les femmes très fécondes. Il en résulte que cette race se multiplie d'une manière prodigieuse et d'autant plus apparente qu'elle contraste avec la diminution constante des musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs, parvenus en fin du XIXème siècle au nombre énorme de cinquante mille, forment plus du quart de la population indigène; avec la sécurité, leur vertu prolifique ne fera que s'accroitre; si les idées de justice et d'ordre continuent à prévaloir dans le divan de la Régence, avant un siècle, ils seront aussi nombreux que les vrais croyants et posséderont la moitié du sol. On ne sait point alors ce qui arrivera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II ne faut pas croire que ces gens soient dépourvus d'audace et de courage ; ils ont jusqu'ici courbé servilement leur front, parce qu'ils étaient incapables de songer à la défense, et que la moindre marque d'insubordination aurait été le signal d'un massacre. Mais il ne faudrait pas qu'ils se crussent à même de résister. Ils feraient voir au monde étonné qu'ils composent la race la plus énergique, la plus patiente, la plus vivace, la plus indomptable, qui ait jamais vécu sous les cieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8834360066299243749?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8834360066299243749/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8834360066299243749&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8834360066299243749'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8834360066299243749'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/63-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='63- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (7ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6166560704622643020</id><published>2007-08-16T09:34:00.000+01:00</published><updated>2007-09-29T12:51:46.749+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>62- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (6ème Partie)</title><content type='html'>Les juifs, esclaves de la lettre, obéissent aveuglément à toutes les prescriptions des livres saints; ils ont horreur des innovations et mettent un point d'honneur à imiter leurs pères en toutes choses.&lt;br /&gt;Les fêtes, occasionnées par un mariage, donnent lieu à une foule de cérémonies puériles, indécentes, bizarres, mais qui remontent au temps de David et de Salomon. Les hommes les plus graves et les plus parcimonieux deviennent tout à coup d'une gaieté et d'une libéralité excessive.&lt;br /&gt;Ce ne sont que danses et festins. On retire de leurs cachettes toutes les pierreries, toutes les perles, tous les diamants, tous les sequins, toutes les étoffes, que l'on possède quelquefois depuis des siècles, et qui composent la fortune de la famille, et on les étale avec complaisance aux yeux des conviés.&lt;br /&gt;Il est vrai que ces folies ne se commettent que la nuit et dans la pièce la plus reculée de la maison. Cependant l'étranger qui arrive, précédé d'une bonne réputation et tant soit peu protégé, peut avoir une part de tous ces plaisirs et contempler toutes ces magnificences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ignorance engendre la superstition; aussi presque tous croient-ils aux mauvais esprits, aux djinns et aux sorciers. Ils ont de plus toutes sortes de préjugés et les habitudes les plus extraordinaires. Pendant les orages, ils ne manquent jamais d'ouvrir les croisées, parce que le Messie doit venir parmi eux au milieu des éclairs et des tonnerres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand un homme est mort dans une maison, aussitôt tous les puits et toutes les citernes sont hermétiquement fermés, de peur que l'ange qui vient de trancher le fil de la vie n'aille y laver son fer ensanglanté et souiller l'eau qui donnerait la mort.&lt;br /&gt;Du reste les juifs ont peur des morts. La présence d'un cadavre dans une maison y porte malheur et l'infecte. Aussi les inhumations sont-elles faites souvent avec une coupable précipitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs, pour ne pas initier des profanes à leurs mystères et surtout de peur des délations, ne prennent que des serviteurs de leur religion, Ils ont aussi leurs médecins. Un médecin arabe ou chrétien n'aborde jamais le lit d'un israélite malade, Parmi ces docteurs qui ne sont contraints de donner aucune preuve de leur science, plusieurs ne sont que d'ignobles et d'infâmes charlatans.&lt;br /&gt;D'autres sont instruits et suivent les traditions de la vieille médecine maure. En tout cas, le métier est peu lucratif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs ne mangent que de la viande tuée et préparée d'après les prescriptions bibliques. Le porc est repoussé par eux avec mépris, avec horreur. Comme les musulmans n'en font pas plus de cas, il en résulte que cet animal, si précieux aux paysans Français, si recherché par les gourmets Européens, est inconnu en Tunisie. Le sanglier, qui abonde dans les forêts de la Mohammedia, se vend aux chrétiens sur les marchés à cinq ou sis sous la livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type des juifs est partout le même, mais plus accentué en Afrique qu'en Europe, parce qu'il y a eu moins de mélange ils n’ont pas cependant cet appendice recourbé, qui est le signe caractéristique des Hébreux de l’Europe, "naso del papagallo", le leur au contraire est droit, et à l’arcade des naines très-développée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hommes en général sont très laids ; sous ce climat trop chaud, dans cette promiscuité forcée des races, il s'est abâtardi. Plus de ces grands Juifs superbes qu'on dirait découpés dans une estampe biblique. Quelques-uns de ceux qu'on rencontre, très vieux et tout petits, ventripotents, les oreilles poilues, les jambes écartées et sèches comme des triques, ont encore le facies osseux, l'œil perçant, le geste sobre ou ressort l'énergique expression de la race. Mais c'est l'exception.&lt;br /&gt;La plupart ont l'aspect efféminé avec leurs joues ombrées de carmin, leur culotte marron serrée sur le bas tendu et leur veste bleue dessinant la taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche les enfants y sont charmants et les femmes très belles. Celles-ci se font remarquer par un teint mat éblouissant, des cheveux noirs très longs et très abondants, des traits purs et réguliers, et par une carnation admirable. Quelquefois seulement, les lignes du visage sont trop dures, le nez trop arqué et le menton trop saillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Tunis, il ne faut pas songer à pénétrer ni chez les Arabes, ni chez les Maures. Les Israélites, au contraire, ouvrent volontiers leur maison encombrée d'enfants de tout âge, car l'épouse juive est très prolifique, et laissent sans façons admirer leur progéniture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les filles, jusqu'a seize ou dix-sept ans, sont délicieuses, plus jolies que belles, mais d'une fraicheur incontestable. Les mères en revanche sont malpropres, comme des pots de saindoux qui débordent, grosses, grasses, replètes, phénoménales de corpulence, surabondantes de chairs bouffies et flasques. Les Juives de Tunis, que Paul Arène appelle « des masses gélatineuses, encroûtées d'or », sont du reste célèbres sous ce rapport.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Mauresques, quoique à un degré moindre, suivent leurs traces; mais, comme elles sortent rarement, il est plus difficile d'en parler. Ne croyez pas à un phénomène naturel ou à une maladie. Cet extrême embonpoint, très recherché des maris, est artificiel, et pour l'obtenir il y a toute une recette. On engraisse les femmes ici, comme on fait les oies en Poitou pour avoir des confits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rv48DCFVPtI/AAAAAAAADM4/KAqtQAptSuk/s1600-h/Juive.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115592249535971026" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rv48DCFVPtI/AAAAAAAADM4/KAqtQAptSuk/s400/Juive.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jusqu'au mariage, la jeune Juive est abandonnée à la propension de sa nature. Telle elle est faite, telle elle se présente aux jeunes gens. Mais, dès qu'une fille est fiancée, le premier soin de la mère est de l'engraisser; elle use pour cela des moyens employés par nos fermières avec les dindes et les oies. La jeune fille, enfermée dans une chambre sombre et humide, y reçoit une nourriture succulente et abondante, sans interruption pendant trente ou quarante jours.&lt;br /&gt;Cette nourriture est composée surtout de boulettes qu'elle doit avaler sans mâcher et dans lesquelles on a pris soin d'enfermer certaines graines du pays qui ont la propriété d'épaissir le sang ainsi que de couscous, de gâteaux de semoule, de boulettes de graisse trempées dans l'huile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lui donne aussi des breuvages soporifiques, afin que, malgré le manque d'exercice, elle dorme toute la nuit et une partie de la journée. Au bout de quarante jours de ce régime, on vient lui présenter les bijoux déposés en présents par son futur époux dans sa corbeille de noces, et, si elle peut les porter sans risquer de les perdre, elle sort de sa prison et rentre dans sa famille.&lt;br /&gt;On va même parfois jusqu'a remettre des anneaux, calibres que devront avoir ses bras et ses jambes. On recommence alors jusqu'à satisfaction complète : Crève si tu veux, mais engraisse. La corpulence ainsi obtenue ne se perd plus.&lt;br /&gt;Notez bien que la femme qui porte les colliers, les bracelets et les bagues les plus larges est censée la plus belle, et met dés lors sa vanité à trouver tous les bijoux trop étroits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les jambes deviennent des poteaux, les hanches des croupes d'hippopotame, les seins des boules spongieuses, la gorge un goitre énorme. La femme n'est plus une femme, mais une outre embarrassée de son trop-plein. Sans doute, ces ampleurs ont des charmes secrets.&lt;br /&gt;Cette coutume peut paraître bizarre : affaire de tempérament ! En France, on pèse la dot; ici, on pèse la femme. Dans un cas comme dans l'autre, la plus lourde l'emporte. Qu'est-ce qui est le plus irrationnel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6166560704622643020?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6166560704622643020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6166560704622643020&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6166560704622643020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6166560704622643020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/62-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='62- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (6ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/Rv48DCFVPtI/AAAAAAAADM4/KAqtQAptSuk/s72-c/Juive.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-3153676501471112967</id><published>2007-08-15T08:45:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.681+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>61- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (5ème Partie)</title><content type='html'>Jusque sous Ahmed-Bey, les juifs ont porté un costume particulier, plutôt asiatique qu'africain. A la fin du XIXème siècle, la plupart des Juifs, surtout ceux qui s'adonnent au commerce, s'habillent, à l'européenne, mais portent la chéchia ou bonnet de feutre rouge en cône tronqué.&lt;br /&gt;Beaucoup roulent autour de la chéchia une cravate noire en forme de turban, afin de se distinguer des Maures qui portent la chéchia avec gland de soie bleue. Ceux qui s'habillent encore à l'orientale portent deux vestes, soutachées bleu ou rouge, la culotte bouffante et un petit burnous jeté sur l'épaule. Ce n'est que parmi les vieux Juifs qu'on rencontre encore la calotte noire et le châle gris ou bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etant inférieurs aux vrais croyants, ils ne pouvaient ni monter à cheval, ni aller en carrosse. A la seconde moitié du XIXème siècle, ces ignobles tracasseries ont disparu du code tunisien et des mœurs des habitants. On pouvait voir facilement de jeunes juifs montés sur de superbes chevaux et de belles juives étalant leurs charmes dans des coupés fabriqués par Erler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Caïd Nessim Scemama (trésorier du Bey) est un second &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_C%C5%93ur"&gt;Jacques Cœur&lt;/a&gt;, bien plus opulent que son souverain. Il a prêté, à lui seul, d'un coup au gouvernement vingt millions de piastres, et le brave homme n'a exigé, outre l'intérêt à 12 %, que le Grade de Général et la Croix de Commandeur du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nichan_Iftikhar"&gt;Nichan Iftikhar&lt;/a&gt;. A 65 ans environ, Nessim Scemama s’est fiancé une jeune fille qui lui arrivait droit de Paris, et qui pouvait bien avoir de seize à dix-sept printemps. Il n'y a que des Orientaux pour commettre de pareilles imprudences. Il aurait du préférer une Tunisienne. Elle aurait pris, au berceau, ces habitudes de soumission qui forment la première qualité des femmes de l'orient, et qui pourront paraître étranges à une Parisienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Caïd Nessim porte sur sa chéchia un échantillon de toutes les pièces de monnaie qui ont cours dans la Régence. A côté de cet opulent personnage existent des fortunes moins apparentes, moins gigantesques que la sienne, mais cependant très considérables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin du XIXème siècle, les actes iniques et violents ne peuvent plus être accomplis, toutes les qualités mercantiles, innées chez les juifs, se sont développées rapidement avec l'audace que donne la sécurité, et même les représentants européens avaient peur qu'en quelques années les juifs auraient accaparé toute la fortune publique de la Régence. Les diplomates étrangers ont déjà mis la puce à l’oreille des Beys et ils cherchaient le moyen de leur faire rendre gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun rapprochement n'ayant eu jamais lieu entre les juifs et les musulmans, il en résulte que chacun de ces deux peuples a conservé, avec son type et son caractère particuliers, ses mœurs, ses traditions et ses préjugés. Les relations forcées que les affaires établissent entre eux disparaissent aussitôt que l'on a mis le pied hors du bazar. Vous ne verrez jamais à la promenade un juif mêlé à des musulmans, ni un musulman à, des juifs.&lt;br /&gt;Une montagne s'élève entre eux, enfantée par le fanatisme, et que la raison ni l'intérêt ne peuvent abaisser. Ces deux races vivent dans les mêmes murs, et ne se confondent qu'à la fin de tout, dans le sein de la terre, dans les bras de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs, très ignorants, sont superstitieux et fanatiques, rigides observateurs de la loi et des prophètes. Toutes les fêtes prescrites dans les livres saints sont célébrées avec une scrupuleuse exactitude; celle de Pâques avec une grande pompe; celle des Tabernacles, de la Pentecôte et des Propitiations, avec beaucoup de zèle.&lt;br /&gt;Le jour du sabbat est observé avec une rigidité toute judaïque. On ne mange que des aliments préparés la veille; on ne traite aucune affaire. La matinée se passe à la synagogue; l'après-midi est consacré à. la méditation, et la promenade est la seule distraction qu'on puisse se permettre dans la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est défendu de prendre aucun plaisir, de paraitre en un lieu public et même de toucher de l'argent. Un diplomate chrétien étant allé assister à la synagogue à un service religieux, et ayant été l'objet des soins les plus prévenants, a voulu, avant son départ, laisser une somme d'argent aux pauvres de la communauté. Son intention ayant été communiquée au rabbin, toute 1'assemblée se leva et murmura une prière faite en son honneur et pour sa prospérité; mais on ne voulut pas accepter son offrande qui ne fut remise que le lendemain à un dignitaire envoyé dans ce but à son hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les juifs ont eu l'habileté d'accaparer tout le commerce, le samedi est devenu le véritable jour férié de Tunis. Toute vie est alors suspendue. Les négociants chrétiens qui se servent d'eux pour intermédiaires avec les indigènes, ne pouvant rien faire sans eux, profitent de ces vacances pour aller à la chasse, et les musulmans pour se livrer au farnienté qui plaît tant à leur indolente nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par esprit de contradiction et par fanatisme, les juifs redoublent d'activité et de turbulence le vendredi et le dimanche, si bien que ces jours sacrés pour les musulmans et pour les chrétiens passent inaperçus, et que la vie active n'est interrompue, comme jadis à Jérusalem, que le jour du Sabbat. Dans les pays chrétiens, les juifs ne pouvaient non-seulement exercer en public leur industrie le dimanche, mais plusieurs d'entre eux ont été brulés vifs pour avoir été surpris à travailler dans leur intérieur.&lt;br /&gt;Les Musulmans qui ont toujours respecté mieux que les européens la conscience humaine, n’ont jamais cru que leurs cris dans les bazars et leur agitation dans la rue fussent une profanation du jour du Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pèlerinages sont en aussi grand honneur à Tunis chez les juifs que chez les musulmans. II est aussi beau d'être allé à Jérusalem qu'à la Mecque, Les indifférents et les efféminés vont en Terre Sainte par la mer. Les ardents et les austères s'y rendent à pied, sans chaussure et le bâton blanc à la main, à travers Tripoli, l'Egypte et le Désert. Aucun voyage n'est plus dangereux; les riches sont assassinés en route par les Bédouins; les pauvres meurent de faim, de fatigue ou de chaleur. Un petit nombre d'élus arrive au but.&lt;br /&gt;Ces catastrophes chaque jour renouvelées, au lieu de ralentir le zèle de ces fanatiques, ne font que le surexciter. L'exaltation religieuse est du reste fréquente et extrême chez ces natures ardentes, convaincues et comprimées, et elle produit des actes d'héroïsme ou de folie, suivant le point de vue où l'on se place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on l’a déjà évoqué, tous les sept ou huit ans périodiquement la calme Tunis était mise en émoi par une scène de pillage ou de supplice. L'amour de la vérité nous force à dire que presque toujours ces actes déplorables étaient provoqués par un juif fanatisé qui croyait par le martyre être agréable au sombre et farouche Dieu d'Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en 1857 et sous le sage Ahmed-Bey que la dernière scène de ce genre eut lieu. Un jour, un israélite, charretier (certaines versions disent que c’est le cocher de Caîd Nessim), Samuel Sfez connu sous le nom de Batou ayant un renom de sainteté chez les siens, s’était bagarré avec un Musulman alors il parcourut les rues de Tunis, vomissant des torrents d'injures contre le Prophète et contre ses trop crédules sectateurs. Jugez de la fureur qui s'empara de toute la gent dévote, plus nombreuse à Tunis que sur aucun point du monde.&lt;br /&gt;Le blasphémateur est arrêté en flagrant délit et, d'après le Coran, condamné au bûcher. Ce châtiment était d'un autre siècle. Les consuls européens s'émurent et résolurent de soustraire ce malheureux au supplice exigé par la loi, autant par humanité que dans la crainte que le spectacle de ces scènes horribles ne produisit une explosion de fanatisme musulman, toujours dangereux pour les chrétiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ahmed-Bey, prince sage et éclairé, secondant leurs efforts, commua la peine de mort en un exil éternel. Ce n'était pas l'affaire des imams, qui demandaient, au nom de Dieu outragé, la mort du coupable. Dans ce but, ils vinrent au Bardo, le livre saint à la main et la menace à la bouche, réclamer l'exécution de la sentence prononcée.&lt;br /&gt;L'émeute grondait à la porte; Ahmed, obligé de sévir, épargna cependant l'horreur du bûcher à ce malheureux, qui fut pendu. Il est évident que ce fanatique avait recherché cette fin tragique; que l'arrêt avait été sévère, mais juste; et que le prince n'avait cédé au torrent qu'après avoir fait tous ses efforts pour y résister; néanmoins vous ne persuaderez jamais à un juif de Tunis qu'Ahmed-Bey n'ait été ce jour-là un abominable tyran, et que ce malheureux supplicié ne soit une glorieuse recrue à ces légions de martyrs israélites dont les Macchabées sont les chefs incomparables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-3153676501471112967?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/3153676501471112967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=3153676501471112967&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3153676501471112967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3153676501471112967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/61-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='61- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (5ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6653301586197787986</id><published>2007-08-14T08:18:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.682+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>60- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (4ème Partie)</title><content type='html'>Les musulmans, plus tolérants que les Occidentaux, ayant d'ailleurs un profond respect pour Abraham dont ils descendent par Ismaël, ont de tout temps exercé envers les juifs une hospitalité qui n'a manqué ni de libéralité ni de grandeur d'âme.&lt;br /&gt;Acceptés comme étrangers, depuis dix-huit siècles, ils sont aujourd'hui encore dans la même position qu'au jour de leur arrivée, ne participant à aucun des privilèges réservés aux citoyens, mais ne subissant non plus aucune charge de l'état, sauf l’impôt des Dhimmis, gouvernés, d'après les livres saints, par des prêtres et des magistrats de leur choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai qu'autrefois, tous les quinze ou vingt ans périodiquement, à la suite d'une émeute populaire provoquée par le fanatisme ou par l’avidité des Arabes et des Juifs, le gouvernement intervenait, rétablissait l'ordre après le pillage de quelques maisons, et faisait payer sa protection à beaux deniers comptants. Mais ces événements se produisaient avec tant de régularité que tout juif, tant soit peu prévoyant, prélevait sur ses économies et mettait dans un coin de son coffre-fort l'argent destiné à cette espèce de rançon. Aussi, malgré l'état d'abjection plus apparent que réel dans lequel ils vivaient, les juifs affluaient-ils en masse sur ce point du monde où ils trouvaient en définitive le plus de bien-être et de sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur supériorité sur les musulmans était tellement évidente que bien des fois des souverains, sacrifiant leurs préjugés à leurs intérêts, ont attiré à leur cour des banquiers de cette nation, et, sous le coup des bienfaits reçus, les ont appelés aux plus éminentes fonctions de l'état.&lt;br /&gt;Quoiqu’émancipés complètement par l’intervention française dans la politique de la Régence, les juifs regrettent la domination turque, et ne voient dans les français à peine établis, qu’une future concurrence qui ne sert pas leurs intérêts sur 1a terre d'Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette race, positive et de qui l'amour-propre est depuis longtemps émoussé, supportait volontiers les outrages d'une populace ignorante et grossière, sachant bien que, ayant concentré en ses mains toutes les richesses, elle a trop de clairvoyance pour ne pas voir qu'avec des chrétiens un pareil rôle est désormais impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs, comme les chrétiens du reste, habitent un quartier qui leur est propre et qui est situé au cœur de la ville. Mais ce n'est pas, comme autrefois en Allemagne et en Italie, un ghetto où ils étaient refoulés et maintenus même contre leur volonté. Il n'y a ni portes ni murs qui les séparent des autres habitants.&lt;br /&gt;Ce n'est pas une espèce de ville maudite, de léproserie, d'où l'on ne pouvait pas sortir certains jours, ni avant certaines heures, et dont les portes avaient des geôliers, comme celles des prisons. Les juifs ne sont groupés ensemble sur un même point que dans leur intérêt, pour leur commodité, et en vertu de cette loi d'affinité qui attire l'un à l'autre des hommes de qui les passions et les principes sont les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Orient, pays de violence, d'anarchie et de despotisme, l'on éprouve plus qu'ailleurs ce besoin d'aide et de protection. C'est pour y obéir que des marchands des mêmes denrées, des artisans des mêmes métiers, des sectateurs du même culte, se sont réunis dans un même quartier, comme des membres d'une même famille dans une même maison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quartier des Juifs s’appelle Hara et en fait, la Hara des Juifs ne peut pas être traduite par ghetto. La Hara était au cœur de la médina, même pas dans les faubourgs. La communauté juive a toujours vécu près des pouvoirs. Il y avait une communauté juive à Kairouan quand Kairouan était la capitale de l’Ifrikya, puis à Mahdia du temps des Fatimides et enfin à Tunis avec les Hafsides. Il y avait même des Hara dans des villages très éloignés tel que Nefta au Djérid. Tout cela parce que l’Etat musulman avait constitué un espace de protection et d’association pour les Juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Tunis, les Juifs habitent de préférence dans la rue Halfaouine et la rue &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sidi_Mahrez"&gt;Sidi-Mehrez&lt;/a&gt;, aux environs de cette étonnante mosquée, sorte de gros cube de maçonnerie blanche, surmonté de neuf coupoles, qui abrite les dépouilles de Sidi-Mehrez, défenseur de Tunis contre les Espagnols et patron commun des créanciers et des débiteurs, ce qui ne se comprend pas très bien.&lt;br /&gt;La légende attribuait la présence des Juifs au rôle de Sidi Mehrez qui était, historiquement, l’homme qui a aidé à reconstruire Tunis. Il était un agent de la dynamisation de la vie économique dans la ville. Il a participé personnellement à la reconstruction des souks proches de sa zaouïa. Pour réaliser cela, il fallait permettre aux Juifs d’habiter dans la ville. Auparavant les Juifs habitaient en dehors de la ville, du côté de Mellassine. Sidi Mehrez a fait appel à leur savoir-faire artisanal et commercial et à leur maîtrise des techniques monétaires. Pour ce saint, la présence des Juifs dans la ville était vitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Juifs livournais dits Grana (ou Gornim), descendaient des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Marrane"&gt;Marranes&lt;/a&gt; chassés du Portugal sous la contrainte de l’Inquisition ; bon nombre des expulsés s’étaient établis dans les ports toscans, et notamment Livourne, qui les accueillirent favorablement, surtout à partir de 1593. Profitant de l’importante communauté juive de Tunis, les Livournais réussirent à établir des relations commerciales actives avec la Régence puis à constituer une forte colonie dans la ville entraînant l’aggravation du problème du logement. Les Livournais constituaient, et de loin, la communauté étrangère la plus nombreuse à Tunis au cours du XVIIe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines sources les nomment « les Juifs francs », « les Juifs européens » ou même « les Juifs chrétiens ». Les premiers Deys Ottomans et les Beys Mouradites ont encouragé leur établissement dans la capitale de la Régence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hammouda Pacha ordonna la construction de logements dans les zones limitrophes de la Hara et les mit à la disposition des immigrants. En effet, à cette période, les immigrés juifs étaient obligés de louer à prix élevé des habitations appartenant à des musulmans. Or, des actes notariés nous révèlent qu’à l’époque des Mouradites, le Bey faisait construire des maisons dans le quartier de la Hara ou dans la zone limitrophe et il donnait à louer ses maisons à des Israélites. Constituées en &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Habous"&gt;Habous&lt;/a&gt;, les rentes de ces biens-fonds étaient destinées à l’alimentation des budgets des institutions de charité et des fondations religieuses.&lt;br /&gt;Ainsi, l’acte de la constitution du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Waqf"&gt;wakf&lt;/a&gt; de la mosquée Hammouda Pacha, daté des débuts du mois de janvier 1664, signale que le fondateur dota la mosquée qu’il construisit à Tunis de 23 donations instituées en Habous. La majorité des donations se trouvaient dans le quartier juif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, les registres des taxes locatives, Al-Kharrûba, qui datent de 1843 et de 1854-55 recensent parmi les biens immeubles Habous de la mosquée de Hammouda Pacha des maisons d’habitation, des chambres ou des étages à entrées indépendantes situés dans différents endroits de la Hara ; parfois le recensement donne le nom de la maison comme celles des Lambroso, Boukhobza, Bourjil, Sâada, Dayyen et Chatboun. En outre, les mêmes registres recensent des biens immeubles à usage économique (des boutiques, des entrepôts) et ces documents précisent leurs emplacements : à l’entrée de la Hara, dans le souk des Granas, dans la rue des Granas, dans le marché aux Poissons, etc. Certains locaux sont désignés par les noms de leur occupant, d’autres par leurs activités : épicier, cordonnier, café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois décennies après Hammouda Pacha, Mohamed Bey construisit sa grandiose mosquée dans le quartier de Bab Souika. Lors de cette opération urbanistique, la Hara a été certainement le quartier qui profita le plus de l’élévation de ce magnifique monument. Plusieurs secteurs du quartier israélite furent rénovés. De nouvelles maisons d’habitation, de nouveaux locaux de commerce ou de service furent construits et octroyés aux Habous de la fondation religieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les habitations, le Bey Hammouda Pacha et ses successeurs contribuèrent à l’aménagement de ce quartier en l’équipant de boutiques, de cafés, de bains, d’abattoirs, etc. Deux souks ont été édifiés à cette époque ; souk el-Hout, marché aux poissons et souk el-Grâna qui porte le nom de la communauté immigrante. Les deux souks étaient des artères commerçantes parmi les plus belles et les plus animés de toute la médina.&lt;br /&gt;Au XVIIIe siècle, cette forme d’intervention des autorités au profit des juifs et de la communauté livournaise en particulier continuera. Ainsi Houssein Ben Ali réalisa un lotissement à al-Drîna, dans une zone limitrophe du côté nord-est de la Hara, et loua les maisons nouvellement construites à des Israélites pour la plupart d’origine européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, les Beys en construisant de nouvelles maisons et en les concédant à des locataires israélites, certainement à des prix élevés, autorisaient la Hara à outrepasser ses limites médiévales. L’opération fut d’autant plus facile que ce quartier n’avait jamais été limité par une enceinte et que nombreuses étaient les habitations abandonnées et en ruines dans les zones proches.&lt;br /&gt;Il est à noter, en outre, qu’en raison de la haute densité de son occupation, le quartier israélite était un espace de spéculation immobilière ; aussi les autorités, comme les particuliers, avaient-ils misé sur ce secteur de rente immobilière élevée pour financer plusieurs de leurs fondations et notamment celles à caractère public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’histoire de la Hara est l’histoire d’un quartier pauvre de la ville. Les quartiers arabes, si mal entretenus qu'ils soient, prennent un aspect de propreté relative à côté de la Hara, dont les ruelles tortueuses sont encombrées de femmes et d'enfants à moitié nus, jouant et se roulant au milieu de chiffons sales et d'immondices à soulever l'estomac le plus solide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La densification de la population juive dans cet espace, qui faisait moins de dix hectares, s’est traduite par le fait que la Hara était devenue un foyer d’épidémies à la fin du XIXème siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cette période, de la Hara sont sorties aussi les élites juives qui se sont installées ensuite au quartier La Fayette ou à la Goulette. Le Caïd Nessim Scemama, qui était le plus riche parmi les riches de ce pays, est un enfant de la Hara. C’était Mahmoud Ben Ayed, le grand trésorier du Bey, qui l’avait associé et en a fait son courtier. Il a ensuite hérité du poste de trésorier de l’Etat après la fuite de Ben Ayed en France. La Hara a constitué une pépinière pour le makhzen pour recruter ses éléments les plus dynamiques. Mais ces Juifs qui se sont investis dans le service de l’Etat ont rompu avec leur groupe d’origine. Les Juifs les plus pauvres continuaient de vivre dans la Hara. Ce sont eux qui ont émigré en Israël en 1948 et non pas les riches qui ont préféré après l’indépendance partir en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6653301586197787986?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6653301586197787986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6653301586197787986&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6653301586197787986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6653301586197787986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/60-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='60- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (4ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-379249785129923866</id><published>2007-08-10T15:07:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.682+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>59- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (3ème Partie)</title><content type='html'>Avant l’abolition de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dhimmi"&gt;Dhimma&lt;/a&gt; en 1857, les Juifs étaient les seuls des sujets de la régence qui payaient au Bey une imposition personnelle; cependant, quoique cette redevance ait pour prétexte le but d'assurer leur sécurité, rien n'est plus commun que de les voir outragés et même frappés par les Maures; ils recevaient même les mauvais traitements ou les coups avec une résignation vraiment étonnante : mais aussi si jamais l’un d'eux osait en riposter à ses agresseurs, il risquerait infailliblement d'être compromis dans un procès sérieux, qui ne pourrait s'arranger que par le sacrifice d'une forte somme d'argent; et souvent ces insultes n'étaient pas d'autre but que cette extorsion abusive et tyrannique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rabbins jouissent d'une autorité très étendue sur leurs coreligionnaires ; ils veillent non-seulement sur la stricte observance du culte mosaïque, mais aussi sur la conduite morale des particuliers de l'un et l'autre sexe.&lt;br /&gt;Une fois, la Régence fut affligée d'une grande sécheresse, fléau qui est une des calamités les plus dommageables et les plus redoutées dans ce pays. Les rabbins ordonnèrent deux jours de jeûne rigoureux par semaine, et des prières solennelles pour obtenir du ciel la faveur d'une pluie abondante; malgré ces actes de pénitence et ces supplications ferventes, la sécheresse continua à désoler le pays. Les rabbins se persuadèrent alors que les péchés des impies, et surtout l’impudicité des femmes répudiées ou veuves, devaient être la seule cause du courroux céleste ; en conséquence ils firent dans toutes les familles juives des recherches scrupuleuses, à la suite desquelles ils découvrirent qu'un assez grand nombre de ces femmes délaissées, ou condamnées au célibat parla mort de leurs maris, avaient un commerce illicite avec des débauchés, ou même étaient devenues enceintes par suite de ce commerce criminel ; les pécheresses furent châtiées sévèrement; mais cette punition exemplaire n'empêcha pas que de nouvelles recherches n'en fissent découvrir encore un assez grand nombre, parmi lesquelles on en reconnut beaucoup de relapses, dont le châtiment précédemment subi n'avait pu amender la conduite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout Juif convaincu d'avoir mangé à la table d'un Chrétien ou d'un Maure est fortement réprimandé par le rabbin, en pleine assemblée de la synagogue, et s'il vient à récidiver, il est déclare déchu de ses droits civils et religieux dans la communauté israélite; son témoignage n'est plus admis; il est frappé d'anathème, déclaré infâme, et en conséquence déshonoré dans l'esprit de tous ceux qui composent sa nation.&lt;br /&gt;Les rabbins ne dédaignent même pas de s'occuper du règlement des habillements; et ils cherchent à réprimer le goût des jeunes filles pour l'élégance du costume, les bijoux, les parures et pour les modes du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je croirai volontiers qu'il est très probable que cette grande autorité des rabbins a dû exercer beaucoup d'influence sur la conservation et la propagation dans ces contrées de la secte mosaïque, qui sans cela aurait peut-être éprouvé des altérations et des changements aussi sensibles que toutes les autres sectes religieuses dont l'orient a vu les révolutions et l'extinction successive.&lt;br /&gt;Cependant, si la sévérité des rabbins s'exerce sur les infractions du sixième et du neuvième commandement du Décalogue, leur rigidité se relâche singulièrement sur le reste de la conduite morale, de leurs ouailles, et principalement sur les diverses tromperies dont les Juifs ne se font aucun scrupule d'user dans le commerce avec les Chrétiens, et même avec les Maures, auxquels on peut dire qu'ils semblent vouloir disputer le monopole des fourberies et le privilège de la mauvaise foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les rabbins sont les premiers à aider les membres de la synagogue dans toutes les manœuvres mensongères qu'ils emploient journellement, soit pour frauder les droits de la douane par de fausses déclarations, soit pour éluder ceux du fisc dans le payement de la redevance du "Kharadj", à laquelle les membres de la corporation judaïque sont soumis, espèce de capitation ou d'impôt personnel qui frappe également tous les individus de cette caste, de tout sexe, de tout âge, depuis le vieillard décrépité jusqu'à l'enfant à la mamelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La principale cause de l'ignorance du gouvernement lui-même est sur le nombre réel des Juifs habitant Tunis vient des fausses déclarations que font à ce sujet les chefs de la synagogue, donnant ainsi à leurs coreligionnaires les premiers exemples de duplicité et de fraude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Rabbins tolèrent déjà la pratique de l’usure la plus révoltante qui soit désapprouvée mais cette pratique reste l’une des activités primordiale, et qui est repoussée par les Maures eux-mêmes ; beaucoup de Juifs ne vivent que des produits de ce trafic infâme de leur capital, et la seule chose dont ils s'occupent, c'est du soin de ne placer leur argent que d'une manière sûre, et entre les mains de débiteurs incontestablement solvables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès qu'ils sont assurés de ce premier point essentiel, ils mettent tous leurs soins à garantir le recouvrement de leur capital et de leurs intérêts par les stipulations les plus rigoureuses, qu'ils s'efforcent de rendre aussi lucratives pour le créancier qu'oppressives et spoliatrices pour le débiteur.&lt;br /&gt;Lorsque des emprunteurs n'ont aucun crédit, ou même n'ont qu'un crédit incertain, ils ont beau avoir besoin de quelque somme, ils ne la trouvent pas chez les Juifs, ou, s'ils réussissent à l'obtenir, ce n'est qu'en consentant à se soumettre aux quatre conditions suivantes :&lt;br /&gt;1- De donner pour gage et nantissement quelques effets précieux et portatif, comme bijoux, diamants, perles, or ouvré ou en lingots, etc..., sur lesquels le prêteur ne donne jamais que moitié ou tout au plus deux tiers de la valeur intrinsèque ;&lt;br /&gt;2- De payer d'intérêts par mois un, et même souvent deux, pour cent de la somme dont le prêt est stipulé, lesdits intérêts payables mensuellement et à jour fixe;&lt;br /&gt;3- De défalquer d'avance sur la somme prêtée le montant des intérêts de la première année ;&lt;br /&gt;4- Enfin, d'abandonner à l'usurier le gage entier, sans aucun dédommagement, si le débiteur se trouve dans l'impossibilité de lui solder un terme des intérêts à leur échéance. Dans ce dernier cas il n'est même fait aucune défalcation des intérêts payés aux différents termes précédents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces prêts usuraires ne peuvent manquer d'absorber ainsi, dès la première année, le huitième au moins ou même le quart de la somme prêtée; chaque année porte le même préjudice à l'emprunteur ; et pour peu que celui-ci tarde à retirer son gage, il risque de le perdre entièrement, soit par les intérêts monstrueux qu'il est obligé de payer, soit par le défaut de payement d'un seul terme de ces intérêts. Il ne doit, dans ce dernier cas, espérer d'obtenir de son créancier ni la moindre faveur ni le moindre délai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne faut pas croire que cet infâme monopole se limite simplement à la nation juive: on accuse, à tort ou à raison, des Européens, qui se disent Chrétiens, de s'y livrer à Tunis avec autant d'empressement que les enfants d'Israël.&lt;br /&gt;Ceux-ci, au reste, sont loin d'être découragés par la concurrence, soit des Européens, soit des Maures, dans toute espèce de commerce et de trafic, bien sûrs de l'emporter sur leurs concurrents, par leur habitude des affaires, leurs ruses financières, et surtout leur activité véritablement admirable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-379249785129923866?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/379249785129923866/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=379249785129923866&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/379249785129923866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/379249785129923866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/59-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='59- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (3ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-722291478719908173</id><published>2007-08-06T08:51:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.682+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>58- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (2ème Partie)</title><content type='html'>Au début du XIXème siècle, Les Juifs sont plus nombreux à Tunis que dans les autres villes de l’Afrique du Nord ; leur nombre n'est pas positivement déterminé; on assure même qu'il est impossible de le connaître, et qu'il est de leur intérêt de le cacher au gouvernement tunisien.&lt;br /&gt;Si cependant on consulte l'opinion publique de l’époque à ce sujet, si on fait un calcul approximatif, d'après l'extension du quartier qu'ils habitent et leur entassement prodigieux dans les maisons dont ce quartier se compose, on croit pouvoir penser qu'il n'y aurait pas d'exagération à présumer qu'il y en a plus de vingt mille qui y ont fixé leur résidence habituelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la première moitié du XIXème siècle (1865), les juifs sont, à Tunis, estimés au nombre de trente à trente-cinq mille. Juste avant le protectorat français, en fin du XIXème siècle, les Juifs sont relativement nombreux dans, la Tunisie, ou ils ont été émancipés, grâce à l'influence Française. On évalue leur nombre à plus de cinquante mille Israélites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme, malgré leur émancipation par les Beys, ils sont généralement mal vus par la population musulmane, les juifs riches ont soin de se mettre sous la protection d'un consul. Ils changent de nationalité suivant que tel ou tel consul est en faveur auprès du Bey régnant.&lt;br /&gt;Un certain nombre, surtout les juifs Maltais sont protégés de l'Angleterre. La majorité parait cependant en fin du XIXème siècle placée sous la protection de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme presque partout, les juifs sont ; dans les rangs extrêmes de la société, très riches ou ; très pauvres. Cette inégalité de condition s'explique par l'esprit d'aventure qui les anime tous, et qui, bien ou mal dirigé, les conduit à la fortune ou à la ruine. La banque et le haut commerce sont exclusivement entre leurs mains, principalement celui des draps, de la soie et des bijoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la classe moyenne sont les courtiers, les petits marchands, les colporteurs, les brodeurs, les tailleurs et les cordonniers. Les autres grouillent dans la misère, vivant des métiers les moins avouables, et surtout des libéralités de leurs coreligionnaires. Tous sont usuriers dans la mesure de leurs ressources.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs ont acheté du Bey le privilège exclusif du commerce de la pelleterie et celui de la cire, commerces qui sont l'un et l'autre très lucratifs.&lt;br /&gt;Ils payent aussi une somme très considérable pour le privilège de distiller les eaux-de-vie. D’ailleurs, les Juifs du Djérid (Nefta) fabriquent avec les dattes fermentées puis distillées une sorte d'anisette très riche en alcool et très parfumée.&lt;br /&gt;Les Israélites ne peuvent cependant vendre ces liqueurs qu'à ceux de leur nation. Mais, quoiqu'il leur soit sévèrement interdit d'en débiter aux Arabes, ils trouvent habituellement le moyen d'éluder cette prescription, par des ventes clandestines, qui forment la plus grande partie du gain de leur fabrication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les juifs de Tunis avaient conservé en grande partie la prépondérance commerciale dont ils jouissaient au début du XVIIe siècle ; même les résidents français étaient souvent réduits à leur prêter leur nom pour faire quelques affaires avec Marseille.&lt;br /&gt;Beaucoup d'entre eux font des opérations très actives, en tout genre de négoce, avec Naples, Gênes, et l'on peut assurer qu'ils monopolisent une grande partie du commerce de Livourne et Marseille avec Tunis ; les Européens même n'en peuvent faire aucun dans la Régence sans avoir à leur service plusieurs "semsars", ou courtiers juifs, qui sont les intermédiaires obligés de toutes leurs transactions avec les Maures.&lt;br /&gt;Se sont ces courtiers qui achètent; ce sont eux qui vendent; c'est par leurs mains que l'argent est transmis des acquéreurs aux vendeurs : toutes ces opérations leur valent le demi pourcent de la part de l'un et de l'autre côté; ce lui leur produit en totalité une remise d'un pour cent pour leur courtage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un assez grand nombre de Juifs et de Juives parcourent la ville en colportant des marchandises que ces marchands ambulants offrent a acheter dans les maisons et les harems; et il est a remarquer que les femmes mauresques ne croient pas être obligées de se voiler devant un Juif.&lt;br /&gt;Comme il est arrivé plusieurs fois que des Juifs et des Juives ont été assassinés dans des maisons, pour s'approprier leurs marchandises, le Bey a ordonné qu'à l'avenir les colporteurs de l'un ou de l'autre sexe aillent toujours deux à deux, et que l'un d'eux soit obligé de rester devant la porte de la maison pendant que son compagnon y entrerait avec ses marchandises. Depuis cette ordonnance, aussi simple que sage, aucun Juif n'a été la victime de l'avidité et de 1a perfidie des spoliateurs meurtriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'esprit mercantile est l'attribut de cette forte race. L'influence d'un climat énervant ne leur a rien fait perdre de leur ardeur et de leur activité. Dans un bazar mixte rien n'est curieux comme de voir l'air affairé, insinuant, persuasif, servile du marchand juif à côté de la noble indifférence et de la calme dignité du marchand maure. Aussi ont-ils attiré dans leurs mains toutes les affaires, et amassent-ils tous les jours des fortunes immenses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut en effet faire un pas dans Tunis sans rencontrer sur son passage des Juifs et des Juives, courant d'un bout à l'autre de la ville, aux divers endroits où leurs intérêts commerciaux les appellent, on les trouve partout, se glissant dans la foule, heurtant les passants, au hasard d'encourir les plus mauvais traitements , et à leur marche accélérée, essoufflée, haletante, à leur air effaré, on croirait qu'ils arrivent à l'instant des quatre coins du globe terrestre, alléchés par l'odeur d'un gain à faire et d’une opération fructueuse à exploiter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les reconnait aisément, les hommes à leurs vêtements d'une couleur sombre, a leur vaste bonnet évasé par le haut, le turban musulman leur étant interdit; les femmes, à la manière particulière dont elles sont voilées, soit, par un morceau de crêpe ne leur couvrant seulement que la moitié de la figure, soit par un mouchoir tendu transversalement d'une oreille à l'autre, qui, passant sur la bouche et le menton, ne cache que la partie inférieure de leur visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On les reconnaît surtout, dans tous les endroits où il y a des réunions commerciales, non-seulement à leur allure turbulente et empressée et à leur physionomie, qui à Tunis, comme partout ailleurs, a conservé son type originel, mais encore a leurs voix glapissantes et criardes, à leur timbre nasillard, au détestable patois qu'ils emploient entre eux, si différent des idiomes arabes et de toute autre langue usitée soit en Afrique, soit en Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le langage habituel des Juifs de Tunis dans leur rapport avec les Européens, est le jargon informe que l’on désigne par le nom de langue Franque, c'est-à-dire un mélange hybride d'arabe, d'italien, de français et d'espagnol, et qui se parle dans toutes les Echelles du Levant; mais entre eux ils ne se servent que d'un patois Judaïque, ou Hébreu corrompu.&lt;br /&gt;La langue franque est seulement parlée, et n'est presque jamais employée par les Juifs dans leur correspondance écrite : l'idiome qu'ils écrivent dans leurs lettres missives est cet hébreu corrompu dont je viens de parler, ou un mauvais arabe, mêlé non-seulement à de mots hébreux, mais encore de ceux des langues de toutes les nations qui bordent la Méditerranée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-722291478719908173?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/722291478719908173/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=722291478719908173&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/722291478719908173'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/722291478719908173'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/58-histoire-des-juifs-de-la-rgence-de.html' title='58- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (2ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-7300577921722314022</id><published>2007-08-04T09:24:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.683+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Judaïsme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>57- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (1ère Partie)</title><content type='html'>Selon la tradition, les premiers Juifs tunisiens se sont installés en Tunisie bien avant la destruction du &lt;a title="Temple de Salomon" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_de_Salomon"&gt;Temple de Salomon&lt;/a&gt; au VIe siècle av. J.-C. Bien que cette théorie semble infondée, la présence des Juifs à l'apparition du christianisme est attestée par des auteurs comme &lt;a title="Tertullien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tertullien"&gt;Tertullien&lt;/a&gt; et &lt;a title="Augustin d'Hippone" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d%27Hippone"&gt;saint Augustin&lt;/a&gt;, par des inscriptions juives retrouvées à plusieurs endroits, par les fouilles archéologiques effectuées dès la fin du XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Gammarth, au nord-est de Tunis, est mise à jour une nécropole juive du IIe siècle de même qu'une synagogue du Ve siècle découverte à Hammam Lif (sud-est de Tunis) en 1883 ou encore par le Talmud de Babylone et de Jérusalem qui rapportent les opinions de rabbins de Carthage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la conquête romaine en 146 av. J.-C., la population juive de la &lt;a title="Afrique (province romaine)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique_%28province_romaine%29"&gt;province d'Afrique&lt;/a&gt; augmente. Aux Juifs déjà implantés dans le pays s'ajoutent ceux venus de Rome, où une présence juive est attestée depuis la fin du IIe siècle av. J.-C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les immigration juives en Afrique du Nord se sont poursuivies en plusieurs vagues, d'abord, au moment de la destruction de Jérusalem par &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Titus_%28empereur_romain%29"&gt;Titus&lt;/a&gt;; la seconde eut lieu sous l'empereur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hadrien"&gt;Hadrien&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Les Juifs arrivèrent en Afrique par plusieurs chemins, les uns, prenant la voie de mer débarquement sur la côte, septentrionale, où ils s’insinuèrent parmi les peuplades autochtones des Berbères fixées sur le littoral et dans le Tell ; d’autres, longeant les rivages des Syrtes et contournant les Chotts, arrivèrent jusqu’à la région des Hauts Plateaux ou ils s’établirent an milieu des populations nomades des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Document_sacerdotal"&gt;Gétules&lt;/a&gt; ; d’autres enfin, purent s’installer dans la région montagneuse de l’Aurès.&lt;br /&gt;Avec le temps certains se sont réunis en tribus indépendantes et d’autres se dispersèrent dans toutes les grandes villes de l’Afrique du Nord&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de la Chrétienté, Néron avait favorisé les Juifs, les employant en qualité de délateurs des Chrétiens alors persécutés, trouvant dans leur concours à satisfaire une haine commune.&lt;br /&gt;Par la suite, les premiers Pères de l’Église ont toujours fait tous, leurs efforts pour empêcher les chrétiens d’avoir des relations avec les Juifs. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile"&gt;Les conciles de Laodicée et de Carthage&lt;/a&gt;, furent obligés d’interdire d’avoir avec les Juifs les moindres rapports, même les plus innocents, 320, après J.-C. Le concile de Nicée défend de manger avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’empereur &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantin_Ier_%28empereur_romain%29"&gt;Constantin&lt;/a&gt; commença par détruire les synagogues d’Afrique. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Constance_II"&gt;Constance&lt;/a&gt;, son successeur, défendit tout rapprochement entre Juifs et Chrétiens. Tout Chrétien convaincu de relations avec les Juifs, était puni par la confiscation de ses biens et privé de la faculté de tester.&lt;br /&gt;Les Juifs ne purent respirer qu’au moment de l’arrivée des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vandales"&gt;Vandales&lt;/a&gt;. Ces derniers étaient Ariens et ennemis des Catholiques ; les Juifs surent servir leurs intérêts politiques et religieux aux dépens de ceux des Catholiques, et pendant un siècle que dura en Afrique la domination vandale, 435 à 534, ils centralisèrent entre leurs mains tout le commerce et l’industrie, réalisant d’immenses fortunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais en 535, Salomon, général de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Justinien"&gt;Justinien&lt;/a&gt;, ayant chassé les Vandales, fit expier aux Juifs leur conduite passée ; il convertit leurs synagogues en églises chrétiennes et les força à embrasser le Christianisme. Depuis Justinien jusqu’à la conquête arabe, les Juifs disparaissent, à part quelques tribus réfugiées dans l’Aurès et le Mzab.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’événement de l’Islam, des Juifs en grand nombre, chassés de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Khaybar"&gt;Khaïbar &lt;/a&gt;par le Prophète Mohamed (saws), vinrent en Afrique vers 628, où ils avaient été précédés par une immigration de leurs coreligionnaires &lt;a href="http://www.histoiredesjuifs.com/temoignages.aspx?category=302"&gt;chassés d’Espagne par Sisebu&lt;/a&gt;t, Roi des &lt;a title="Wisigoths" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wisigoths"&gt;Wisigoths&lt;/a&gt;, en 613.&lt;br /&gt;Une nouvelle immigration des Juifs d’Arabie, définitivement expulsés par le khalife Omar eut encore lieu en 719.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’arrivée des Arabes en Afrique du Nord, une reine berbère &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kahena"&gt;La Kahéna&lt;/a&gt; des tribus fédérées sous le nom de Djeraoua, leur fait face. Certains historiens supposent que La Kahéna serait Juive, personnellement, je ne le pense pas, vu d’une part, la position d’infériorité de la femme dans la société juive qui ne lui permettait pas d’accéder à des postes de commandement ainsi que l’impossibilité à la femme juive d’accéder à un poste sacerdotal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la mort de La Kahéna et la domination Arabe de l’Ifriqiya, les Juifs eurent une certaine paix et ils purent s’organiser, sous la protection des Khalifes. Ils créèrent des écoles de médecine et de lettres à Kairouan. Un médecin juif de Kairouan, Ishaq ben Soleïman Israëli, est l’auteur d’un traité des fièvres, ouvrage réédité en 1516, à Leyde, sous le titre : Opéra Isaci.&lt;br /&gt;Les praticiens sortis de l’école de Kairouan se répandaient jusqu’en Europe ; un des plus connus d’entre eux, est le Juif Sédécias, médecin de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_le_Chauve"&gt;Charles le Chauve&lt;/a&gt; qui fut empoisonné par ce même médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au gré des possesseurs successifs du pays, les Juifs vécurent en Tunisie avec plus ou moins de bonheur. En 1057, lorsque &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hilaliens"&gt;l’invasion hilalienne&lt;/a&gt; s’abat sur l’Afrique du Nord et que Kairouan, centre de la vie juive tunisienne est détruite, les Juifs émigrent en masse et la communauté se disloque. Plus tard, de 1134 à 1150, sous les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Almohade"&gt;Almohades&lt;/a&gt;, les persécutions contre les Juifs se font très dures entraînant de nombreuses conversions forcées. Il faut attendre l’arrivée des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hafsides"&gt;Hafsides&lt;/a&gt;, entre le 13ème et le 16ème siècle, plus tolérants, pour voir la communauté juive renaître de ses cendres et s’épanouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La &lt;a title="Première croisade" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_croisade"&gt;première croisade&lt;/a&gt; a mené presque à un siècle d'accusations de meurtres rituels contre les juifs en France. Beaucoup d'entre eux ont été brûlés ou attaqués en France. Juste après le couronnement de &lt;a title="Philippe Auguste" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Auguste"&gt;Philippe Auguste&lt;/a&gt;, le 14 mars 1181, le roi a ordonné l'arrestation des juifs un samedi, dans toutes leurs synagogues, et on les a dépouillés de leur argent et de leurs vêtements de cérémonie. En avril suivant, 1182, il a édité un édit d'expulsion, accordant tout de même aux Juifs un délai de trois mois pour la vente de leur propriété personnelle. Les biens immobiliers, maisons, champs, vignes, granges, et pressoirs à vin, ont cependant été confisqués. Les Juifs ont essayé, en vain, de gagner des nobles à leur cause. En juillet, ils furent obligés de quitter le domaine royal de la France ; leurs synagogues ont été converties en églises. Ces mesures successives étaient simplement des moyens de remplir les coffres royaux. Les marchandises confisquées par le roi ont été revendues et la plupart des Juifs sont parti dans leur nouvelle terre d’accueil l’Afrique du Nord et notamment la Tunisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1290, Le roi&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Ier_d%27Angleterre"&gt; Edouard Ier&lt;/a&gt; fit arrêter et emprisonner 600 Juifs dans la Tour de Londres. Deux cent soixante dix d'entre eux furent pendus et leurs biens confisqués. Finalement, le roi expulsa tous les juifs et s'empara de leurs maisons et de tous leurs biens tout en leur autorisant à emporter l’argent qu’ils possèdent. Le roi leur fournit des bateaux pour quitter l’île. Sur de nombreux bateaux, l’équipage les dévalise et les jette par-dessus bord. Plusieurs d’entre eux atteignirent la côte africaine et s’installèrent entre Tunis et Alger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Juifs disparaissaient peu à peu et on pouvait entrevoir l’instant très rapproché où les conversions à l’islam et l’exode, allaient débarrasser à jamais l’Afrique de leur présence, lorsqu’en 1391 eut lieu à Majorque, Castille et Aragon, un soulèvement général contre les Juifs, accusés d’avoir empoisonné les fontaines, de s’être approprié la plus grande partie de la fortune publique et d’avoir, en toute circonstance, servi les intérêts des Sarrasins contre la Chrétienté. Nombreuses communauté furent juives massacrées et un nombre considérable de Juifs vint chercher un refuge en Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Juifs d’Afrique du Nord se divisèrent alors en deux groupes, les anciens : porteurs de turbans « baalé hamiçnefeth », les nouveaux, les Espagnols : porteurs de bérets « baalé el kipron ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Juillet 1394, le roi de France &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_VI_de_France"&gt;Charles VI&lt;/a&gt;, dit "le Fou", décrète l'expulsion de tous les juifs "sans exception ni privilège". C'est la troisième fois que les juifs sont expulsés de France depuis le début du siècle (1306 et 1322). Ils sont rendus responsables de la famine, de la misère et même de la folie du roi, d'empoisonnement de puits, de collusion avec les lépreux, de propagation de la peste lors de la grande épidémie de 1348, etc .... Les Parisiens les flagellent en place publique. Le roi et la reine de France leur donnent jusqu'au 3 novembre pour regagner les frontières du royaume. Il n'existera plus de communautés juives en France jusqu'au XVIème siècle. Une grande partie des Juifs expulsés sont venus renforcer leurs coreligionnaires en Afrique du Nord, leur nouvelle terre d’exil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au mois de Janvier 1492, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Reconquista"&gt;Ferdinand et Isabelle&lt;/a&gt;, plantaient leurs étendards sur les murs de Grenade, après deux ans de siège. Deux mois après leur entrée triomphale à Grenade, les rois catholiques décidèrent le bannissement des Juifs. « C’était pour les Chrétiens, dit Mercier, la conséquence, le complément de la disparition du royaume musulman. L’Espagne reconstituée, unifiée, n’aurait qu’un seul culte, celui du Christ. En même temps cesserait la scandaleuse opulence de ces mécréants dont les richesses entreraient en partie dans la caisse du royaume, par la confiscation ».&lt;br /&gt;Les Juifs essayèrent en vain de détourner l’orage, en offrant une partie de leur avoir. Le 3 mars 1492, fût signé, à Grenade, l’édit d’expulsion. Quiconque, parmi les Juifs, refusait d’entrer dans la religion chrétienne, devait sous trois mois, quitter l’Espagne sans pouvoir jamais y revenir.&lt;br /&gt;Huit cent mille Juifs, reçurent en 1492, l’ordre de quitter l’Espagne avant le 31 juillet, sans espoir de retour. Ils vinrent pour la plupart se réfugier en Afrique du Nord et augmenter d’autant le nombre des membres de la communauté africaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces arrivants juifs en Tunisie au cours du temps furent acceptés dans leur nouvelle terre d’accueil. Les Arabes les laissèrent débarquer, y trouvant un profit momentané ; en effet, chaque immigrant était tenu de payer au débarquement un certain droit fixé à un doublon d’Espagne, environ 26 francs ; d’acquitter en outre des droits d’entrée très élevés sur ses effets et marchandises et de se conformer enfin à l’impôt de capitation, la Djéziah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A suivre ....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Bibliographie:&lt;br /&gt;- Tunis au 19ème siècle (2ème partie) : Marginalité et mutations sociales - Abdelhamid Larguèche&lt;br /&gt;- Algérie et Tunisie - Alfred Baraudon&lt;br /&gt;- Histoire de l’Afrique Septentrionale (Berbérie) - Depuis les temps les reculés jusqu’à la conquête Française - Ernest MERCIER&lt;br /&gt;- Description de l’Afrique Septentrionale – El Bakri&lt;br /&gt;- Histoire ancienne de l’Afrique du Nord – Stéphane Gsell&lt;br /&gt;- Histoire des établissements et du commerce Français dans l’Afrique Barbaresque (1560-1793) (Algérie, Tunisie, Tripolitaine, Maroc) - Paul MASSON&lt;br /&gt;- Tunis, Description de cette Régence - Dr Louis Frank&lt;br /&gt;- En Tunisie - Albert de la Berge&lt;br /&gt;- Les Européens à Tunis aux XVIIe et XVIIIe siècles - Ahmed Saadaoui&lt;br /&gt;- L'autre à travers le journal La Tunisie Française - Hassan El-Annabi&lt;br /&gt;- Libération ou annexion - Aux chemins croisés de l'histoire tunisienne - Daniel Goldstein &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-7300577921722314022?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/7300577921722314022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=7300577921722314022&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7300577921722314022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7300577921722314022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/08/57-histoire-des-juifs-en-tunisie-1re.html' title='57- Histoire des Juifs de la Régence de Tunis (1ère Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8582257514759005597</id><published>2007-06-20T08:31:00.000+01:00</published><updated>2007-06-26T22:05:04.997+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kharidjite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fatimide'/><title type='text'>56- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (3ème Partie)</title><content type='html'>&lt;p&gt;Cependant, l’Homme à l’âne, qui avait obtenu quelques succès sur des corps isolés, réunit encore une armée et vint, avec confiance, se présenter devant Kairouan ; il attaqua même le camp d’Ismail qui se trouvait en dehors de la ville. On combattit pendant plusieurs jours avec des alternatives diverses ; enfin le Khalife, ayant reçu des renforts et pris une vigoureuse offensive, repoussa les kharidjites dans le sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid envoya alors des corps isolés inquiéter les environs de Kairouan et couper la roule de cette ville à El Mahdia et à Sousse. Le chef de la révolte semblait néanmoins à bout de forces ; Ibrahim crut, pouvoir entrer en pourparlers avec lui et lui offrir de lui rendre ses femmes à condition qu’il s’éloigne pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme à l’âne accepta et reçut le pardon pour lui et ses partisans.&lt;br /&gt;Mais c’est en vain que le prince Fatimide avait espéré obtenir la paix en traitant le rebelle avec cette générosité. A peine Abou Yézid fut il rentré en possession de son harem qu’il revint attaquer les Fatimides plongés dans une trompeuse sécurité (août 916). Le Khalife résolut alors d’en finir par la force avec ce lâche ennemi. Ayant réuni un corps nombreux de troupes régulières et d’auxiliaires Kétama et Berbères et de l’est, il se mit à leur tête et vint attaquer les Kharidjites qui, en masses tumultueuses, se préparaient à renouveler leurs agressions. Lorsqu’on fut en présence, Ismaïl disposa sa ligne de bataille en se plaçant au centre avec les troupes régulières et en formant son aile droite avec les contingents de l’Ifriqiya et son aile gauche avec les Kétama. Il attendit dans cet ordre le choc de ses ennemis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid vint attaquer impétueusement les Berbères de l’aile droite et, les avant mis en déroule, se heurta contre le centre qui l’attendit de pied ferme sans se laisser entamer. Après avoir laissé aux Kharidjites le temps d’épuiser leur ardeur, Ismaïl charge à la tête de sa réserve et force l’ennemi à la retraite. Bientôt les adhérents d’Abou Yézid sont en déroute; ils fuient dans tous les sens en abandonnant leur camp et les vainqueurs en font le plus grand carnage. Dix mille têtes de ces partisans furent, dit-on, envoyées à Kairouan, où elles servirent d’amusement à la lie du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut alors qu’Ismaïl traça le plan de la ville de Sabra à un mille au sud-ouest de Kairouan. Cette place, qui devait être la capitale de l’empire Obeidite, reçut le nom de son fondateur : Mansouria (la ville de Mansour). Après sa défaite, Abou Yézid avait en vain essayé de se jeter dans Sbiba. De là, il prit la route de l’ouest et se présenta devant Baghai; cette forteresse, qu’il n’avait pu enlever au début de la campagne, lui ferma de nouveau ses portes et il dut en commencer le siège.&lt;br /&gt;Mais il avait affaire à un ennemi dont les qualités militaires se développaient avec les difficultés de la campagne. Sans lui laisser aucun répit, Ismaïl confia le commandement de Kairouan à l’esclavon Merah, et, se mettant à la tête des troupes, alla établir son camp à Saguïet Mems, où il reçut les contingents des Kétama et ceux des cavaliers nomades du sud et de l’est (octobre 946).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors commença cette chasse mémorable qui devait se terminer par la chute de l’agitateur. Ismaïl marcha d’abord sur Baghai. A son approche, Abou Yézid prit la fuite à travers les montagnes, vers l’ouest, en passant par Bellezma (12) et &lt;a href="http://blog.ifrance.com/ngaous.bled/post/133738-bienvenue-marhaben-bikom-pour-voir-le-site-de-ngaous-click-a-droite-sur-voir-tous-les-liens"&gt;Negaous&lt;/a&gt; ; il pensait pouvoir résister dans la place forte de Tobna (13), mais le Khalife arriva sur ses talons et il fallut fuir encore.&lt;br /&gt;Dans cette localité, Djafer ben Hamdoun, gouverneur de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/M%27sila"&gt;Mecila&lt;/a&gt; et du Zab, vint apporter des présents à son souverain et lui présenter ses hommages. Il lui amenait aussi un jeune chef de partisans qui se disait le Mehdi et qu’on avait fait prisonnier dans l’Aurès, à la tête d’une bande. Le Khalife ordonna de l’écorcher vif. « Ainsi faisait-il de tous ceux qu’il prenait », dit Ibn-Hammad, ce qui lui valut le surnom de l’écorcheur. D’autres prisonniers eurent les mains et les pieds coupés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ismaïl reçut également de Mohammed, fils d’El Kheir ben Khazer, chef des Mag’raoua, un message amical. Ce prince, allié des Omeyades d’Espagne, avait, au profit de l’anarchie, étendu son autorité jusqu’à Tiharet et exerçait sa prépondérance sur tout le Maghreb central. Jusqu’alors il avait soutenu l’Homme à l’âne, mais la cause de l’agitateur devenait par trop mauvaise, et le chef des Mag’raoua se hâtait de l’abandonner avant qu’elle fût tout à fait perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid, ne sachant où trouver un appui, dépêcha son fils Ayoub en Espagne pour tâcher d’obtenir une diversion des Omeyades.&lt;br /&gt;En attendant leur secours, il se jeta dans les montagnes de Salat, sur les confins occidentaux du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hodna"&gt;Hodna&lt;/a&gt;. Ce pays était occupé par les Beni Berzal, fraction des Demmer, qui professaient ses doctrines. Grâce à l’appui de ces indigènes, il put atteindre la montagne abrupte de Kiana. Mais le Khalife l’y poursuivit, força les Beni Berzal à la soumission et mit en déroute les adhérents de l’agitateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid, qui avait gagné le désert, y resta peu de temps et reparut dans le pays des R’omert, au sud du Hodna. Ismaïl vint l’y relancer, et l’Homme à l’âne chercha en vain à rentrer dans le pâté montagneux de Salat. Rejeté vers le sud, il entraîna à sa poursuite les troupes Fatimides, qui reçurent, des mains des Houara de Redir, Abou Ammar l’aveugle et un autre partisan qu’ils avaient arrêtés. L’armée du Khalife éprouva les plus grandes privations dans cette marche, tant par le fait des intempéries que par le manque de vivres, et elle perdit beaucoup d’hommes et de matériel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ismaïl pénétra alors dans le pays des Sanhadja, où il fut reçu par Ziri ben Menad avec les honneurs dus à un suzerain. Pour reconnaître sa fidélité, le Khalife le nomma gouverneur de toute la région, au nom des Fatimides, et lui accorda l’autorisation d’achever la ville d’Achir, dont il avait commencé la construction dans le Djebel el Akhdar, pour en faire sa capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après être arrivé à Hamza, Ismaïl tomba malade et dut séjourner quelque temps dans le pays des Sanhadja. On avait complètement perdu la trace d’Abou Yézid, lorsque tout à coup on apprit qu’il était venu, à la tête d’un rassemblement de Houara et de Beni Kemlane, mettre le siège devant Mecila. Ismaïl, qui se disposait à pousser jusqu’à Tiharet, se hâta d’accourir au secours d’Ibn Hamdoun (fin janvier 947).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt Abou Yézid fut délogé de ses positions : ayant été abandonné par ses partisans, las de partager sa mauvaise fortune, il n’eut d’autre ressource que de se jeter encore dans les montagnes de Kiana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après s’être ravitaillé à Mecila, Ismaïl, en attendant des renforts, alla bloquer la montagne où s’était réfugié son ennemi. Mais celui-ci recevait des vivres de Bantious et autres oasis du Zab, et ne souffrait nullement du blocus. Les contingents des tribus alliées étant enfin arrivés, l’armée Fatimide attaqua la montagne; le combat fut rude ; mais à force d’énergie, les défilés gardés par les Kharidjites furent tous enlevés et les rebelles se dispersèrent en désordre.&lt;br /&gt;Abou Yézid, entraîné dans la déroute, reçut un coup de lance qui le jeta en bas de son cheval. Ceux, qui le poursuivaient, et en tête desquels étaient, dit-on, Ziri ben Menad, se précipitèrent sur lui pour le prendre vivant ; mais son fils Younès et ses partisans accoururent à son secours, et un nouveau combat acharné s’engagea sur son corps. Les Nekkariens purent enfin emporter leur chef blessé. Un grand nombre de Kharidjites avaient été tués. On décapita tous les cadavres, ce qui valut à cette bataille le nom de journée des têtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Homme à l’âne avait pu gagner le sommet de la montagne de Kiana et se renfermer dans une citadelle établie sur un piton appelé Tagarboucet (l’arçon). Ismaïl l’y poursuivit, mais le refuge du rebelle était dans une position tellement escarpée qu’il dut renoncer à l’enlever sur le champ. Il planta ses tentes au lieu dit En-Nador (l’observatoire), sur un des contreforts de la montagne, et y commença le Ramadan le vendredi 26 mars 947. Le lendemain, il ordonna l’assaut, mais Abou Yézid, entouré de ses fils s’y défendit avec le courage du désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vain les assiégeants s’avancèrent, en traversant des ravins escarpés et en escaladant les roches, jusqu’au pied du dernier escarpement, malgré la grêle de pierres et de projectiles que leur lançaient les assiégés, ils ne purent arriver au sommet, et la nuit les surprit avant qu’ils eussent achevé d’assurer leur victoire. Pendant la nuit, Ibrahim fit incendier les broussailles qui environnaient le fort, afin qu’elles ne pussent favoriser la fuite de son ennemi. Les Houara, dont les habitations avaient été brulées et les bestiaux enlevés, vinrent le soir même faire leur soumission.&lt;br /&gt;Ismaïl avait pu se convaincre, dans ces journées de luttes, qu’il n’avait pas assez de troupes pour réduire son ennemi. Il demanda des soldats réguliers à Kairouan et, en attendant leur arrivée, s’installa à son camp du Nador. « Tant que je n’aurai pas triomphé de mon ennemi, disait-il, mon trône sera où je campe. » Le Khalife passa ainsi de longs mois, pendant lesquels il employa les troupes que le blocus laissait disponibles à pacifier la contrée.&lt;br /&gt;Enfin les renforts arrivés par mer parvinrent au camp du Nador et l’on donna l’assaut. Cette fois, la forteresse fut enlevée. Abou Yézid, ses fils et quelques serviteurs dévoués, s’étaient réfugiés dans une sorte de réduit où ils tenaient encore. On finit par y pénétrer, mais l’agitateur n’y était plus ; il était sorti par un passage secret et fuyait au milieu des roches, porté par trois hommes, car il était couvert de blessures. Peut-être aurait-il échappé encore si ceux qui le portaient ne l’avaient laissé rouler dans un ravin profond, d’où il fut impossible de le retirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vainqueurs finirent par le trouver à demi-mort. Ils l’apportèrent au Khalife, qui l’accabla de reproches sur son manque de foi et sa conduite envers lui ; néanmoins, comme il le réservait pour son triomphe, il fit soigner ses blessures ; mais, quelques jours après, l’Homme à l’âne rendait le dernier soupir (août 947). Son corps fut écorché et sa peau bourrée de paille pour être rapportée à El-Mahdia. Sa chair et les têtes de ses principaux adhérents ayant été salées, furent expédiées à El-&lt;br /&gt;Mahdia. Du haut de la chaire, on y annonça la victoire du Khalife, et les preuves sanglantes en furent livrées à la populace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute d’Abou Yézid fut le dernier coup porté aux Nekkariens. Ayoub et Fadel, fils de l’homme à l’âne, qui avaient pu échapper, tentèrent de rallier les débris des adhérents de leur père. S’étant associés à un ambitieux de la famille d’Ibn Khazer, nommé Mâbed, ils parvinrent à réunir une armée et allèrent attaquer Tobna et même Biskra. Mais le Khalife ayant envoyé contre eux ses généraux Chafa et Kaïcer, soutenus par les contingents des Sanhadja avec Ziri ben Menad, les agitateurs furent défaits et durent se réfugier dans les profondeurs du désert.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;Ainsi se termina la révolte de l’Homme à l’âne, sous les coups de laquelle l’empire Fatimide avait failli s’écrouler. Abou Yézid, dont on ne saurait trop admirer la ténacité, l’indomptable énergie et même les talents militaires, se laissa, comme beaucoup d’autres, griser par le succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la seule faute qu’il commit, en ne marchant pas sur El Mahdia après la prise de Kairouan, il perdit à jamais sa cause. Doit-on le regretter ?&lt;br /&gt;Nous n’osons affirmer que son succès aurait été bien avantageux pour l’Afrique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question qui pouvait se poser, pourquoi les Zénètes l’ont-ils suivi dans son œuvre ? Étaient-ils convaincus de son dogme ou voulaient-ils se débarrasser des Fatimides qui sont d’origine arabe?.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi les Kétama et les Sanhadja se sont-ils associés aux Fatimides alors qu’ils étaient au bout du souffle ? Etaient-ils réellement des tribus d’origine arabes comme l’a souligné Ibn Khaldoun ou étaient-ils des berbères qui avaient eu peur de la domination des Zénètes ?.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(11) Délégation du gouvernorat du Kairouan&lt;br /&gt;(12) Chaine montagneuse de la wilaya de Batna l’algérienne&lt;br /&gt;(13) D’après El Bekri, Tobna, ville algérienne était plus grande que Kairouan même. Ancienne Tubunae, située à 4 kilomètres au sud de Barika, il ne reste plus sur les lieux que des débris de constructions et d’ustensiles.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Source : &lt;/p&gt;&lt;p&gt;1- Précis de l’histoire de l'Afrique SeptentrionalePar Ernest MERCIER - 1868&lt;/p&gt;&lt;p&gt;2- Ibn-Khaldoun, Berbères, t. II, p. 530-542, t. III, p. 201-213.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;3- El- Bekri, Ibn-Hammad, El-Kaïrouani, p. 98 et suivantes. Documentssur l’hérétique Abou-Yézid, par Cherbonneau. Revue africaine, n° 78, et collectiondu Journal asiatique.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8582257514759005597?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8582257514759005597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8582257514759005597&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8582257514759005597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8582257514759005597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/06/56-la-rvolte-dabou-yzid-lhomme-lne-3me.html' title='56- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (3ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-2188306831585731163</id><published>2007-06-19T10:19:00.000+01:00</published><updated>2007-06-26T22:06:32.415+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kharidjite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fatimide'/><title type='text'>55- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (2ème Partie)</title><content type='html'>Abou Yézid s’installa dans le camp de Meyssour, et, suivant son plan de campagne, au lieu de profiter de la terreur répandue par sa dernière victoire pour marcher sur El Mahdia, il lança ses guerriers par groupes sur les provinces de l’Ifriqiya. Les farouches sectaires portèrent alors le ravage et la mort dans tout le pays, qu’ils couvrirent de sang et de ruines. Parmi les plus acharnés à commettre ces excès, se distinguèrent les Beni Kemlane. L’autorité d’Abou Yézid s’étendit au loin.&lt;br /&gt;Plusieurs places fortes tombèrent en son pouvoir et notamment Sousse, où les plus épouvantables cruautés furent commises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce fut sans doute vers ce moment qu’Abou Yézid envoya à l’Omeyade &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Abd_al-Rahman_III"&gt;An-Nasser&lt;/a&gt;, Khalife de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cordoue"&gt;Cordoue&lt;/a&gt;, une ambassade pour lui offrir son hommage de fidélité. Cette démarche, il est inutile de le dire, fut fort bien accueillie par la cour d’Espagne. La municipalité de Kairouan avait, dit-on, insisté, pour qu’il la fit. Afin de lui plaire, Abou Yézid avait rétabli dans cette ville le culte orthodoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Homme à l’âne, sur le point de réussir, agissait déjà en souverain. Enivré par ses succès, il ne tarda pas à rejeter sa robe de mendiant pour se vêtir d’habillements princiers et s’entourer des attributs de la royauté. Il allait au combat monté sur un cheval de race. Ce n’était plus l’homme à l’âne. Pendant ce temps, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qaim_bi-Amr_Allah"&gt;Al-Kaïm&lt;/a&gt; occupait ses troupes à couvrir sa capitale de solides retranchements, car il s’attendait tous les jours à voir paraître l’ennemi sous ses murs. En même temps, il put faire passer un message aux Kétamiens, toujours fidèles, et à leurs voisins les &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanhadja"&gt;Sanhadja.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers accueillirent favorablement sa demande de secours. Leur chef &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ziri_ibn_Manad"&gt;Ziri ben Menad&lt;/a&gt;, que des généalogistes complaisants rattachèrent à la filiation du prophète, s’était, ainsi qu’on l’a vu, déclaré l’ami des Fatimides ; la rivalité de sa tribu avec celle des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9n%C3%A8tes"&gt;Zenètes&lt;/a&gt; Mag’raoua était une raison de plus pour combattre la révolte des Zenètes Kharidjites.&lt;br /&gt;Des contingents fournis par les Kétama et les Sanhadja vinrent harceler les derrières de l’armée nekkarienne, tandis que des forces plus considérables se concentraient à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Constantine_%28Alg%C3%A9rie%29"&gt;Constantine&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après être resté pendant 70 jours dans une inaction inexplicable. Abou Yézid vint mettre le siège devant Al Mahdia. Le faubourg de Zouïla tomba en sa possession, à la suite d’une série de combats qui durèrent plusieurs jours, et il s’avança jusqu’à la Meçolla, à une portée de flèche de la ville (janvier 945). Ainsi se trouva réalisée une prédiction attribuée au Mehdi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid, dans son ardeur, avait failli se faire prendre, il reconnut que la ville ne pouvait être enlevée par un coup de main et, ayant établi un vaste camp retranché ans dessus de Zouïla, au lieu dit Fehas-Terennout, il entreprit le siège régulier d’El Mahdia.&lt;br /&gt;Ce fut alors que les Kétama et Sanhadja, pour opérer une diversion, sortirent de leur camp de Constantine et vinrent attaquer, à revers, l’armée Kharidjite. Mais, Abou Yézid lança contre eux les Ourfeddjouma (8), sous la conduite de Zeggou el Mezati, et ces troupes parvinrent à les repousser. Ainsi, Al-Kaïm demeura abandonné à lui-même, n’ayant d’autre espoir de salut que dans son courage et sa ténacité.&lt;br /&gt;Abou Yézid pressa le siège, livrant de nombreux assauts à la ville ; les Fatimides, de leur côté, firent de continuelles sorties. L’issue de ces engagements était généralement indécise, car les assiégeants, en raison de la configuration du terrain, ne pouvaient mettre en ligne toutes leurs forces et perdaient l’avantage du nombre. L’Homme à l’âne se multipliait, conduisant lui-même ses guerriers au combat et il faillit trouver la mort dans une de ces luttes, ou l’acharnement était égal de part et d’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fallut dès lors renoncer à enlever la place de vive force et se contenter de maintenir un blocus rigoureux. Pour employer une partie de ses troupes et se procurer des approvisionnements, Abou Yézid les envoyait fourrager dans l’intérieur. Bientôt la famine vint ajouter à la détresse des assiégés, entassés dans El Mahdia, et Al-Kaïm dut se décider à expulser les non-combattants qui étaient venus s’y réfugier lors de l’approche des Kharidjites.&lt;br /&gt;Ces malheureux, femmes, vieillards et enfants furent impitoyablement massacrés par les Nekkariens, qui leur ouvraient le ventre pour chercher, dans leurs entrailles; les bijoux et monnaies qu’ils supposaient avoir été avalés par les fuyards.&lt;br /&gt;Abou Yézid donnait lui-même l’exemple de la cruauté : tout prisonnier était torturé. Les Obeidites, de leur côté, ne faisaient aucun quartier.&lt;br /&gt;Le siège traînait en longueur ; les Fatimides avaient trouvé de nouvelles ressources, soit dans les magasins d’approvisionnement, soit par suite d’un ravitaillement exécuté par Ziri ben Menad, selon Ibn- Khaldoun (ce qui semble peu probable, à moins qu’il n’ait été opéré par mer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les premiers jours, des rassemblements considérables de Berbères arrivant du Djebel Nefoussa (9), du &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mzab"&gt;Zab&lt;/a&gt;, ou même du Maghreb, venaient sans cesse grossir l’armée des Nekkariens. Mais cette armée, par sa composition hétérogène, ne pouvait subsister qu’à la condition d’agir et surtout de piller. L’inaction, les privations ne pouvaient convenir à ces montagnards accourus à la curée. L’Homme à l’âne essayait de les lancer sur les contrées de l’intérieur ; mais à une grande distance, il ne restait plus rien ; tout avait été pillé. Les guerriers nekkariens commencèrent à murmurer ; bientôt des bandes entières reprirent le chemin de leur pays et, une fois cette impulsion donnée, l’immense rassemblement ne tarda pas à se fondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Promptement, Abou Yézid n’eut plus autour de lui que les contingents des Houara de l’Aurès (10) et des Beni Kemlane et quelques Beni Ifrene. El-Kaïm profita de l’affaiblissement de son ennemi pour effectuer une sortie énergique qui rejeta l’assiégeant dans son camp.&lt;br /&gt;En même temps, des émissaires habiles suscitèrent le mécontentement parmi les derniers adhérents d’Abou Yézid, en faisant ressortir combien son luxe et sa conduite déréglée étaient indignes de son caractère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incapable de résister à une nouvelle sortie et ne pouvant même plus compter sur ses derniers soldats, Abou Yézid se vit forcé de lever le siège au plus vite et d’opérer sa retraite sur Kairouan, en abandonnant son camp aux assiégés. Selon Al-Kaïrouani, trente hommes seulement l’accompagnaient dans sa fuite (août 945).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Mahdia se trouva ainsi délivrée au moment ou les rigueurs du blocus l’avaient réduite à la dernière extrémité. Depuis longtemps, les vivres étaient épuisées ; on avait dû manger la chair des animaux domestiques et même celle des cadavres. Les assiégés trouvèrent dans le camp Kharidjite des vivres en abondance et des approvisionnements de toute sorte. Aussitôt, le Khalife Al-Kaïm reprit l’offensive.&lt;br /&gt;Tunis, Sousse et autres places rentrèrent en sa possession, car la retraite des nekkariens avait été le signal d’un tollé général de la part des populations victimes de leurs excès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Abou Yézid, il avait été reçu avec le dernier mépris par les habitants de Kairouan, lorsqu’ils avaient vu sa faiblesse. L’Homme à l’âne, en éprouvant la rigueur de la mauvaise fortune, changea complètement de genre de vie, il revint à la simplicité des premiers jours et reprit la chemise de laine et le bâton, simple livrée sous laquelle il avait obtenu tous ses succès. En même temps, des officiers dévoués lui amenèrent des troupes fidèles qui occupaient différents postes. Il se mit à leur tête et porta le ravage et la désolation dans les campagnes environnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces entrefaites, Ali ben Hamdoun, gouverneur de Mecila, ayant réuni un corps de troupe, opéra sa jonction avec les contingents des Kétama et Sanhadja et s’avança à marches forcées au secours des Fatimides.&lt;br /&gt;Les garnisons de Constantine et de Sicca Veneria (&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Kef"&gt;le Kef&lt;/a&gt;) se joignirent à eux. Mais Ayoub, fils d’Abou Yézid, suivait depuis Béja tous leurs mouvements, et, une nuit, il attaqua à l’improviste Ibn Hamdoun dans son camp. Les confédérés, surpris avant d’avoir pu se mettre en état de défense, se trouvèrent bientôt en déroute et les Nekkariens en firent un grand carnage. Ali ben Hamdoun, lui-même, tomba, en fuyant, dans un précipice où il trouva la mort. Les débris de l’armée, sans penser à se rallier, rentrèrent dans leur cantonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tunis était tombée, quelques jours auparavant, au pouvoir de Hassen ben Ali, général d’Al-Kaïm, qui avait fait un grand massacre des Kharidjites et de leurs partisans.&lt;br /&gt;Aussitôt après sa victoire, Ayoub se porta sur Tunis, mais le gouverneur Hassen étant sorti à sa rencontre, plusieurs engagements eurent lieu avec des chances diverses. Ayoub finit cependant par écraser les forces de son ennemi et le couper de Tunis, où les Nekkariens entrèrent de nouveau en vainqueurs. Hassen, qui s’était réfugié sous la protection de Constantine, toujours fidèle, entreprit de là plusieurs expéditions contre tes tribus de l’Aurès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encouragé par ce regain de succès, Abou Yézid voulut tenter un grand coup. Dans le mois de janvier 946, il alla, à la tête d’un rassemblement considérable, attaquer Sousse, et, pendant plusieurs mois, pressa cette place avec un acharnement qui n’eut d’égal que la résistance des assiégés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces entrefaites, un dimanche, le 18 mai 946, le Khalife Aboul Kacem el&lt;br /&gt;Kaïm cessa de vivre à El Mahdia. Il était figé de 55 ans. Avant sa mort, il désigna comme successeur son fils Abou Tahar Ismaïl qui devait plus tard recevoir le surnom d’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Mansur_%28Fatimide%29"&gt;Al-Mansour&lt;/a&gt; (le victorieux). Selon Al-Kaïrouani, Al-Kaïm aurait, un mois avant sa mort, abdiqué en faveur de son fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ismaïl, le nouveau Khalife fatimide, était âgé de 32 ans. C’était un homme courageux, instruit et distingué. Il s’élevait, dit Ibn-Hammad, au-dessus de tous les princes de la famille Obeidite par la bravoure, le savoir et l’éloquence. Dans les circonstances où il prenait le pouvoir, il lui fallait autant de prudence que de décision ; aussi, pour éviter de fournir un nouveau sujet de perturbation, commença-t-il par tenir secrète la mort de son père. Rien, à l’extérieur, ne laissa supposer le changement de règne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sousse était, alors réduite à la dernière extrémité. Le premier acte d’Ismail fut d’envoyer une flotte porter des provisions et un puissant renfort aux assiégés. Les généraux Rachik et Yakoub ben Ishak, qui commandaient cette expédition, abordèrent heureusement et, secondés par les troupes de la garnison, vinrent avec impétuosité attaquer le camp des Nekkariens, au moment où ceux-ci se croyaient sûrs de la victoire.&lt;br /&gt;Après une courte lutte, les Kharidjites furent mis en déroute et leur camp demeura aux mains des Fatimides. Sousse était sauvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid chercha un refuge à Kairouan, où se trouvaient ses femmes et le fidèle Abou Ammar. Mais les habitants de la ville, indisposés contre lui à cause de ses cruautés, et voyant son étoile sur le point d’être éclipsée, fermèrent les portes à son approche et refusèrent de le recevoir. Il se retira à Sbiba, suivi seulement de quelques partisans. En même temps, le Khalife Ismaïl, après avoir passé par Sousa, faisait son entrée à Kairouan (fin mai 946). Il accorda une amnistie générale aux habitants de cette ville. Les femmes et les enfants d’Abou Yézid furent respectés, et le prince fit pourvoir à leurs besoins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite : &lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/06/56-la-rvolte-dabou-yzid-lhomme-lne-3me.html"&gt;56- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (3ème Partie)&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(8) Tribu du sud Tunisien&lt;br /&gt;(9) le Djebel Nefoussa s'étend du sud de la Tunisie à l'est de la Libye Certains descendants des kharijites s’y trouvent encore aujourd’hui.&lt;br /&gt;(10) La tribu berbère des Houara occupait jadis presque toutes les plaines qui s'étendent de Tébessa à constantine. Les Henencha, Harkata et Nememcha ne sont autres que leurs descendants.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-2188306831585731163?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/2188306831585731163/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=2188306831585731163&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/2188306831585731163'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/2188306831585731163'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/06/55-la-rvolte-dabou-yzid-lhomme-lne-2me.html' title='55- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (2ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-1070047080941258705</id><published>2007-06-18T17:17:00.000+01:00</published><updated>2007-06-26T22:07:03.291+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Kharidjite'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Fatimide'/><title type='text'>54- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (1ère Partie)</title><content type='html'>Abou Yézid, fils de Makhled ben Kidad El Ifréni (أبو يزيد مخلد بن كيداد), &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9n%C3%A8tes"&gt;Zénète&lt;/a&gt; de la tribu des Beni Ifréne, fraction des Ouargou, avait été élevé à Takious(1), dans le pays de Kastiliya(2).&lt;br /&gt;Il était né, dit-on, à &lt;a href="http://www.edunet.tn/ressources/sitetabl/sites/kebili/libnsinakebili/contenu/region/contenu/histoire.htm"&gt;Nefzaoua&lt;/a&gt; (selon certaines autres sources au Soudan, du commerce de son père avec une négresse, dans un voyage effectué par Makhled pour ses affaires). Il avait fait ses études à Takious et à &lt;a href="http://www.nachoua.com/Toz2000/Tozeur.html"&gt;Tozeur&lt;/a&gt;, où il avait reçu les leçons du Mokaddem (évêque) des &lt;a href="http://membres.lycos.fr/forumbismillah/SPIP/article.php3?id_article=143"&gt;Ibâdites&lt;/a&gt; Abou-Ammar, l’aveugle. Il s’était ainsi pénétré, dès son jeune âge, des principes de ces sectaires et particulièrement de la fraction qui était désignée sous le nom de Nekkariens(3). C’étaient des puritains militants qui permettaient le meurtre, le viol et la spoliation sur tous ceux qui n’appartenaient pas à leur secte.&lt;br /&gt;Abou Yézid était contrefait, boiteux de naissance et fort laid, mais, dans cette enveloppe frêle et disgracieuse, brûlait une âme ardente et d’une énergie invincible. Il possédait à un haut degré l’éloquence qui entraîne les masses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès qu’il eut atteint l’âge d’homme, il s’adonna à l’enseignement, c’est-à-dire qu’il s’appliqua à répandre les doctrines de sa secte, et ses prédications enflammées n’avaient qu’un but : pousser à la révolte contre l’autorité constituée. Il parcourut les tribus &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kharidjisme"&gt;Kharidjites&lt;/a&gt; en pratiquant le métier d’apôtre, et se trouvait à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tiaret"&gt;Tiharet&lt;/a&gt; au moment du triomphe du Mehdi. Il se posa, dès lors, en adversaire résolu de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fatimides"&gt;Dynastie Fatimide&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forcé de fuir de Tiharet, il rentra dans le pays de Kastiliya et ne tarda pas à se faire mettre hors la loi par les magistrats de cette province. Il tenta alors d’effectuer le pèlerinage, mais il ne paraît pas qu’il eût réalisé ce projet, qui n’était peut-être qu’une ruse de sa part pour détourner l’attention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 928, il était de retour à Takious et, dès l’année suivante, commençait grouper autour de lui des partisans prêts à le soutenir dans la lutte ouverte qu’il allait entamer.&lt;br /&gt;En 934, il se crut assez fort pour lever l’étendard de la révolte à Takious, mais le souverain Fatimide s’étant décidé à agir sérieusement contre lui, Abou Yézid dut encore prendre la fuite. Il renouvela sa tactique et simula ou effectua un voyage en Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques années de silence, il rentrait à la faveur d’un déguisement à Tozeur (938) mais avant été reconnu, il fut arrêté par le gouverneur et jeté en prison. A cette nouvelle, son ancien précepteur Abou-Ammar, l’aveugle, mokaddem des Nekkariens, cédant aux instances de deux des fils d’Abou Yézid, nommés Fadhel et Yézid, réunit un groupe de ses adeptes et alla délivrer le prisonnier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois, il n’y avait plus à tergiverser et il ne restait à Abou Yézid qu’à combattre ouvertement. Il se réfugia dans le sud chez les Beni Zendak, tribu Zénète, et, de là, essaya d’agir sur les populations Zénètes de l’&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aur%C3%A8s"&gt;Aurès&lt;/a&gt; et du Zab et notamment sur les Beni Berzal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avait soixante ans, mais son ardeur n’était nullement diminuée, malgré l’âge et les infirmités. Après plusieurs années d’efforts persévérants, il parvint à décider ces populations à la lutte. Vers 912, il réunit ses principaux adhérents dans l’Aurès, se fit proclamer par eux cheikh des vrais croyants, leur fit jurer haine à mort aux Fatimides et les invita à reconnaître la suprématie des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Omeyade"&gt;Omeyades&lt;/a&gt; d’Espagne. Il leur promit en outre qu’après la victoire, le peuple berbère serait administré, sous la forme républicaine, par un conseil de douze cheiks. L’homicide et la spoliation étaient déclarés licites à l’encontre des prétendus orthodoxes, dont les familles devaient être réduites en esclavage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 942, Abou Yézid profita de l’absence du gouverneur de Baghaï (4) pour venir, à la tête de ses partisans, ravager les environs de cette place forte.&lt;br /&gt;Une nouvelle course dans la même direction fut moins heureuse, car le gouverneur, qui, cette fois, était sur ses gardes, repoussa les Nekkariens et les poursuivit dans la montagne; mais, s’étant engagé dans des défilés escarpés, il se vit entouré de Kharidjites et forcé de chercher un refuge derrière les remparts de sa citadelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid essaya en vain de le réduire ; manquant de moyens pour faire, avec succès, le siège de Baghai, il changea de tactique. Des ordres, expédiés par lui aux Beni Ouacin, ses serviteurs spirituels, établis dans la partie méridionale du pays de Kastiliya, leur prescrivirent d’entreprendre le siège de Tozeur et des principales villes du Djérid. Cette feinte réussit à merveille, et, tandis que toutes les troupes des postes du sud se portaient vers les points menacés, Abou Yézid venait s’emparer sans coup férir de &lt;a href="http://site.voila.fr/TEBESSA"&gt;Tébessa&lt;/a&gt; et de Medjana. La place de Mermadjenna éprouva bientôt le même sort ; dans cette localité, le chef de la révolte reçut en présent un âne gris dont il fit sa monture. C’est pourquoi on le désigna ensuite sous le sobriquet de l’homme à l’âne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De là, Abou Yézid se porta sur El-Orbos (5), et, après avoir mis en déroute le corps de troupes &lt;a href="http://www.al-imane.fr/forumv/showthread.php?t=4367"&gt;Kétamiennes&lt;/a&gt; qui protégeait cette place, il s’en empara et la livra au pillage : toute la population réfugiée dans la grande mosquée fut massacrée par ses troupes, qui se livrèrent aux plus grands excès. Ainsi, un succès inespéré couronnait les efforts de l’apôtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme à l’âne prit alors le titre de Cheikh des Croyants : vêtu de la grossière chemise de laine à manches courtes usitée dans le sud, il affectait une grande humilité, n’avait comme arme qu’un bâton et comme monture qu’un âne.&lt;br /&gt;En présence du danger qui le menaçait, le Calife Fatimide &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qaim_bi-Amr_Allah"&gt;Al-Kaïm bi Amr Allah&lt;/a&gt;, sans s’émouvoir, réunit des troupes et les envoya renforcer les garnisons des places fortes.&lt;br /&gt;Avec le reste de ses soldats, il forma trois corps dont il donna le commandement en chef à Meyssour. L’esclavon Bochra partit à la tête d’une de ces divisions pour couvrir &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9ja"&gt;Béja&lt;/a&gt;, menacée par les Nekkariens. Le général Khalil ben Ishak alla occuper &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kairouan"&gt;Kairouan&lt;/a&gt; et Rakada (6), avec le second corps. Enfin Meyssour demeura avec le dernier è la garde d’El-Mehdia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abou Yézid marcha directement sur Béja et fi t attaquer de front l’armée de Bochra par un de ses lieutenants nommé Ayoub. Celui-ci n’ayant pu soutenir le choc des troupes régulières, l’Homme à l’âne effectua en personne un mouvement tournant qui livra aux Kharidjites le camp ennemi et changea la défaite en victoire. La ville de Béja fut mise à feu et à sang par les vainqueurs. Les hommes, les enfants mêmes furent passés au fil de l’épée, les femmes réduites en esclavage. Cette nouvelle&lt;br /&gt;victoire eut le plus grand retentissement dans le pays et, de partout, accoururent, sous la bannière d’Abou Yézid, de nouveaux adhérents, autant pour échapper à ses coups que dans l’espoir de participer au butin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Beni Ifrene et autres tribus Zénètes formaient l’élite de son armée. L’Homme à l’âne s’efforça de donner une organisation è ces hordes indisciplinées qui reçurent des officiers, des étendards, du matériel et des tentes ; quant à lui, il conserva encore la simplicité de son accoutrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Tunis, où il s’était réfugié, Bochra envoya contre les Nekkariens de nouvelles troupes, mais elles essuyèrent encore une défaite à la suite de laquelle ce général, contraint d’évacuer Tunis, alla se réfugier à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sousse"&gt;Sousse&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;L’Homme à l’âne, après avoir fait une entrée triomphale à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tunis"&gt;Tunis&lt;/a&gt;, alla établir son camp sur les bords de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Medjerda"&gt;la Medjerda&lt;/a&gt;, pour y attendre de nouveaux renforts, afin d’attaquer le souverain Fatimide au cœur de sa puissance. Les populations restées fidèles à cette dynastie se réfugièrent sous les murs de Kairouan. Le moment décisif approchait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant qu’il pût investir &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mahdia"&gt;El Mahdia, &lt;/a&gt;Abou Yézid, pour tenir ses troupes en haleine, les envoya par petits corps faire des incursions sur les territoires non soumis. Ces partis répandirent la dévastation dans les contrées environnantes et rapportèrent un butin considérable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin l’Homme à l’âne donna le signal de la marche sur la capitale. En avant de Sousse, l’avant-garde, commandée par Ayoub, se heurta contre Bochra et ses guerriers brûlant de prendre une revanche. Les Kharidjites furent entièrement défaits : quatre mille d’entre eux restèrent sur le champ de bataille et un grand nombre de prisonniers furent conduits à El Mahdia, où le prince ordonna leur supplice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet échec, tout sensible qu’il fût, n’était pas suffisant pour arrêter l’ardeur des Nekkariens avides de pillage. Bientôt, en effet, renforcés de nouveaux volontaires, ils reprirent leur marche vers le sud et arrivèrent sous les murs de Rakada. A leur approche, les troupes abandonnèrent cette place et allèrent se renfermer dans Kairouan. Après être entré sans coup férir dans Rakada, Abou Yézid se porta sur Kairouan, qu’il investit avec les cent mille hommes dont il était suivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Khalil ben Ishak, qui n’avait rien fait pour empêcher l’investissement de la ville dont il avait le commandement, ne sut pas mieux la défendre pendant le siège. Dans l’espoir de sauver sa vie, il entra en pourparlers avec Abou Yézid et poussa l’imprudence jusqu’à venir à son camp. L’homme à l’âne le jeta dans les fers et bientôt le fit mettre à mort, malgré les représentations que lui adressa Abou Ammar contre cet acte de lâcheté. Pressée de toutes parts et privée de chef, la ville ne tarda pas à ouvrir ses portes aux assiégeants (milieu d’octobre 944).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suivant leur habitude, les Kharidjites livrèrent Kairouan au pillage ; les principaux citoyens, les savants, les légistes étant venus implorer la clémence du vainqueur, n’obtinrent que d’humiliants refus; ils auraient même, selon Ibn Khaldoun, reçu l’ordre de se joindre aux Kharidjites et de les aider à massacrer les habitants de la ville et les troupes Fatimides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dit qu’en faisant son entrée dans la ville, Abou Yézid criait au peuple: « Vous hésitez à combattre les Obeidites (7) ? Voyez cependant mon maître Abou Ammar et moi ; l’un est aveugle, l’autre boiteux : Dieu nous a donc, l’un et l’autre, dispensés de verser notre sang dans les combats, mais nous ne nous en dispensons pas ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans toute cette première partie de la campagne, les généraux fatimides semblent avoir lutté d’incapacité, en se laissant successivement écraser sans se prêter aucun appui. Après la chute de Kairouan, Meyssour, sortant de son inaction, vint, à la tête d’une nombreuse armée, attaquer le camp des Kharidjites. La bataille eût lieu au col d’El-Akouïne, en avant de la ville sainte, et elle parut, d’abord, devoir être favorable aux Fatimides, lorsque le contingent de la tribu Houaride des Beni Kemlane de l’Aurès, transportée quelques années auparavant dans l’Ifriqiya, passa dans les rangs Kharidjites et, se retournant contre les troupes Fatimides, y jeta le désordre, suivi bientôt de la défaite. Meyssour reçut la mort de la main des Beni Kemlane qui portèrent sa tête au chef de la révolte. Les tentes et les étendards obeidites tombèrent aux mains des Nekkariens. La tête de Meyssour, après avoir été traînée dans les rues de Kairouan, fut envoyée en Maghreb avec la nouvelle de la victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Suite : &lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/06/55-la-rvolte-dabou-yzid-lhomme-lne-2me.html"&gt;55- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (2ème Partie)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarques personnelles :&lt;br /&gt;(1) Takious ou Taguïous est située à environ 10 km de Tozeur du côté de Ouled Majed du côté de l’est, il ne reste plus d’elle que quelques vestiges épars dans les Oasis et au flanc de la montagne.&lt;br /&gt;(2) Kastiliya : Actuel Djérid&lt;br /&gt;(3) Nekkariens : « النكار « c’est une secte à part auquelle il faudrait peut être réservé toute une note. Se sont un groupe d’Ibadites constitué de Abdallah Ibn Abdelaziz, Abou Maarouf Choayb, Abou Moarrekh Amrou ben Mohamed, Hatem ben Mansour et Abdallah ben Zid El Fazari qui se sont séparés de leur maitre Abou Oubayda Moslem Ibn Abi Karima en raison de leurs divergences théologiques.&lt;br /&gt;Ils ont commencé leur aventure comme étant un groupe politique d’opposition aux Ibadites. Le côté spirituel de cette secte s’était développé au sein de ses dissidents à la Bassora.&lt;br /&gt;(4) Ville historique située en Algérie dans la &lt;a href="http://algerie.el-annabi.com/wilaya/khenchela.htm"&gt;Wilaya de Kenchela&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;(5) El-Orbos connue aussi sous le nom de Laribus située juste à côté de la ville de Dahmani en Tunisie&lt;br /&gt;(6) Ville située à côté de Kairouan&lt;br /&gt;(7) Les Fatimmides sont appelés aussi Obeidites par référence au fondateur de cette dynastie Obeyd Allah Al Mahdi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :&lt;br /&gt;1- Précis de l’histoire de l'Afrique Septentrionale&lt;br /&gt;Par Ernest MERCIER - 1868&lt;br /&gt;2- Ibn-Khaldoun, Berbères, t. II, p. 530-542, t. III, p. 201-213.&lt;br /&gt;3- El- Bekri, Ibn-Hammad, El-Kaïrouani, p. 98 et suivantes. Documents&lt;br /&gt;sur l’hérétique Abou-Yézid, par Cherbonneau. Revue africaine, n° 78, et collection&lt;br /&gt;du Journal asiatique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-1070047080941258705?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/1070047080941258705/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=1070047080941258705&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1070047080941258705'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1070047080941258705'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/06/54-la-rvolte-dabou-yzid-lhomme-lne-1re.html' title='54- La Révolte d’Abou Yézid, l’Homme à l’Âne (1ère Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-3608264326460386864</id><published>2007-05-11T11:04:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.683+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Turc'/><title type='text'>53- Prise de Tunis par Barberousse 1534</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQtESYUEDI/AAAAAAAAB3c/StQ8k6kr0nA/s1600-h/Chaireddin_Barbarossa.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063221432747823154" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQtESYUEDI/AAAAAAAAB3c/StQ8k6kr0nA/s400/Chaireddin_Barbarossa.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La dynastie des &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Hafsides"&gt;Hafsides&lt;/a&gt; régnait à Tunis depuis trois siècles. En 1525, le roi Moulay Mohammed étant mort, un de ses fils, &lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/moulay-hassan-le-roi-effmin-de-tunis.html"&gt;Moulay Hassan&lt;/a&gt;, bien qu’il ne fût pas l’aîné de la famille, monta sur le trône, au mépris du droit de ses frères et grâce aux intrigues de sa mère, femme ambitieuse, qui nourrissait ce dessein depuis longtemps.&lt;br /&gt;Le premier soin de Moulay Hassan fut de faire étrangler ceux de ses frères dont il craignait quoique révolte. Le prince Rachid, l’un d’eux, parvint à s’échapper et s’enfuit à Alger auprès de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Khayr_ad-Din_Barberousse"&gt;Khair-Eddine Barberousse&lt;/a&gt;, dont il implora la protection.&lt;br /&gt;Khair-Eddine était alors sur le point de partir pour Constantinople ; il emmena le prince en le comblant de promesses et de marques de respect. Arrivé à Constantinople, il proposa au Sultan de se servir de ce malheureux pour conquérir, au profit de l’empire, le royaume de Tunis. &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soliman_le_Magnifique"&gt;Sulaiman&lt;/a&gt; adopta son plan. Une flotte formidable fut armée sous la direction de Khair-Eddine, et l’on eut soin de répandre le bruit que le but de cet armement était d’établir sur le trône da Tunis le prince Rachid. Mais, au moment où cette flotte se disposait à appareiller, Rachid, qui jusque-là avait gardé une foi entière dans les promesses de ses deux puissants patrons, se vit traîtreusement arrêté par leurs ordres, puis jeté dans une prison, où il termina ses jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il esiste plusieurs texte sur le prise de Tunis par Barberousse, je vous invite à lire cette version racontée par le Prêtre Juan De Iribès qui était à Tunis lors de ces événements :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQtbCYUEEI/AAAAAAAAB3k/ivJ1MCWdu3o/s1600-h/janissaire.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063221823589847106" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQtbCYUEEI/AAAAAAAAB3k/ivJ1MCWdu3o/s400/janissaire.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le 11 juin 1534, deux galiotes turques se présentèrent à l’entrée de la Goulette ; elles apportaient une lettre du Sultan pour le roi de Tunis Moulay Hassan ; mais, celui-ci ne voulut pas permettre aux galiotes de pénétrer dans le port. Les Turcs indignés jetèrent sur le rivage la lettre du Grand-Seigneur, et le 13 ils remirent à la voile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 4 août 1534, les habitants de la ville de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Annaba"&gt;Bône&lt;/a&gt; se révoltèrent et tuèrent le commandant de la Kasbah. Le 9 du même mois, le roi Moulay Hassan fut avisé de cette rébellion, et le 12 il fit partir 400 cavaliers et 250 arquebusiers pour rétablir l’ordre.&lt;br /&gt;Trois jours après, dans la nuit du 15, on vit passer en mer un grand nombre de voiles. Le matin, cette nouvelle se répandit dans Tunis, et le roi, croyant que c’était l’armada des chrétiens, jura par la tête de son père que, si elle osait s’approcher de Tunis, il ferait couper la tête à tous les chrétiens qui se trouvaient dans la ville ; mais on sut bientôt que cette flotte était celle de Barberousse, qui venait de s’emparer de Bizerte. Alors, le roi de Tunis, bien autrement alarmé, se mit à courir les rues, implorant le secours des habitants et leur disant : « Je suis votre père, et vous êtes mes enfants. » Mais le peuple, qui n’aimait pas le roi, ne remua pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, Barberousse vint à la Goulette. Moulay Hassan, qui, accompagné de sa mère, chercha un refuge au milieu des Arabes, et un mouvement insurrectionnel éclata après son départ provoqué par des mensonges diffusés par Barberousse.&lt;br /&gt;Ce dernier avait fait répandre le bruit qu’il amenait avec lui, sur sa galère, Moulay Rachid, frère du roi, le fils de la Négresse, comme on l’appelait à Tunis.&lt;br /&gt;La nouvelle de son retour détermina les principaux de la ville à se rendre à la Goulette, auprès de Barberousse ; mais il se trouva que cette nouvelle était fausse.&lt;br /&gt;Comprenant qu’ils étaient joués, les Tunisiens envoyèrent dire secrètement à Moulay Hassan qu’il pouvait revenir, et que tous ils se réuniraient à lui, pour l’aider à chasser les Turcs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 18 Août 1534, Barberousse se présenta de bonne heure, dans la matinée, devant la porte d’Al-Djazira avec 4,500 hommes ; au même moment, Moulay Hassan arrivait dans le faubourg opposé, suivi de 4,000 cavaliers arabes. Les Tunisiens avaient pris les armes et se rassemblaient tumultueusement, appelant le roi à grands cris ; mais les Arabes ne voulurent pas accompagner plus loin Moulay Hassan, et s’arrêtèrent dans le faubourg. Le roi entra seul dans la ville où les Turcs venaient de pénétrer par l’autre porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant toute la journée, on se battit dans les rues. D’abord, les habitants eurent l’avantage. Plusieurs Turcs isolés furent massacrés, et les autres refoulés dans la citadelle que les Tunisiens pressaient de toutes parts. Le lendemain, Barberousse ordonna une nouvelle sortie : 1800 renégats et janissaires se précipitèrent dans la ville; leurs escopettes firent merveille et les Tunisiens s’enfuirent en désordre. Poursuivant leur victoire à travers les rues, les Turcs pénétrèrent dans les maisons et tuèrent tous ceux qui s’y trouvaient : 2000 Maures, hommes, femmes et enfants succombèrent dans cette triste journée. Enfin, les habitants se soumirent à Barberousse et le reconnurent pour roi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que ceci se passait dans la ville, au-dehors Moulay Hassan, qui avait rejoint les Arabes, se trouvait dans un grand danger. Voyant que les Turcs étaient les plus forts, ses sauvages auxiliaires voulurent le livrer à Barberousse, et ce ne fut pas sans peine que Moulay Hassan parvint à leur échapper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 24 août, il arriva à Tunis un ambassadeur nommé Louis Flouri (1), secrétaire dit Dauphin et docteur dans l’un et l’autre droit. Cet envoyé venait de Constantinople. Barberousse le reçut avec de grands honneurs, le combla de présents, et, après avoir longuement conféré avec lui, le fit conduire à Marseille. Un de ses principaux officiers accompagna l’ambassadeur (2).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 octobre, on apprit à Tunis que le Pacha Ibrahim avait battu le Soufi de Perse. Barberousse ordonna à cette occasion de grandes réjouissances qui durèrent quatre jours et quatre nuits. Après ces fêtes, il y eut une terrible sédition des janissaires qui réclamaient leur solde. Ils voulaient tuer Barberousse, qui fut même obligé de se cacher ; mais celui-ci les fit payer, et tout se calma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 28 novembre, nouvelle mutinerie des Turcs, 400 soldats sortirent de la ville, disant qu’ils allaient rejoindre Moulay Hassan. Barberousse ordonna à ses renégats de les poursuivre. 180 des mutins furent tués, et sept ou huit, qui avaient été faits prisonniers, pendus aux créneaux de la citadelle. Les autres, au nombre de 260, se sauvèrent dans la campagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les troupes de Barberousse, se composent de 1800 janissaires, 6500 Grecs, Albanais et Turcs et 600 renégats, la plupart Espagnols. Quant à la flotte, lorsque Barberousse se présenta devant Tunis, elle était forte de 84 galères; mais, six sont retournées à Constantinople, dix autres ont été envoyées à Alger, quinze à Bône et quinze à Bizerte ; par ordre de Barberousse, dix-huit ont été aussi désarmées, de sorte que vingt seulement, avec sept grands navires amenés de l’île de Djerba par Sinan (3), tiennent la mer et croisent devant la Goulette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il faut en croire Juan de Iribés, Barberousse, pendant son séjour à Tunis, commit de grandes cruautés, faisant couper des têtes et torturer les principaux habitants pour leur extorquer de l’argent(4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQubyYUEFI/AAAAAAAAB3s/zpXQx-Z_MWc/s1600-h/Gal%C3%A9re.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063222935986376786" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQubyYUEFI/AAAAAAAAB3s/zpXQx-Z_MWc/s400/Gal%C3%A9re.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;(1) Jean de la Forest (et non Louis), gentilhomme d’Auvergne et bailli de l’ordre de Malte. Ce titre, ainsi que son nom, ont donne lieu chez les historiens contemporains à de singulières confusions. Sandoval l’appelle Forestio, de la Floresta. Marmol en fait même un prêtre florentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) Les détails que donne Juan de Iribès sur les pérégrinations de l’envoyé français et sur le projet d’alliance qu’il avait mission de conclure entre le Grand-Seigneur, le roi de France et le pape Clément VII sont très curieux.&lt;br /&gt;Ledit ambassadeur fut envoyé par le roi de France et par le pape Clément VII au Grand-Turc à Constantinople.&lt;br /&gt;Ledit Turc ne fit à peine cas du document et le remit à Barberousse en lui disant que ce qu’il faisait, il le considèrerait comme bien et avec cela il revint à Barberousse qui le reçut avec grande joie, et la capitulation qu’il apportait était que Barberousse devait aller tout droit à Marseille et là bas il devait recevoir les galères du roi de France et avec celles-ci et sa flotte, par mer, il devait aller sur Gênes et le Dauphin de France par terre ; et de cette façon le pape Clément devait aller avec son armée sur le duché de Urbino. Gênes détruite l’armée française devait aller sur Milan et Barberousse devait venir détruire l’île de Sicile.&lt;br /&gt;Barberousse sut la nouvelle que le pape étant mort ou allait mourir s’en retourna vers la Berbérie et gagna Tunis ; et le susdit ambassadeur comme je l’ai dit, partit pour ladite ville et là firent un nouvel accord et capitulation que, pour le début de cet été le roi de France livrera à Barberousse XXX galères armées afin que avec elles et sa flotte il aille contre Gênes et la Sicile et même quelques-uns disent que Barberousse fera l’assaut jusqu’à Grenade.&lt;br /&gt;(Jusqu’à mon départ de Tunis, je crois que Barberousse n’a pas eu de réponse dudit ambassadeur, et le Turc qui est allé avec lui à Marseille n’est pas revenu.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) Intrépide lieutenant de Khair-Eddine, qui devint plus tard si célèbre. Exempt de la plupart des vices trop communs parmi les capitaines turcs, il se montrait doux avec les esclaves et plein de pitié pour les malheureux. C’était le meilleur corsaire de son temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(4) Barberousse a coupé la tête à onze hommes parce qu’ils ne voulaient pas lui donner autant d’argent qu’il en demandait. Il ordonna aussi que sept hommes importants aillent faire obédience au grand-Turc et ensuite quand ils étaient dans les galères, il les fit martyriser toujours pour leur prendre de l’argent et ensuite ils les pendirent et les jetèrent à la mer avec chacun la corde au cou.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-3608264326460386864?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/3608264326460386864/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=3608264326460386864&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3608264326460386864'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3608264326460386864'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/05/prise-de-tunis-par-barberousse-1534.html' title='53- Prise de Tunis par Barberousse 1534'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RkQtESYUEDI/AAAAAAAAB3c/StQ8k6kr0nA/s72-c/Chaireddin_Barbarossa.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-3339192866724864136</id><published>2007-04-26T12:45:00.001+01:00</published><updated>2009-07-13T17:59:16.890+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Hafside'/><title type='text'>52- Moulay Hassan : le Roi Efféminé de Tunis (1533)</title><content type='html'>&lt;em&gt;Le capitaine Espagnol Ochoa d’Ercilla a été longtemps prisonnier du roi de Tunis, et, à peine arrivé à Tolède, il s’empresse communiquer les observations qu’il a recueillies pendant sa captivité.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« La ville de Tunis, dit-il, qui n’a qu’une mauvaise enceinte, sans fossés ni parapets, compte à peine 6,000 habitants. Elle était plus peuplée autrefois ; mais aujourd’hui elle est comme abandonnée ; beaucoup de maisons tombent en ruines. La Kasbah, entourée d’un mur en meilleur état que celui de l’enceinte de Tunis, est située dans la partie haute de la ville ; elle couvre une étendue assez considérable. La population des deux faubourgs, composée de Maures et d’Arabes, s’élève à 14.000 âmes ; elle a diminué comme celle de la ville. Le roi ne réside jamais dans l’un ou l’autre faubourg, car il est fort mal vu des habitants, qui ne lui obéissent que lorsqu’ils y sont contraints par la force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne trouve dans la ville et dans les faubourgs aucune artillerie. Dans la kasbah, il y a un gros canon que le roi a fait fondre l’année dernière, deux autres pièces plus petites, une demi-couleuvrine et quatre sacres que les Maures de Tunis appellent cristianiscos, parce qu’ils ont été pris sur les chrétiens ; mais toute cette artillerie n’a ni trains, ni affûts, et je n’ai jamais vu, pour avoir soin de ces pièces et pour les servir, que quatre artilleurs (lombarderos), deux chrétiens et deux renégats. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;………………………………………………………………………&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5057672369361128978" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RjB2OSYUDhI/AAAAAAAABzM/yfH2qs3TEVE/s400/151.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;« Le roi de Tunis, Moulay Hassan, est un homme de trente cinq ans environ, bien fait, plus blanc que noir (mas blanco que negro), mais efféminé, ne s’occupant que de ses plaisirs, et tellement vicieux dans sa manière de vivre, qu’il n’est pas possible de le dire. Il habile rarement la ville et passe la plus grande partie de son temps dans ses nombreuses maisons de plaisance, chassant au faucon ou chantant et pinçant de la guitare au milieu de ses femmes. On dirait un coq au milieu des poules .&lt;br /&gt;Il a 300 esclaves chrétiens pour le servir, sans compter ses Arabes et 24 eunuques noirs. Il dépense beaucoup d’argent, et on ne sait pas comment il peut faire, car on m’a assuré que ses revenus ne s’élèvent guère qu’à 150,000 doblas (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le capitaine Ochoa parle ensuite de certains chrétiens qui habitent Tunis, los Rebatines, comme il les appelle.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;« On sait que les rois de Tunis et les autres souverains du Maghreb entretenaient à leur service des hommes d’armes chrétiens. On trouve à ce sujet des détails intéressants dans certains traités conclus avec les rois d’Aragon. Les anciennes chroniques parlent aussi d’un noble vénitien, nommé Francesco Zuliani, qui fit longtemps la guerre en Afrique avec un corps de cavaliers pour le compte d’un roi de Tunis. Voici comment l’historien Ibn Khaldoun explique la présence des soldats chrétiens dans les armées africaines : « Les rois du Maghreb, dit-il, ont pris la coutume d’enrôler des troupes franques ; ils le font, parce que leurs compatriotes, en combattant, feignent toujours de fuir, puis, se retournant, reviennent fondre sur l’ennemi ; les Francs, au contraire, combattent en restant inébranlables à leur poste. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les Rabatins de Tunis, dit Marmol, ainsi appelés parce qu’ils habitaient un des faubourgs de la ville (Rabat), descendaient de ces chrétiens musarabes que Jacob Almansor, de la lignée des Almohades, avait fait venir d’Espagne pour la garde de sa personne et pour s’en servir à la guerre. Passant par Tunis, il en laissa quelques-uns au gouverneur de ce royaume. Les Rabatins, tous gentilshommes, étaient fort riches et fort vaillants, et les rois en faisaient grand état, parce qu’ils s’opposaient à la furie des Arabes, Lorsque Charles-Quint s’empara de Tunis, ils entrèrent à son service, repassèrent en Europe avec lui; et se répandirent en divers endroits, où il leur donna quelques appointements. » »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) monnaie castillane d'or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source : L’occupation Espagnole en Afrique (1506-1574)&lt;br /&gt;A. Jourdan, Libraire-Éditeur- Edition 1875&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-3339192866724864136?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/3339192866724864136/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=3339192866724864136&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3339192866724864136'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3339192866724864136'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/moulay-hassan-le-roi-effmin-de-tunis.html' title='52- Moulay Hassan : le Roi Efféminé de Tunis (1533)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RjB2OSYUDhI/AAAAAAAABzM/yfH2qs3TEVE/s72-c/151.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8323600421429824530</id><published>2007-04-10T13:18:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.685+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>51- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (4ème partie)</title><content type='html'>De Tunis à Carthadjenna (Carthage) y a une distance de douze milles. On dit que cette dernière ville fut bâtie par Didon, roi contemporain de David (père de Salomon), et que, entre l’époque de sa fondation et celle de la ville de Roumiya (Rome), il y avait un intervalle de soixante et douze ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui qui entrerait dans Carthage tous les jours de sa vie et s’occuperait seulement à y regarder, trouverait chaque jour une nouvelle merveille qu’il n’aurait pas remarquée auparavant. Cette ville est située si près de la mer que la muraille est baignée par les vagues. Le mur qui l’entourait avait une étendue de quatorze mille coudées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monument le plus merveilleux de Carthage c’est la liaison de divertissement, que l’on nomme aussi Thîater (théâtre). Elle se compose d’un cercle d’arcades soutenues par des colonnes et surmontées par d’autres arcades semblables à celles du premier rang. Sur les murs de cet édifice, on voit les images de tous les animaux et des gens qui s’adonnent aux métiers. On y distingue des figures qui représentent les vents: celui de l’orient a l’air souriant; celui de l’occident, un visage renfrogné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le marbre est si abondant à Carthage que, si tous les habitants de l’Ifriqiya se rassemblaient pour en tirer les blocs et les transporter ailleurs, ils ne pourraient pas accomplir leur tâche. On y voit aussi la Moallaca (suspendue), château d’une grandeur et d’une hauteur énormes; il se compose de voûtes en plein cintre, à plusieurs étages.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5050076082399590546" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RhV5cMQfuJI/AAAAAAAABtY/oyBEyxAdbaQ/s400/Carthage-GG-2.jpg" border="0" /&gt;Vers l’occident de cet édifice, qui domine la mer, est le château connu sous le nom de Thîater, le même qui renferme la liaison de divertissement dont nous venons de parler; il a beaucoup de portes et de soupiraux, et se compose de plusieurs étages. Au-dessus de chaque porte on remarque l’image d’un animal en marbre, et des figures qui représentent les artisans de toutes les classes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indiquons encore le château nommé Coumech (cirque), qui est aussi à plusieurs étages appuyés sur des colonnes de marbre d’une grosseur et d’une hauteur énormes. Sur le chapiteau d’une de ces colonnes douze hommes pourraient s’asseoir, les jambes croisées, et avoir au milieu d’eux une table pour y manger ou pour y boire. Elles sont cannelées, blanches comme la neige et brillantes comme du cristal; quelques-unes restent encore debout, les autres sont tombées par terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On y remarque aussi une grande voûte dont l’extrémité échappe aux regards et qui renferme sept vastes réservoirs, nommés Mouadjel echaytan (les citernes des démons); ils contiennent une eau très ancienne qui y est restée depuis un temps immémorial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le voisinage du château de Coumech est une prison obscure, formée de voûtes posées les unes sur les autres, et dont l’entrée inspire l’effroi. On y trouve des cadavres qui conservent encore leur forme primitive, mais qui tombent en poussière aussitôt qu’on les touche. Le port était situé dans l’intérieur de la ville, et les navires y entraient voiles déployées; mais il n’est plus maintenant qu’un marais saumâtre.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5050073694397773954" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RhV3RMQfuII/AAAAAAAABtQ/eWf8eSKYL4Y/s400/Carthage+1906.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Sur la hauteur qui le domine, on voit un château et un ribat nommé Bordj Abi Soleiman (la tour d’Abou Soleiman.). Au centre de la ville est un grand bassin entouré de mille sept cents arcades, dont une partie est restée debout jusqu’à nos jours. Les eaux d’Aïn Djocar (9), source située à quelques journées e distance, arrivaient à ce réservoir; elles coulaient vers Carthage par un grand canal qui passait tantôt sous terre, et tantôt sur des rangs d’arcades placés les uns sur les autres et s’élevant jusqu’aux nuages.&lt;br /&gt;Obeid Allah Al Fatimi, ne buvait pas d’autre eau que celle d’Aïn Djocar; il s’en faisait venir, tous les jours, la charge d’un certain nombre de bêtes de somme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit à Carthage deux châteaux nommés Al Okhtayne (les deux sœurs), qui sont entièrement construits en marbre et de la manière la plus solide; ils se composent de blocs qui s’emboîtent les uns dans les autres. Un ruisseau qui vient du côté du nord, et dont la source est inconnue, arrive jusqu’à ces édifices par un conduit, et va se décharger dans la mer. Sur ses bords on a établi des norias (roues à godet) pour fournir de l’eau aux villages (qui occupent l’emplacement) de Carthage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette ville, on remarque plusieurs colonnes encore debout, dont la partie qui n’est pas cachée dans le sol a une hauteur de quarante coudées. Elles servaient à soutenir une voûte construite en pierre ponce, substance assez légère pour flotter sur l’eau. On y voit aussi une coupole d’une telle hauteur qu’un archer ne saurait en atteindre le sommet avec une flèche lancée de toute sa force. L’aire de cet édifice est en mosaïque et a cinquante coudées tant en longueur qu’en largeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui les ruines de Carthage sont couvertes de beaux villages, riches et bien peuplés. Les diverses espèces de fruits que l’on y recueille sont d’une excellente qualité et ne sauraient être surpassés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9- La position de cette source est bien connue: elle est à trois lieues sud-ouest du mont Zaghouan et à douze lieues de Tunis.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8323600421429824530?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8323600421429824530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8323600421429824530&amp;isPopup=true' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8323600421429824530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8323600421429824530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/tunis-raconte-par-al-bakri-en-1068-jc_10.html' title='51- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (4ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RhV5cMQfuJI/AAAAAAAABtY/oyBEyxAdbaQ/s72-c/Carthage-GG-2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-4695217321029084574</id><published>2007-04-09T12:15:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.685+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>50- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (3ème partie)</title><content type='html'>La mosquée de la ville de Tunis est très élevé et domine la mer; aussi une personne assise dans l’intérieur de l’édifice peut voir très facilement les bateaux qui vont et qui viennent. On monte à cette mosquée, du côté oriental, par un escalier de douze marches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Tunis les bazars sont très nombreux et renferment des marchandises dont l’aspect remplit le spectateur d’admiration. On compte dans la ville quinze bains et beaucoup de caravansérails qui s’élèvent à une grande hauteur.&lt;br /&gt;Les portes de toutes les maisons sont encadrées de beau marbre; chaque montant est d’un seul morceau; un troisième morceau, placé sur les deux autres, forme le linteau. De là vient le dicton: “A Tunis, les portes des maisons sont en marbre (rokham); mais à l’intérieur tout est couvert de suie (sokham).”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tunis est un grand centre d’études; on y cultive surtout la jurisprudence, et plusieurs natifs de cette ville ont rempli les fonctions de grand cadi de l’Ifriqiya. Malgré cette particularité, qui lui fait tant d’honneur, Tunis s’est toujours distinguée par la fréquence de ses révoltes contre les souverains de l’Ifriqiya et par sa promptitude à résister aux ordres de ses gouverneurs; plus de vingt fois elle s’est mise en insurrection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du temps d’Abou-Yazid, les habitants eurent à subir une dure épreuve: le massacre, la captivité et la perte de leurs biens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On fabrique dans cette ville des vases d’argile nommés rihïia (aériennes), qui servent à contenir de l’eau; ils sont d’une blancheur éclatante et minces au point d’être presque diaphanes. On ne trouve rien de comparable dans aucune autre ville ou région de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tunis est une des plus illustres villes de l’Ifriqiya et des plus riches en excellents fruits; il y a surtout une amande que l’on nomme frik (friable), parce que la coque en est si mince qu’on peut la briser en frottant l’un de ces fruits contre l’autre; on peut même l’écraser avec la main. Presque toujours on trouve deux noyaux dans chaque coque, ce qui ne les empêche pas d’être très gros et très agréables au goût.&lt;br /&gt;Citons encore la grenade tendre, dont les grains ne renferment pas de pépins, et ce fruit, rempli de suc, est d’une douceur parfaite; le gros citron, d’un goût délicieux, d’une odeur agréable et d’un aspect séduisant; la figue nommée el-kharemi, qui est noire, grande, mince de peau, pleine d’un suc mielleux, et, presque toujours, sans graines; le coing, qui n’a pas de pareil pour la grosseur, la douceur et le parfum; les jujubes fines, grandes comme des noix; l’oignon nommé el-callaouri (le calabrien), grand comme une orange, de forme allongée, â peau mince, très juteux et d’un goût franc et parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le poisson est très-abondant à Tunis et on y trouve plusieurs espèces qui ne se rencontrent pas ailleurs. Chacune d’elles fréquente alternativement la mer de Tunis pendant l’un des mois de l’année chrétienne; puis elle disparaît tout à fait jusqu’au même mois de l’année suivante. Ce changement permet aux habitants de Tunis de se livrer aux jouissances du goût sans interruption et sans éprouver de la satiété. Ces espèces servent aussi à faire des salaisons qui se conservent pendant plusieurs années sans rien perdre ni de leur forme, ni de leur bonne saveur. Dans le nombre, nous pouvons citer l’âbanec, l’octobrien (8), l’achbarus&lt;br /&gt;(sparus), le menkous (ombrine) et le bacounis; on connaît le dicton populaire: Sans le bacounis, point de révolte à Tunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8- Le poisson qui, de nos jours, paraît en octobre dans le golfe de Tunis, s’appelle chelba: c’est une espèce de dorade.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-4695217321029084574?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/4695217321029084574/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=4695217321029084574&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4695217321029084574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4695217321029084574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/tunis-raconte-par-al-bakri-en-1068-jc_09.html' title='50- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (3ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-5214925738659478443</id><published>2007-04-07T11:13:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.686+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>49- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (2ème partie)</title><content type='html'>A l’est de la ville de Tunis est un grand lac qui a vingt-quatre milles de circuit; au milieu se trouve une île nommée Chekla (Chikli), qui produit du fenouil et qui renferme les restes d’un vieux château.&lt;br /&gt;Cette île a environ deux milles de circuit. D’après les dispositions qui furent adoptées, l’arsenal de Tunis touchait au port et le port au lac, lequel communique avec la mer. Sur le bord du port on voit une mosquée appelée la mosquée Abdallah et, au sud du port, un château construit en pierre d’une manière très solide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nord du port s’étend une clôture de pierre semblable à une muraille. Pour entrer au port, les navires doivent passer entre la muraille du château et celle-ci (la Goulette actuelle); une chaîne de fer, que l’on peut tendre à travers ce passage, empêche, au besoin, les bâtiments d’y pénétrer et d’en sortir.&lt;br /&gt;Ce château s’appelle Kasr Esselsla “le château de la Chaîne.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sud de cet édifice on voit deux citernes que les souverains aghlabides tenaient remplies de poissons, après y avoir fait introduire les eaux de la mer.&lt;br /&gt;Nous avons dit ailleurs que l’arsenal fut bâti par Obeid-Allah ibn el-Habhâb; mais il est possible que l’auteur de ce renseignement ait voulu dire qu’Obeid-Allah avait réparé les murs et augmenté les fortifications de cet édifice.&lt;br /&gt;Depuis lors Tunis n’a jamais cessé de nourrir une population considérable et d’envoyer des navires musulmans sur les côtes du pays des Roums, afin d’y porter le ravage et la dévastation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Située au pied d’une colline appelée Djebel Omm Amr (Djabel Ammar actuel), Tunis est entourée d’un fossé qui la rend inabordable. Elle a cinq portes, dont l’une, celle qui porte le nom du péninsule de Cherik (le nom d’un des compagnons d’Okba) regarde le midi et donne passage aux voyageurs qui se rendent à Kairouan.&lt;br /&gt;Vis-à-vis s’élève le Djebel Ettouba (2), haute montagne qui n’offre pas la moindre trace de végétation et dont la cime est couronnée par un château fort (3) qui a vue sur la mer. A l’orient de ce château est une porte cintrée par laquelle on entre dans une caverne nommée El Machouc (4); et à l’occident du même château on voit une source d’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Djebel Essayada (5) située à l’occident du Djebel Ettouba, est couvert de villages, d’oliviers, d’arbres fruitiers et de champs cultivés. On y remarque sept réservoirs voûtés, ayant tous la même dimension.&lt;br /&gt;A l’occident de cette montagne on voit une chaîne de collines bien cultivées qui s’étendent jusqu’à l’endroit nommé El Melab. On y a planté des arbres fruitiers et une grande variété d’arbustes odoriférants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’Orient de Tunis se trouve le port, le lac dont nous avons parlé et un marais salant. Du même côté est la porte de Carthage (Bab Carthadjenna); entre elle et le fossé (qui entoure la ville) on remarque un grand nombre de jardins et plusieurs puits surmontés de machines hydrauliques; aussi cet endroit porte-t-il le nom de Sewani al-Merdj (les machines hydrauliques du marais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au nord de la ville est le Bab Sakaine (la porte des porteurs d’eau), ainsi nommée parce que ces gens fréquentent un puits (bîr) qui en est vis-à-vis et qui se nomme Bîr Abi’l-Kifar. L’eau de ce puits est très abondante, parfaitement douce et limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce côté de la ville on voit plusieurs châteaux construits par les Aghlabides, et quelques jardins plantés en arbres fruitiers et en plantes aromatiques. Cette localité touche au pied d’une montagne aride qui porte le nom d’Abou Khafadja (6) et dont la cime est couronnée par les ruines d’un ancien édifice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le voisinage du Bab Artah, porte qui est située à l’occident de la ville, il y a un cimetière nommé Makbera Souk al-Ahad (le cimetière du marché du dimanche). Entre cette porte et le fossé (qui entoure la ville) est un grand amas d’eau que l’on appelle Ghdir El Fahamine (l’étang des charbonniers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au milieu du Rbadh El Mardha (le faubourg des malades, des lépreux), qui est à l’extérieur de la ville, se trouve une grande saline (7) d’où les habitants de Tunis et des lieux voisins tirent leur approvisionnement de sel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Djebel Djellaz actuel&lt;br /&gt;3- Actuel Bordj Ali Rayes&lt;br /&gt;4- Peut être el-maachouk, celle qui a été utilisée par le Marabout Echadly pour ses méditations&lt;br /&gt;5- Possible Djebel Djeloud actuel&lt;br /&gt;6- Actuel Belvédère&lt;br /&gt;7- Lac Sedjoumi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-5214925738659478443?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/5214925738659478443/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=5214925738659478443&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5214925738659478443'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/5214925738659478443'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/tunis-raconte-par-al-bakri-en-1068-jc_07.html' title='49- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (2ème partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-1780308555691783624</id><published>2007-04-06T11:10:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.686+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>48- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (1ère partie)</title><content type='html'>Hassan ibn en-Nôman marcha jusqu’à Aratar (1) et livra un combat aux Roums dans la plaine de Tunis. Alors ils le prièrent de ne pas entrer de force chez eux, et ils s’engagèrent à lui payer le kharadj et à fournir des montures, en nombre suffisant, pour lui et pour ses compagnons. Il accepta cette proposition.&lt;br /&gt;Les Roums avaient alors plusieurs navires qu’ils tenaient tous prêts auprès de la porte des femmes (Bab en-Niça); aussi s’empressèrent-ils de s’y embarquer avec leurs familles et leurs trésors, et de s’enfuir pendant la nuit. Hassan étant entré dans la ville, qu’ils venaient d’abandonner, la saccagea et la livra aux flammes. Il y construisit une mosquée et y laissa un détachement de musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La supercherie employée par le seigneur de Carthadjenna “Carthage” pour tromper Hassan ibn en-Noomane fut analogue à celle que nous venons de raconter: les Roums s’enfuirent de la place, mais Mornac, le gouverneur, y resta avec sa famille. Hassan reçut alors de lui un message ainsi conçu: “Si tu veux faire un traité avec moi et mes enfants, tu me concéderas certaines terres que je te désignerai; alors j’ouvrirai une des portes de la ville afin que tu puisses y entrer et surprendre tous ceux qui s’y trouvent.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hassan donna son consentement, et Mornac lui demanda la concession de tous les établissements situés dans la plaine qui sépare les deux montagnes (baïn el-djeblaïn) et que l’on nomme encore Fahs Mornac “la plaine de Mornac”.&lt;br /&gt;Ces établissements consistaient en trois cent soixante villages. Hassan, s’étant ainsi fait ouvrir la porte de la ville, y entra et ne trouva personne, excepté le gouverneur et sa famille. Il remplit toutefois la condition à laquelle il s’était engagé, puis il s’en retourna à Kairouan.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5050077220565924002" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RhV6ecQfuKI/AAAAAAAABtg/o_wKZDXaIOg/s400/carthage1535.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Les Roums, vinrent alors avec leurs navires afin d’attaquer les musulmans qu’on avait laissés dans la ville de Tunis. Ils tuèrent, pillèrent et emmenèrent en captivité tous ceux qui s’y trouvaient. Les musulmans n’avaient pas d’asile où ils auraient pu se retrancher, parce qu’on les avait laissés sous la tente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la réception de cette nouvelle, Hassan partit pour Tunis: et ordonna à une quarantaine de ses Arabes, gens de haute naissance, de se rendre en mission auprès d’Abd el-Malek ibn Marouane. Il écrivit aussi à ce Calife pour l’informer des maux qui affligeaient les musulmans, et il resta en observation devant l’ennemi, en attendant la réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abd el Malek prit cette nouvelle fortement à cœur et il écrivit alors à son frère, Abd el-Aziz, gouverneur de l’Egypte, lui ordonnant d’envoyer au camp établi à Tunis mille Coptes avec leurs familles, auxquels il aurait à fournir des montures lorsqu’ils seraient prêts à quitter Egypte, et tous les secours dont ils pourraient avoir besoin, jusqu’à leur arrivée à Tarchîch (c’est-à-dire à Tunis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il écrivit aussi à Hassan Ibn en-Noomane, lui prescrivant de faire bâtir un arsenal, dans lequel on établirait ces gens et dont on ferait un point d’appui et d’approvisionnement pour les musulmans. Il lui ordonna aussi d’imposer aux Berbères, comme obligation perpétuelle, la tâche d’y amener à force de bras les bois nécessaires à la construction des navires, vu qu’il aurait à y faire équiper une flotte, afin de pouvoir combattre les Roums par terre et par mer, et opérer des descentes sur le littoral de leur pays.&lt;br /&gt;De cette manière on empêcherait l’ennemi de rien tenter contre Kairouan et l’on mettrait les musulmans à l’abri de tout danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hassan était encore à Tunis quand les Coptes y arrivèrent. Par son ordre on fit venir les eaux de la mer depuis le lac de Radés jusqu’à l’arsenal; les Berbères apportèrent du bois; les navires s’y construisirent en quantité, et les Coptes s’occupèrent à les équiper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Cette localité devait être située à l’occident de Tunis, puisque la porte nommée Bab Artah se trouvait de ce côté de la ville. Artah était un compagnon d’armes d’Okba.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-1780308555691783624?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/1780308555691783624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=1780308555691783624&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1780308555691783624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/1780308555691783624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/04/tunis-raconte-par-al-bakri-en-1068-jc.html' title='48- Tunis racontée par Al Bakri en 1068 JC (1ère partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RhV6ecQfuKI/AAAAAAAABtg/o_wKZDXaIOg/s72-c/carthage1535.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6317883616401925474</id><published>2007-03-28T17:19:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.686+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>47- Les Festivités Tunisiennes au XVIIème siècle</title><content type='html'>Tunis était naguère la plus heureuse et la plus riche des villes; ses habitants étaient dans la joie et la sécurité; les voyageurs s’y arrêtaient avec délices: tout cela est un peu changé maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il est en Occident une ville qui ait le droit d’être fière, c’est Tunis. Le voyageur qui y arrive en est émerveillé. Ce qui prouve l’aisance dont jouit la population de cette cité, c’est que la plupart de ses habitants ont des maisons de campagne où ils passent, avec leurs familles, l’automne et l’été. Ceux qui sont dans le commerce vaquent à leurs occupations dans la journée, et, le soir, vont coucher dans leurs jardins, où ils se livrent à la joie ; le lendemain ils reviennent de bonne heure à la ville. Ce fut à cause d’eux qu’on établit le marché de Rebah’, qui est le plus grand de tous et qui ne s’ouvre qu’après le lever du soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Tunisiens mettent beaucoup de pompe dans la célébration des noces et des fêtes. Ils y introduisent même des choses qui sont contraires à la loi. Les mets qu’ils servent dans ces solennités sont particuliers au pays ; tel est, par exemple, le makroud, dont ils tirent vanité.&lt;br /&gt;Il est assez connu pour que je puisse me dispenser de le décrire. C’est leur meilleur plat de douceur; ils ne voient rien au delà. J’ai rencontré des étrangers qui l’ont trouvé eux-mêmes délicieux. Ils ont aussi un excellent ragoût de viande qu’ils appellent &lt;a href="http://www.maghrebin.net/news-article.storyid-2274.htm"&gt;merouzïa&lt;/a&gt;, du nom d’une ville de la Perse. Ils le préparent avec des épices et autres ingrédients recherchés. Ils aiment à en manger après le jeûne. Il en est de même d’une sorte de pain qu’ils font pour les fêtes, et qui n’est pas en usage dans les autres pays; les Tunisiens tirent vanité de sa grosseur et de sa beauté. Un de ces pains peut, en effet, rassasier vingt hommes, et reste plus d’un mois sans se gâter (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, les femmes du pays sont plus gourmandes que les hommes, et n’aiment pas à travailler pendant les fêtes ; c’est pour cela qu’elles font, dans ces occasions, ces gros pains et la merouzïa, qui se conservent plus longtemps que les aliments ordinaires. Les fêtes durent quinze jours chez les Tunisiens ; c’est un usage bien établi. J’ai vu l’époque où les marchés étaient fermés pendant ces quinze jours, que les habitants passaient à la campagne et dans les plaisirs. Une partie de ces usages sont maintenus, d’autres ont été abandonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 10ème jour de Moharrem (Achoura) est encore un jour de réjouissance pour les Tunisiens, et ils cherchent à le rendre le plus beau de tous. Il en est bien peu qui ne dépensent beaucoup d’argent ce jour-là. Si l’on voulait additionner tout ce qui se dépense en comestibles, à Tunis, dans cette circonstance, on arriverait à une somme énorme.&lt;br /&gt;On chôme aussi le 9 du même mois qu’ils honorent plus que les autres peuples. Ce jour-là on mange du poulet avec un certain mets appelé &lt;a href="http://cuisinemarocaine.canalblog.com/archives/2005/10/30/944830.html"&gt;douîda (vermicelle)&lt;/a&gt;, qui a de la ressemblance avec le kenafah’ des Égyptiens, mais qui est plus épais. Les Tunisiens disent, en plaisantant, qu’ils doivent manger le « fetir » et le « ittir » (2).&lt;br /&gt;La coutume veut aussi qu’ils fassent des aumônes ce jour-là. Les boutiques où se vendent les fruits secs (klaybias) sont ornées et d’un bel aspect. Chacun achète selon ses moyens, et il est bien peu de marchands qui ne vendent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Tunisiens honorent aussi beaucoup le mouloud, c’est une de leurs plus grandes fêtes, car ils ont une dévotion extrême pour celui qui naquit ce jour-là (le prophète Mohamed).&lt;br /&gt;Ce jour-là les écoles sont ornées, les murailles de ces établissements sont tapissées, des festons en décorent les portes ; on y lit des poésies sacrées composées en l’honneur du prophète. Il y a illumination de lampes et de bougies. C’est une des plus belles nuits de l’année. On prépare, pour l’amour de Dieu, d’excellents mets qui sont distribués aux pauvres. Quelques uns le font par ostentation, mais Dieu récompense chacun d’après le mobile qui le fait agir. Il y a, cette même nuit, grande réunion chez le Nakib Al-Achraf (3); les personnages de marque et des savants y assistent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On chante des hymnes avec accompagnement de musique. De tous les côtés de la ville on accourt à cette assemblée. Cette nuit n’a pas sa pareille. Le Nakib Al-Achraf a certaines rétributions en huile, cire et autres objets de nécessité, que lui accorde le gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les deux zaouïas dites El Kechachïa, et El Bakria, de belles cérémonies duraient quinze jours, et auxquelles on se portait en foule. On y passait la nuit ; les chants religieux ne discontinuaient pas. Quant aux autres zaouïas, il n’y avait rien de déterminé pour ces cérémonies (4).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cause de leur zèle à célébrer le mouloud que Dieu accorde tant de biens aux Tunisiens. Il peut se passer, à cette fête, des choses contraires à la loi, mais seulement par le fait de quelques ignorants qui ne pensent pas mal faire. Ceux qui désireraient plus de détails sur le mouloud n’ont qu’à consulter, pour être satisfaits, le Mouered fi Akhbar du savant Djelal eddine Al-Assiouti (5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 1er mai (6) est aussi un jour de fête pour les Tunisiens; ils dépensent, à cette occasion, des sommes qu’on ne saurait évaluer, et font des mets qu’on ne saurait décrire et parmi lesquels domine surtout le Merguez. Il n’y a que les pauvres qui n’en mangent pas. Il se vend beaucoup de fruits et de fleurs. La consommation de légumes et de fruits est plus considérable ce jour-là que dans le reste de l’année. Les Tunisiens parent l’intérieur de leurs maisons avec ces fleurs et ces fruits, et y dressent des espèces de boutiques. Il y en a bien peu qui ne se conforment pas à cet usage. On chante et on se livre à une joie immodérée.&lt;br /&gt;L’allégresse est plus vive que dans les autres jours de fête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils avaient encore, vers l’an 1050 hégire (1639 AD), l’habitude de se réunir hors des portes de la ville pour se réjouir dans un lieu qu’on appelle Ouarda (7). Je ne sais pourquoi on a ainsi nommé cet endroit; je présume que c’est parce qu’il s’y trouvait autrefois des rosiers. On y faisait des parties où chacun payait sa quote-part et où l’on invitait ses amis. On trouvait là des jongleurs, des chanteurs, des musiciens et des marchands de fruits secs et de confitures. Les fêtes duraient quinze jours, et commençaient, chaque jour, à l’Asr, pour finir vers le coucher du soleil. Elles offraient un spectacle plus agréable que les autres fêtes, et se renouvelaient chaque année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A rappeler que, Dalenda et Abdelhamid Larguèche dans leur livre "Marginales en Terre d’Islam", supposèrent sur la bas de plusieurs indices que cette fête pourrait être fréquentée par les gens de la prostitution et de la débauche ou ils exhibent dans des bals de rues "les filles de joies" sur des places publiques. Lesquelles places évoquent par leurs noms, la beauté, la féminité et la fécondité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant, aux réjouissances qui se font dans l’intérieur des maisons, elles ont encore lieu; elles ont même pris plus d’éclat. Les femmes luttent entre elles à qui sera la mieux parée et fera les meilleurs ragoûts.&lt;br /&gt;Personne ne connaît, à Tunis, l’origine de la fête de mai. Les personnes qui veulent dénigrer les Tunisiens disent qu’elle a été instituée en &lt;a href="http://tunisdivagation.blogspot.com/2007/02/du-sang-egyptien-en-tunisie.html"&gt;l’honneur de Pharaon&lt;/a&gt;. Les défenseurs des Tunisiens disent, au contraire, qu’ils célèbrent la victoire que Dieu accorda à Moïse sur Pharaon. Que le salut soit sur Moïse ! Au reste, nous n’avons que faire de tout cela. C’est un des beaux jours de l’année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a des personnes qui prétendent que ce jour est celui du &lt;a href="http://de.wikipedia.org/wiki/Nouruz"&gt;Nourouz&lt;/a&gt;; mais elles ne savent pas ce que c’est que le Nourouz ; elles ignorent pourquoi il arrive dans le mois, de mai, et non dans un autre, et pourquoi on le célèbre à cette époque. J’ai acquis la certitude que c’est bien en effet le Nourouz qui tombait jadis à un autre mois, et qui est arrivé dans celui-ci. Il y a bien des choses à dire là-dessus. J’en rapporterai une partie, afin que le lecteur sache que les premiers habitants de Tunis n’agissaient pas sans discernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Nourouz fut donc célébré à Tunis le 1er mai. A cette époque, les productions de la terre mûrissent, et on procède à la perception des droits. Les Tunisiens vantent beaucoup l’excellence de leurs produits, qu’ils rangent en sept classes, dans un ordre où ils ne sont pas toujours d’accord entre eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tunis a été, on le sait, un état célèbre dont les souverains avaient la dignité de khalifes. Les révolutions qu’elle a éprouvées ont ébranlé les institutions, changé ou modifié des usages auxquels on tenait jadis beaucoup, et qu’il serait maintenant difficile de rétablir. Aujourd’hui on pratique le Nourouz dans tout le Sahel, où on le nomme El Mehaoul. Les impôts en grains et en huile sont en retard quant aux époques de leur perception, tellement que ceux de 1088 H ont été prélevés en 1091 H, et, à mesure que l’on avance, cette différence deviendra plus considérable. Cela tient à celle qui existe entre l’année solaire et l’année lunaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Tunisiens ont d’autres usages que je ne pourrais rapporter tous sans sortir des bornes que je me suis tracée. Ils honorent beaucoup la nuit du milieu de Redjeb, ainsi que celle du 27 du même mois. Ces nuits sont honorées partout, mais plus à Tunis qu’ailleurs. Il en est de même du ramadan ; les Tunisiens n’épargnent rien pour le célébrer dignement, et ils en exécutent rigoureusement les prescriptions. C’est à cette époque que l’on termine, dans presque toutes les mosquées, la lecture du Coran par la prière de teraouih (8). On y lit aussi El Mesnad Essalih, d’El Boukhari, et les six Assanid ; mais El Boukhari est préféré parce qu’il est plus complet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1- Un pain pareil se fait encore à ma connaissance à Sfax (moins petit) lors des fêtes de l’Aîd, il s’appelle Khobs el Aîd&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2- Le fetir est de la pâte sans levain, et c’est avec cette pâte que l’on fait le mets appelé douîda. Mé ittir signifie ce qui vole. L’auteur répète donc ici un misérable jeu de mots, basé sur la consonance qui existe entre fetir et mé itiir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3- Nakib Al-Achraf : Titre honorifique donné au représentant des Riches et commerçant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4- C’est-à-dire que les personnes qui les desservaient réglaient la fête à leur fantaisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5- Djelal Eddine Abdel Rahman Al-Assiouti : écrivain célèbre, né en Égypte dans le IXe siècle de l’hégire. On a dit de lui qu’il avait fait plus de livres que les autres n’en avaient lus. Il a écrit sur la grammaire, la rhétorique, la théologie, la médecine, l’histoire, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6- Quoique les musulmans comptent par années lunaires, composées de douze mois dont les noms sont tirés de la langue arabe, ils se servent des noms de mois adoptés par les Occidentaux lorsque ce qu’ils disent se rapporte à l’année solaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7- Ouarda singulier de Ouard qui est une rose en arabe, peut être la Ouardia actuelle.&lt;br /&gt;8- Prière spéciale aux nuits du ramadan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Source :&lt;br /&gt;Histoire de l’Afrique - Mohamed Ibn Abi El Raini Al Kairawani (1681)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6317883616401925474?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6317883616401925474/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6317883616401925474&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6317883616401925474'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6317883616401925474'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/03/les-festivits-tunisiennes-au-xviime.html' title='47- Les Festivités Tunisiennes au XVIIème siècle'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6123857043245315692</id><published>2007-03-24T11:32:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.687+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>46- La Mer Intérieure Saharienne - Le Projet Roudaire (2ème Partie)</title><content type='html'>Les savants font à cette conception grandiose de nombreuses et sérieuses objections :&lt;br /&gt;* Comme toutes les mers, grandes ou petites, la mer Saharienne aura ses tempêtes; les vents violents de la région bouleverseront la surface et les vagues viendront battre ces rivages jusque-là si nettement dessinés,&lt;br /&gt;Les terres creusées par le flot seront emportées sous l'eau et se déposeront à quelques distances, adoucissant la pente et relevant le fond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Dans la saison des pluies, les cours d'eau plus ou moins torrentueux suivant la région qu'ils auront traversée, déposeront, à leur entrée dans la petite mer, le gravier et le limon qu'ils auront ramassés sur leur parcours. Il s'y formera des atterrissements, puis des deltas, avec leur accompagnement habituel de lagunes d'eau douce, puis d'eau saumâtre. Quand ces accidents se produisent au bord d'une vaste mer, ils peuvent, malgré de sérieux inconvénients, passer inaperçus; mais ils ont une tout autre gravité quand il s'agit d'une mer aussi resserrée et aussi peu profonde que celle qui sera crée.&lt;br /&gt;Il est évident, en effet, que ces apports sans cesse renouvelés de matériaux solides dans un bassin fermé, en exhausseront insensiblement le fond et qu'avec le temps, en quelques siècles tout au plus, ils auront assez comblé la petite mer pour y rendre la navigation impossible. »&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044913235943811842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMh2-cY6wI/AAAAAAAABqw/rP8BtKp04r0/s400/Carte_chotts_roudaire.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;* Le plus grand danger viendra précisément du canal, sans lequel elle ne saurait exister. Au fait, il ne s'agit pas ici d'un simple canal de communication entre deux mers situées à très peu près, ou tout à fait au même niveau, comme celui de Suez, par exemple, mais d'un canal de remplissage, avec un courant dont le volume et la vitesse devront être en proportion de la capacité du bassin à remplir.&lt;br /&gt;D'après les évaluations de M. Roudaire, le canal devra restituer chaque jour à la mer les 39 millions de mètres cubes d'eau que l'évaporation lui aura fait perdre, faute de quoi le niveau s'abaisserait rapidement.&lt;br /&gt;Un cours d'eau capable d'amener, en vingt-quatre heures, 39 millions de mètres cubes d'eau sur un point donné est un fleuve, on peut même dire un grand fleuve, car ces 39 millions de mètres cubes reviennent à un débit de 484 mètres cubes d’eau par seconde.&lt;br /&gt;La Seine, à Paris, en temps ordinaire, coulant avec une vitesse de 60 à 65 centimètres par seconde, débite, dans le même temps, 130 mètres cubes d'eau. La Garonne, à Toulouse, 180 mètres cubes. Ainsi, en supposant l'eau du canal animée de la même vitesse que celle de ces deux rivières, le fleuve artificiel, dont il aura fallu creuser le lit, aura trois fois le volume de la Garonne à Toulouse et près de trois fois et demie celui de la Seine à Paris.&lt;br /&gt;Donc, il y a un fort risque pour que le passage de cette énorme quantité d’eau occasionne une grande dégradation aux parois du canal dans des terrains ameublis par les machines et les outils.&lt;br /&gt;* Ce sera bien autre chose encore au moment des crues, car ce canal aura des crues ; en effet, dans les fortes chaleurs de l'été et principalement sous l'influence des vents brûlants du Sahara, l'évaporation pourra être doublée, et que la petite mer intérieure perdra par là, dans les vingt-quatre heures, jusqu'à 78 millions de mètres cubes d'eau. Naturellement le canal devra répondre à l'appel fait par ce vide. Il débitera alors 900 mètres cubes à la seconde, c'est-à-dire à peu près une fois et demie la quantité d'eau qui passe sous les ponts du Rhône, à Lyon, et avec la même vitesse. Il n'est pas possible de croire que les berges du canal résistent à un pareil torrent.&lt;br /&gt;Elles seront emportées par l'eau, elles obstrueront le canal, et ce qui en arrivera à la mer intérieure y formera des atterrissements plus considérables que ceux que je signalais plus haut.&lt;br /&gt;Le seul moyen d'empêcher ces dévastations serait de donner au canal une section assez grande ce qui risque de doubler le cout de l’investissement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* L'eau de mer n'est pas toujours pure. Dans les gros temps, les vagues qui s'abattent sur les plages y soulèvent de la vase et du sable, et elles se troublent sur une zone plus ou moins large suivant la force et la durée de la tempête. Ces eaux troubles entreront immuablement dans le canal et iront épaissir la couche de sédiments, qui par d'autres causes se seront déjà déposés dans le bassin de la mer intérieure. Le canal lui-même s'ensablera, et par quel moyen le désensabler, si ce n'est en faisant entraîner par l'eau, toujours vers la mer intérieure, les matériaux déposés sur son fond? Il ne faut pas oublier que si ce canal est un fleuve artificiel, c'est aussi un fleuve à rebours, qui tire sa source de la mer au lieu d'y porter ses eaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* L'eau de mer tient en dissolution diverses substances qui s'en séparent à l'état solide quand elle est arrivée à son maximum de saturation, et celle de la Méditerranée est particulièrement riche sous ce rapport. Tant en sel ordinaire qu'en chlorure de magnésium et de potassium, en sulfate et carbonate de potasse, de magnésie et de chaux, et de quelques autres substances. elle contient sur 1,000 parties en poids, 41,64 parties de matières qui se précipitent à l'état solide quand l'évaporation l'a suffisamment concentrée. En supposant que le mélange de ces diverses matières ait trois fois la densité de l'eau (celle du chlorure de sodium est 2,13), 1000 mètres cubes de cette eau en s'évaporant laisseraient un résidu solide du 13 à 16 mètres cubes. Qu'on juge par là de ce que produirait l’évaporation journalière de 39 millions de mètres cubes, dès que la totalité d'eau de la mer intérieure sois arrivée à son point de saturation! On voit que les sédiments formés de cette manière sont loin d'être négligeables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* La mer intérieure du Sahara ne sera jamais qu'un bassin fermé dans lequel s'accumuleront, sans cesse et sans relâche, des dépôts de toute nature provenus de sources diverses, et dont il n'y aurait aucun moyen de la débarrasser, car il ne faudrait pas espérer leur faire remonter le canal qui les aurait apportés. Elle s'encombrera inévitablement, et peut-être en moins de temps qu'on ne serait tenté de le croire ou premier abord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Certains savants nient que le prolongement du golfe de Gabès jusqu'aux chotts méridionaux de la province de Constantine amène un changement notable dans le climat général de l'Algérie et de la Tunisie, et cite à l'appui de cette opinion ce fait que la côte du Maroc, malgré l'évaporation immense produite par l'océan Atlantique, celles de Gabès et de la Tripolitaine, malgré le voisinage immédiat de la Méditerranée, présentent les caractères climatériques généraux, la flore et les produits agricoles du Sahara lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* La voie nouvelle, risque de n'avoir qu'une bien faible importance commerciale, car les caravanes du centre de l'Afrique ne se détourneraient pas de leur route ordinaire et continueraient à se diriger vers le Maroc et la Tripolitaine. Elles évitent surtout, dans la traversée du Sahara, les dunes de l'Erg, que, pour gagner soit l'Algérie, soit la Tunisie, elles auraient à franchir dans les plus grande étendue. La mer rêvée ne serait qu'un prolongement du golfe de Gabès et n'éviterait aucun frais de transbordement, ces frais restant les mêmes que si les marchandises étaient transportées directement à Gabès, délaissée pour Mogador et Tripoli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Il y a aussi la crainte que loin d'améliorer l'état de salubrité de la contrée, la mer intérieure ne crée un foyer pestilentiel, que l'influence de l'humidité atmosphérique ne soit nuisible à la culture du dattier, qui est la principale, pour ne pas dire l'unique de la région; enfin, la sécurité qu'elle pourrait apporter au frontières méridionales (françaises) est très contestable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, aucun des avantages attribués à la création de la nouvelle mer ne parait pouvoir être sérieusement établi, et les centaines de millions à consacrer à l'entreprise seraient dépenses en pure perte pour l'intérêt généra1. Si cette mer existait, elle serait même un tel danger pour les intérêts français, que certains n'hésiterai pas à dire qu'il faudrait la combler.&lt;br /&gt;Pour améliorer les conditions générales de la région et faciliter les relations commerciales, il serait plus judicieux de multiplier les puits, en rétablissant les puits effondrés, en plantant des arbres appropriés au climat sur tous les points où ils peuvent croître, en aménageant les eaux et en les distribuant par des aqueducs ou des canaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se sont là les principales critiques des adversaires du projet de mer intérieure saharienne. M. Roudaire, et après lui M. de Lesseps, avec sa haute autorité, les ont discutées pied à pied en invoquant des arguments tirés des faits qui se sont produits aux lacs Amers et au canal de Suez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant treize ans, la question de la possibilité et de l'utilité de la mer intérieure a été fortement controversée elle va connaître emballements, polémiques, rebondissements. Dès l’origine, l’Etat s’implique. Il détache l’officier auprès du Gouvernement général puis de l’Instruction publique ; il finance les missions, il publie les rapports, il arbitre puis tranche définitivement l’abandon.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6123857043245315692?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6123857043245315692/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6123857043245315692&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6123857043245315692'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6123857043245315692'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/03/la-mer-interieure-saharienne-le-projet_24.html' title='46- La Mer Intérieure Saharienne - Le Projet Roudaire (2ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMh2-cY6wI/AAAAAAAABqw/rP8BtKp04r0/s72-c/Carte_chotts_roudaire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-269767556007727595</id><published>2007-03-23T12:03:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.687+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><title type='text'>45- La Mer Intérieure Saharienne - Le Projet Roudaire (1ère Partie)</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMgV-cY6tI/AAAAAAAABqY/48yjh0iZ9v8/s1600-h/invasion_mer.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044911569496500946" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMgV-cY6tI/AAAAAAAABqY/48yjh0iZ9v8/s400/invasion_mer.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Les amateurs de science-fiction qui se sont régalés de Jules Verne et qui ont lu son livre "L’Invasion de la Mer" ne peuvent pas rester indifférents sur le côté réalistique de cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire a été inspirée à Jules Verne par la fameuse expédition du commandant Roudaire au sud tunisien dans l’espoir de créer dans la région de Chotts un projet de mer intérieure auquel M. de Lesseps a totalement adhéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17 novembre 1869, l’impératrice Eugénie inaugure en grande pompe le canal de Suez. Quelques jours après l’événement paraît à Paris, dans La Revue moderne, un article intitulé "Le percement de l’isthme de Gabès". Son auteur, propose, moyennant un canal dix fois plus court que celui de Suez, d’inonder le Grand désert. Il s’explique : le Sahara, lâche-t-il, " c’est le cancer qui ronge l’Afrique ; puisqu’on ne peut pas le guérir, il faut le noyer ".&lt;br /&gt;Ce projet fait le plus grand honneur à la science de son auteur (Elie Roudaire) et à la persistance infatigable avec laquelle il a pu exécuter dans les chotts de la Tunisie et de l'Algérie des nivellements, relevé des observations météorologiques de toutes sortes, effectué de nombreux sondages et étudié en détail l'hydrologie, la géologie et la paléontologie de la région.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMgjOcY6uI/AAAAAAAABqg/uusk-eW_E_8/s1600-h/commandant+Roudaire.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044911797129767650" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMgjOcY6uI/AAAAAAAABqg/uusk-eW_E_8/s400/commandant+Roudaire.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le projet consiste, à remettre sous l'eau les chotts du sud de la Tunisie et le chott Melhrir de la province de Constantine, et à rétablir ainsi un bras de mer qui ne serait autre que la baie ou le golfe de Triton des anciens.&lt;br /&gt;Peu importe d'ailleurs que l'ancienne baie de Triton ait occupé ou non l'emplacement des chotts actuels, ou qu'elle ait embrassé, suivant M. Roudaire, tout le bassin du lac Kelbiah dans la portion centrale du plateau tunisien et la plaine de Kairouan.&lt;br /&gt;Il n'en paraît pas moins établi que la dépression des chotts, qu'elle communiquait ou non avec la mer, était couverte d'eau pendant la période historique, ce qui expliquerait sa fertilité à cette époque, et sa stérilité aujourd'hui que les eaux se sont retirées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, l’idée n’est pas nouvelles, outre de dire que certains savants arabes (tel que Ibn Chabbat) ont évoqué cette pensée, la première évocation disponible remonte à 1813 à un des plus illustres géographes, Conrad Malte-Brun, qui a émis l’hypothèse dans sa "Géographie universelle", ce Danois soupçonne le Maghreb de contenir "l’Atlantide" disparue en 9600 avant l’ère chrétienne. Un tremblement de terre aurait mis à sec la "deuxième Méditerranée" qui la bordait au sud. D’autres historiens de la même époque soutiennent que le Sahara " a émergé du fond des mers, ou plutôt les eaux l’ont abandonné ". Ils ajoutent que " l’Atlas sous sa forme primitive, est l’Atlantide " dont parle le Timée.&lt;br /&gt;D’après les travaux de Roudaire, il en résulte des nivellements que les deux premiers chotts, El-Fedjedj et El-Djérid, sont au-dessus du niveau de la mer de 15 à 33 mètres, et que le seuil qui sépare le golfe de Gabès du premier chott est, au col, au moins de 48 mètres au-dessus de la Méditerranée.&lt;br /&gt;Le chott Gharsa, qui fait suite, est nettement en contrebas et le chott Melhrir, qui termine la dépression à l'ouest, est à un niveau encore inférieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'eau pourrait être amenée dans les chotts Gharsa et Melhrir au moyen d'un canal de près de 180 kilomètres de long. M. Roudaire compte, il est vrai, résoudre la difficulté de la largeur et de la profondeur à donner à son canal en faisant exécuter la plus grande partie du travail par les masses d'eau qui doivent être introduites dans les Chotts Gharsa et Melhrir, c'est-à-dire qu'au lieu de donner au canal ses dimensions définitives, il se bornerait au creusement d'une simple tranchée que le courant se chargerait d'élargir et d'approfondir, système qui a été appliqué à la rectification du cours de la Meuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le budget global a été arrêté à 73 Millions de Francs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tenant compte de diverses circonstances, telles que: évaporation des eaux sous l'action solaire, infiltrations, etc., le capitaine Roudaire estime à neuf ans au maximum l'intervalle de temps qui s'écoulerait entre les premiers travaux et l'établissement du régime définitif de la mer intérieur. Le projet n'a jamais reçu même un commencement d'exécution. Cependant une société avait été formée pour la création de la mer intérieure, société présidée par M. Ferdinand de Lesseps, le célèbre promoteur du canal de Suez. Elle se transforma en une société de colonisation et créa les oasis de l'oued Melah, au nord de Gabès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. Roudaire énumère lui-même les résultats généraux de la création de la mer intérieure :&lt;br /&gt;* Création d’une mer de 16.000 km² suffisante pour apporter l’humidité nécessaire aux cultures, faire barrage au sirocco dévastateur et aux sauterelles non moins nuisibles, créer une oasis de 600.000 ha, mettre Biskra à portée de la mer et faciliter le commerce avec l’intérieur de l’Afrique.&lt;br /&gt;* Amélioration profonde du climat de l'Algérie et de la Tunisie ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Ouverture d'une nouvelle voie commerciale pour les régions situées au sud de l'Aurès et de l'Atlas et pour les caravanes du centre de l'Afrique ;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Amélioration des conditions hygiéniques du Sud Algérien et Tunisien ainsi qu'un apport de sécurité complète pour l'Algérie en matant oute insurrection possible par son cloissenneemnt au sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;A suivre ....&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044911951748590322" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMgsOcY6vI/AAAAAAAABqo/67TxiKMINZA/s400/roudaire.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-269767556007727595?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/269767556007727595/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=269767556007727595&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/269767556007727595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/269767556007727595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/03/la-mer-interieure-saharienne-le-projet.html' title='45- La Mer Intérieure Saharienne - Le Projet Roudaire (1ère Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RgMgV-cY6tI/AAAAAAAABqY/48yjh0iZ9v8/s72-c/invasion_mer.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8654995255836608901</id><published>2007-03-15T12:57:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.688+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>44- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (19ème Partie)</title><content type='html'>Le journal officiel tunisien Er-Raid ne dit pas un mot de la convention conclue dans la journée de jeudi. Il se borna à publier une note sur l'entrevue qui eut lieu le vendredi matin au Bardo entre le bey, le général Bréart et M. Roustan. Voici cette note, qui est assurément fort originale, surtout étant donné le silence de la feuille officielle sur le traité du Bardo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A V I S&lt;br /&gt;Louange à Dieu.&lt;br /&gt;Le Raîd tunisien informe le public qu'hier samedi une entrevue amicale a eu lieu entre S.A. le bey et M. le général Bréart, commandant en chef de l'armée française, qui se trouve dans le voisinage de la capitale.&lt;br /&gt;Cette entrevue a eu lieu en présence du chargé d'affaires et consul général du magnanime gouvernement de&lt;br /&gt;France. Elle avait pour but de démontrer les rapports d'amitié qui existent entre les deux nations.&lt;br /&gt;Son Altesse a prié le susdit général d'abandonner son projet d'entrer dans la capitale, afin d'éviter la surexcitation qui aurait pu se produire parmi les habitants, par suite de ladite entrée; il l'a prié également de repartir avec son armée.&lt;br /&gt;M. le général a acquiescé à cette demande, et Son Altesse a reçu de lui l'assurance que les troupes n'entreraient point à Tunis, et qu'elles reprendraient le chemin par lequel elles étaient venues, afin de rassurer les habitants et de leur affirmer la plus complète sécurité.&lt;br /&gt;Nous nous empressons de publier le présent avis.&lt;br /&gt;Tunis, 17 djoumada ethani 1298 (15 mai 1881).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La population européenne éprouva une vive satisfaction de voir la situation déblayée et surtout d'avoir auprès d'elle les troupes françaises dont la présence était une garantie pour sa sécurité. Pendant les journées du vendredi et du samedi, la route de Tunis à la Manouba et les trains du chemin de fer ne désemplirent pas. Les Français, les Israélites, les Maltais, les Mozabites se donnaient tous le camp français pour but de promenade.&lt;br /&gt;La route était sillonnée à tout instant par des équipages de toute forme, carrosses, charrettes, siciliennes, mulets harnachés, bourriquots sur lesquels pendaient les longues jambes des négres. Les Européens commentaient beaucoup la nomination de M. Roustan au grade de ministre plénipotentiaire de 1ère classe dont la nouvelle s'était répandue le 13 au soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Italiens en montraient une vive irritation. La colonie française ne cachait pas par contre le contentement qu'elle éprouvait à voir récompenser notre habile et énergique représentant et à constater cette première et importante conséquence de la nouvelle situation. Elle se montrait moins satisfaite du maintien de Mustapha comme premier ministre.&lt;br /&gt;Dans la journée du dimanche 15 mai, le général Bréart passa la revue des troupes cantonnées à la Manouba. M. Roustan, en grande tenue, était présent à côté du général. Une foule très nombreuse était venue de Tunis. Plus de six mille personnes assistaient à la revue ; parmi elles très peu de musulmans.&lt;br /&gt;Le bey devait assister la revue, mais au dernier moment il se fit excuser. La revue avait eu lieu à quatre heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A dix heures du matin, le général Bréart avait reçu la colonie française au palais du consulat, entouré de douze officiers d'état-major.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain 16, les colonnes commencèrent leur mouvement pour rejoindre les brigades Logerot et Delebecque. Les troupes quittèrent le camp de la Manouba et se transportèrent à Djedeida où le général&lt;br /&gt;Bréart devait rester jusqu'à la fin mai, pendant que la brigade Maurand, composée d'un bataillon du 38ème de ligne, du 30ème bataillon de chasseurs, d'un escadron du 1er hussards et d'une batterie d'artillerie se dirigeaient sur Mateur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8654995255836608901?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8654995255836608901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8654995255836608901&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8654995255836608901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8654995255836608901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/03/44-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='44- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (19ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-7939250632376739972</id><published>2007-03-12T17:57:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.688+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>43- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (18ème Partie)</title><content type='html'>Un témoignage inédit, paru dans la revue "Réalité", du Cheikh Béchir Belkhodja (1826-1911) : mouderess à la Zitouna puis secrétaire à la chancellerie beylicale, il est nommé quelques temps après secrétaire de Mohammed Es-Sadok Bey et chef de la Section d’Etat, et il est promu plus tard à la charge de conseiller de Ali Bey (1882-1902).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohamed Es-Sadok Bey occupait depuis plusieurs jours, avec son Conseil, la salle dite "Maqarr Es-Saâda" (résidence de la félicité) située à l’étage supérieur du Palais de Kassar-Saïd. Les membres du Conseil présent ce jour-là (12 mai 1881) auprès du Bey, étaient :&lt;br /&gt;* Mustapha Ben Ismaïl, Premier ministre ;&lt;br /&gt;* Mohammed Khaznadar (Mamelouk d’origine grecque), Ministre d’Etat ;&lt;br /&gt;* Mohammed El Aziz Bouattour, Ministre de la Plume (de l’Intérieur) ;&lt;br /&gt;* le Général Ahmed Zarrouk (Mamelouk d’origine grecque), Ministre de la Marine ;&lt;br /&gt;* le Général Mohammed Bachouche, Directeur des Affaires Etrangères ;&lt;br /&gt;* le Général Elias Mussali, Interprète du Bey ;&lt;br /&gt;* le Général Hamida Ben Ayed, ancien fermier général ;&lt;br /&gt;* le Général Mohammed El Arbi Zarrouk, Président de la Municipalité (de la ville de Tunis) ;&lt;br /&gt;* Mahmoud Boukhriss, Kahia du Ministre de la Plume ;&lt;br /&gt;* Mustapha Radhouane, Chef de Service à la commission financière,&lt;br /&gt;* Taïeb Boussen, Chef de section aux Affaires Etrangères ;&lt;br /&gt;* Youssef Djaït, Chef de section à la Justice ;&lt;br /&gt;* Béchir Belkhodja, Chef de la Section d’Etat. &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041078913554427362" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWCkCcfreI/AAAAAAAABik/Q-DFWZjPOrs/s400/Bey+Bardo.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;Mes deux derniers collègues (Taïeb et Youssef) et moi assurâmes, à tour de rôle, le service des écritures de l’audience beylicale. Ce fut mon tour lorsque le Général Elias Mussali vint informer le Bey que M. Théodore Roustan demandait à voir Son Altesse. Il était alors 10 heures du matin. Je ne pus prendre aucune note de ce que le Consul Général de France vint dire au Bey, l’entretien ayant eu lieu à voix basse et en tête-à-tête.&lt;br /&gt;Seul Mustapha Ben Ismaïl, debout près du trône, put en entendre quelque chose. A la sortie de M. Roustan, un silence glacial s’établit dans la salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce silence fut rompu par un sanglot jeté par Mustapha qui, d’une voix entrecoupée, annonça au Conseil que le Général Jules-Aimé Bréart allait arriver dans un instant à Kassar-Saïd ; au même moment, le train de la compagnie Bône-Guelma vint s’arrêter en face du Palais. Je vis alors, pour la première fois de ma vie, des cavaliers avec leurs chevaux sortir d’un train. Ils étaient sûrement au nombre de plusieurs centaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était la garde qui devait escorter le Général Bréart pendant sa visite au Bey. On fit venir également 27 bouches à feu que des artilleurs français placèrent près du Bardo ; ils étaient tous braqués sur Tunis. Le Bey monta et nous fit monter avec lui sur les terrasses du Palais ; Son Altesse tenait à la main une longue vue pour mieux préciser le mouvement des troupes débarquées. De temps en temps, on le voyait essuyer des larmes.&lt;br /&gt;Le Bach-kateb (ministre de la Plume), Sidi Mohammed El Aziz Bouattour, mon chef, qui n’était pas loin de moi, me dit que ces larmes, bien que sincères, ne pouvaient être prises en considération, le Bey étant la propre victime de lui-même.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWCuScfrfI/AAAAAAAABis/wGbrLtCp8cs/s1600-h/BREART.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041079089648086514" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWCuScfrfI/AAAAAAAABis/wGbrLtCp8cs/s400/BREART.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci se passa très rapidement, car le Général Bréart ne tarda pas d’arriver au Palais que des cavaliers français vinrent cerner. Et Tahar Belhassen, le général de garde, d’accourir pour calmer l’émotion des dames du Harem dont nous entendîmes les pleurs.&lt;br /&gt;Mustapha Ben Ismaïl pleurait aussi comme une femme. Le Bey et toute l’assistance étaient aussi très émus, sauf le nonagénaire Cheikh Mahmoud Boukhriss, le Kahia du Bach-Kateb, qui resta impassible. Il fut dans la suite le premier à approuver le traité du Protectorat.&lt;br /&gt;Son âge très avancé fut certainement pour beaucoup dans son attitude. En arrivant au Palais, le plénipotentiaire français, le Général Bréart, était muni d’un appareil téléphonique pour correspondre avec le commandant de ses troupes, campées à la Manouba.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tenait à la main le texte du traité qui était en double expédition. M. Roustan présenta le Général au Bey qui était debout devant son trône. Il dit à Son Altesse que seul maintenant le Général Bréart était chargé de parler avec lui au nom de la France… Et ce dernier de faire donner au Bey lecture, article par article, du traité du Protectorat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Général Elias Mussali assurait le service de la traduction. Après l’achèvement de cette lecture, il était onze heures du matin, le Général Bréart donna cinq heures au Bey pour réfléchir et prendre l’avis de son Conseil. Mais Son Altesse demanda d’ajourner sa réponse au lendemain. Le Général Bréart ne put accéder à ce désir et accorda définitivement au Bey sept heures pour faire connaître sa réponse.&lt;br /&gt;Il eut soin d’insister sur le caractère pacifique et amical du traité dont le rejet pourrait entraîner, a-t-il ajouté, de graves conséquences. On sut, en effet, plus tard, que l’un des frères du Bey, le prince Taïeb, avait promis de signer le traité si la France lui assurait son élévation au trône beylical.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWC6ycfrgI/AAAAAAAABi0/ayNAFwjyDhw/s1600-h/tunis-Sadok.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041079304396451330" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWC6ycfrgI/AAAAAAAABi0/ayNAFwjyDhw/s400/tunis-Sadok.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Général se retira ensuite avec son Etat-Major dans la grande salle du rez-de-chaussée où il avait déjà fait placer son téléphone. La discussion du traité par les conseillers du Bey fut orageuse. Mohammed El Arbi Zarrouk s’y montra opposé au plus haut degré. Il soutint que la Régence était une possession turque et alla jusqu’à accuser le Bey de trahison. Celui-ci voulut lui expliquer les conséquences funestes d’une résistance désormais vaine.&lt;br /&gt;Pour ce faire, il dit à Mohammed El Arbi que s’il refusait d’accepter le traité, le Général Bréart s’emparerait de sa personne et qu’il l’enverrait comme prisonnier en Algérie. Puis, portant la main à sa barbe, le Bey a ajouté textuellement : « Je crois qu’aucun des membres de ce Conseil ne désirerait voir cette vieille barbe blanche traînée dans la poussière des chemins de l’exil ».&lt;br /&gt;Ce propos du Bey fut énergiquement contredit par le Général Mohammed El Arbi Zarrouk qui répliqua en ces termes : « Ton envoi comme prisonnier à Alger ne sera point un déshonneur pour toi. Mais, en tout état de cause, il vaut mieux sacrifier une seule tête, fût-elle couronnée, que de sacrifier un peuple tout entier ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Bey poussa un soupir, puis il dit à Mohammed El Arbi : « Tu as donc oublié tous les bienfaits dont je t’ai comblé, tu n’es qu’un ingrat ». Il tint ensuite à connaître l’avis des autres membres du Conseil. On tomba alors d’accord sur le point suivant : le Bey enverrait son secrétaire, le Cheikh Béchir Belkhodja, auprès de son frère Ahmed, Cheikh El Islam, pour lui expliquer la gravité du moment et lui demander son avis basé sur les principes coraniques.&lt;br /&gt;On eut recours à ce stratagème pour permettre au Général Hamida Ben Ayed de quitter le Palais et d’aller prendre immédiatement contact avec son ami et protecteur, le Consul Général d’Angleterre, pour lui demander s’il ne pourrait accorder l’hospitalité au Bey ou tout au moins lui donner quelques conseils utiles.&lt;br /&gt;Cette dernière combinaison ne réussit pas et Ben Ayed resta au Palais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au secrétaire du Bey, accompagné jusqu’à Tunis par deux cavaliers du Général Bréart, il revint une heure après pour faire connaître que son frère, le Cheikh El Islam, ainsi que le Bach-Mufti et les deux Cadis de Tunis le chargeaient de dire à Son Altesse « qu’entre deux maux, on doit choisir le moindre, c’est-à-dire : si les conséquences du refus de signer le traité sont plus graves que celles de son acceptation, Son Altesse ne devrait pas hésiter à accepter la nouvelle situation ».&lt;br /&gt;Cette réponse sauvegarda les susceptibilités du Bey, qui déclara au Conseil que son refus de signer pouvant entraîner « des conséquences néfastes pour le troupeau dont il avait la garde », il était décidé à accepter le Protectorat de la France.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWDTScfrhI/AAAAAAAABi8/oqcRIcwzsBA/s1600-h/signature+traitÃ©+bardo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5041079725303246354" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWDTScfrhI/AAAAAAAABi8/oqcRIcwzsBA/s400/signature+trait%C3%A9+bardo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Cheikh Mahmoud Boukhriss, Kahia du Bach-Kateb, s’empressa de soutenir le point de vue du Bey que la majorité du Conseil partagea également. Les quelques membres hostiles au traité se turent, sauf le Général Mohammed El Arbi Zarrouk qui continua à protester jusqu’au moment où le Bey rappela le Général Bréart pour l’informer de son intention de signer le traité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Général sourit alors, adressa de vifs compliments au Bey et lui dit que « c’était la seule solution avantageuse pour son Altesse, car dans le cas contraire il avait des ordres dont l’exécution, absolument certaine, ne pourraient que nuire à sa dignité souveraine ». Il était cinq heures du soir lorsque Mohammed Es-Sadok apposa, avec le Général Bréart, sa signature au bas du traité du Protectorat …&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-7939250632376739972?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/7939250632376739972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=7939250632376739972&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7939250632376739972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7939250632376739972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/43-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='43- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (18ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_bgWdC6u3DCM/RfWCkCcfreI/AAAAAAAABik/Q-DFWZjPOrs/s72-c/Bey+Bardo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-7936677489900147403</id><published>2007-03-07T09:50:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.689+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>42- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (17ème Partie)</title><content type='html'>Au Bardo, les journées du 9 et du 10 mai n'avaient pas été moins agitées. Le bey avait passé par les situations d'esprit les plus diverses. Il comprenait l'impuissance ou il était de résister aux légitimes demandes que le gouvernement français allait lui adresser. D'autre part, son entourage le sollicitait vivement de résister ou plutôt de temporiser en faisant valoir l'agitation qui régnait parmi les tribus de la Régence et les dangers que son autorité courrait si les populations musulmanes pouvaient l'accuser d'avoir livré le pays aux Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 10 mai au matin, il avait déclaré devant plusieurs familiers qu'il ne signerait aucun traité et qu'il préférait mourir que d'accepter le protectorat. Cependant l'arrivée du général Bréart à la Manouba, le 12 mai au matin, produisit sans doute une assez vive impression sur lui, car le bey écrivit à M. Roustan, notre chargé d'affaires, pour protester contre la présence de nos troupes près de sa résidence, mais pour déclarer en même temps qu'il accorderait au général Bréart l'entrevue demandée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A midi, M. Roustan avait reçu la lettre du bey par M. le comte de Sancy, ancien consul français et directeur des haras tunisiens. A midi et demi il faisait atteler et se rendait au camp. A trois heures et demie, notre chargé d'affaires quittait la Manouba en voiture avec le premier drogman du consulat, M. Summaripa, après une longue conférence avec le général Bréart. M. Roustan se rendait à. Kasar-Saïd, palais du bey.&lt;br /&gt;Une demi-heure après le général Bréart partait de la Manouba à cheval, accompagné de son état-major et de la plupart des officiers supérieurs de la colonne. Deux escadrons faisaient escorte.&lt;br /&gt;Malgré une pluie battante, une foule considérable venue de Tunis dans la matinée suivit le cortège à pied ou en voiture jusqu'à, la grille de Ksar-Saïd. L'escorte traversa un splendide jardin planté de beaux arbres, orangers, mûriers, poivriers, et décoré de colonnes de marbre surmontées d'aigles, de levrettes et d'autres figures d'animaux.&lt;br /&gt;Un peloton de soldats tunisiens forme la haie sur deux rangs et rend les honneurs militaires. Les tambours battent aux champs. Nos escadrons de hussards restent rangés en bataille devant la grille du palais.&lt;br /&gt;Le général Bréart met pied A terre devant la grande porte du palais, vaste bâtisse décorée en style mauresque mélangé de rococo. De chaque côté, derrière les soldats tunisiens, on aperçoit une trentaine d'eunuques, de pages et de domestiques nègres regardant ce spectacle avec l'attitude indifférente particulière aux musulmans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général, suivi de son escorte, monte le splendide escalier de marbre qui conduit aux apparentements intérieurs, et est introduit dans un salon où se tiennent le bey et le premier ministre, ainsi que M. Roustan.&lt;br /&gt;Notre chargé d'affaires présente le général Bréart à Mohammed es Sadok qui, après les nombreux salamalecs en usage dans le cérémonial arabe, le prie de s'asseoir. Le bey était en pantalon gris perle, redingote noire et fez rouge. Mustapha était également en costume européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Bréart prend la parole et dit au bey qu'il vient remplir la mission que lui a donnée le gouvernement de la République dans le but de rétablir de bonnes relations entre les deux pays et d'éviter tout conflit ultérieur. Il lit ensuite la dépêche qui lui confie les pouvoirs nécessaires pour conclure un traité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le gouvernement de la République française, désirant terminer les difficultés pendantes par un arrangement amiable, qui sauvegarde pleinement la dignité de Votre Altesse, m'a fait l'honneur de me désigner pour cette mission.&lt;br /&gt;Le gouvernement de la République française désire le maintien de Votre Altesse sur le trône et celui de votre dynastie. Il n'a aucun intérêt à porter atteinte à l'intégrité du territoire de la Régence. Il réclame seulement des garanties jugées indispensables pour maintenir les bonnes relations entre les deux gouvernements. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Bréart termine en demandant au bey s'il veut entendre lecture des propositions de la France. Le bey répond qu'il les entendra (puisqu'il ne peut pas faire autrement).&lt;br /&gt;Le général donne alors lecture du texte objet du Protectorat : &lt;a href="http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/01/19-copie-roiginale-du-trait-du-bardo-de.html"&gt;http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/01/19-copie-roiginale-du-trait-du-bardo-de.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette lecture terminée, le bey demanda le temps de réfléchir et de consulter ses ministres. Le général&lt;br /&gt;Bréart répondit en acceptant la demande du bey, mais en déclarant que le gouvernement de la République avait besoin d'une prompte réponse, et qu'il accordait seulement un délai de deux heures, c’est-à-dire jusqu'à huit heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette réponse parut vivement préoccuper le premier ministre du bey, qui échangea quelques paroles avec Mohammed es Sadok. Il y eut un court silence, puis la conversation reprit. Le bey répliqua que le délai accordé était trop court. Le général insista : « Nous voulons, dit-i1, avoir une réponse aujourd'hui même. » Le bey continuant à alléguer la nécessité d'un plus long délai, M. Roustan fait remarquer que tous les articles de traité proposé ont été depuis longtemps discutés avec le premier ministre du bey, lequel est présent A l'entrevue, et qu'ils ont été l'objet d'une longue délibération dans le conseil des ministres. D'ailleurs, le conseil peut être réuni à l'instant même. Le général Bréart répète qu'il doit avoir une réponse dans la journée et qu'il ne pourrait se prêter à aucun atermoiement sans manquer aux instructions rigoureuses de son gouvernement.&lt;br /&gt;Le bey répond que, puisque cette précipitation est chose imposée, il est bien obligé d'accepter les conditions qui lui sont faites. Pour clore la discussion, le délai est prolongé jusqu'à neuf heures du soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'état-major français se retire alors dans un salon du rez-de-chaussée, pendant que les dignitaires tunisiens qui occupent ce salon allaient conférer avec le bey dans le salon du premier étage. Il était alors six heures.&lt;br /&gt;Vers sept heures, le bey faisait dire au général qu'il était prêt à signer ; le général remontait avec M. Roustan au premier étage, et l'acte diplomatique recevait les signatures du bey, de Mustapha, du général Bréart et de M. Roustan.&lt;br /&gt;Le premier ministre, qui paraissait très troublé pendant le premier entretien, se montra au contraire fort expansif dans cette seconde entrevue et échangea des poignées de main avec les officiers français. Au moment de prendre congé; le bey demanda au général Bréart de vouloir bien retirer ses troupes des environs de Ksar-Saïd et de ne pas les faire entrer à Tunis, afin de ne pas entretenir l'agitation qui régnait au Bardo et dans la capitale de la Régence. Le général répondit au bey qu'il eût désiré de le satisfaire sur l'heure, mais qu'il ne pouvait se rendre à son désir avant d'en avoir référé à son gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, le général Bréart et M. Roustan eurent une seconde entrevue avec le bey. Le général déclara à Mohammed es Sadok qu'il était heureux de pouvoir lui annoncer que, déférant au désir exprimé par le bey, le gouvernement français avait résolu de ne pas faire entrer ses troupes à Tunis.&lt;br /&gt;Le bey remercia vivement le général, l'assura de son amitié et lui conféra le grand cordon de l'ordre tunisien du Nichan Iftikhar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle de ces événements était à peine répandue à Tunis, qu'elle y provoquait une très vive agitation dans les cercles arabes. Plusieurs gros personnages tunisiens, à la tête desquels étaient Larbi Zarrouck, un des ministres et le chef de la municipalité, se joignaient au cheik-al-Islam et aux ulémas pour exciter les Arabes et surtout les cheiks des tribus du sud, qui depuis plusieurs jours étaient arrivés en grand nombre à Tunis.&lt;br /&gt;Ali-bey était venu, le 12 au soir, de son camp de Medjez-el-Bab, et après une longue entrevue avec son frère était reparti pour son habitation de la Marsa à Carthage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 12 mai au soir, le cheik-al-Islam était également allé au Bardo voir le bey, et lui demander communication du traité avec la France, au nom des notables de la ville. Le bey avait ajourné cette communication; mais, pour donner satisfaction dans une certaine mesure aux sentiments du parti de la résistance, il adressa sur l'heure la dépêche suivante à Saïd-pacha, premier ministre à Constantinople :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Un général français est venu dans mon palais avec une escorte de cavalerie, a soumis à ma signature un traité de protectorat et m'a déclaré qu'il ne quitterait le palais qu'avec une réponse pour laquelle il m'accordait quatre heures.&lt;br /&gt;Me voyant sous la pression de la force, par suite de la présence d'une armée près de ma résidence, j'ai dû, pour mon honneur et en vue d'éviter une effusion de sang, signer le traité, sans l'examiner ni le discuter, tout en déclarant que je signais contraint par la force. »&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-7936677489900147403?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/7936677489900147403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=7936677489900147403&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7936677489900147403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7936677489900147403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/03/42-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='42- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (17ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-7941362900051790581</id><published>2007-03-03T10:45:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.689+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>41- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (16ème Partie)</title><content type='html'>Le gouvernement français et les gouvernements étrangers savaient également quel compte il fallait tenir des protestations du bey et de ses prétendus égards pour la France. I1 n'y avait qu'une réponse à faire à un pareil document, c'était d'aller au Bardo faire confesser au bey que depuis plusieurs années il se moquait de nous et que lui même avait intérêt à renoncer à cette politique. La colonne du général Bréart n'avait pas d'autre mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 6 mai, les troupes débarquées à Bizerte étaient fortes de 6,000 hommes et constituaient une brigade dont le général Bréart prit le commandement.&lt;br /&gt;Le général avait l'ordre de marcher sur Mateur, mais pendant trois jours la pluie tomba presque sans interruption et on dut ajourner tout mouvement. L'état-major fit publier une interdiction d'emporter l'orge et le blé du territoire de Bizerte. En même temps il se procurait des guides et faisait occuper toutes les hauteurs occupant la ville par les nouvelles batteries arrivées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La brigade Maurand, qui se constituait à côté de la brigade Bréart, devait être plus nombreuse et compter environ 7,000 hommes avec quatre batteries d'artillerie, deux de 90, une de 4 de montagne attelée et une de 4 de montagne à dos de mulet.&lt;br /&gt;Le 6 mai l'intendance arrivait et préparait les moyens de ravitaillement, le même jour le général Bréart envoyait des émissaires au caïd de Mateur et aux tribus des Bedjaoua et des Arabes pour leur demander si elles voulaient ou non recevoir des troupes françaises sur leur territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 8 mai, les deux brigades se mettaient en mouvement, la brigade Maurand se dirigeant à l'ouest vers Mateur en contournant le lac de Bizerte, la brigade Bréart en se portant vers le sud-est dans la direction de Tunis. La pluie continuait torrentielle. La colonne Bréart se mit en route à cinq heures du matin et elle n'arrivait au bivouac, à Bahiret Gournata, qu'à minuit après une marche, excessivement pénible de 27 kilomètres, à travers des fondrières et des terrains marécageux d'une traversée très difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général avait l'ordre d'être à Djedeida, sur la ligne du chemin de fer de Tunis, le 9, à huit heures du matin ; mais, la pluie étant tombée sans interruption pendant toute la nuit, il se borna à se porter à Fondouk, à 13 kilomètres de Bahiret Gournata. Le temps étant revenu au beau, les troupes purent se reposer et repartir le lendemain 10 pour Djedeida.&lt;br /&gt;Ce hameau, ou plutôt cette réunion de maisons de campagne est une localité importante au point de vue stratégique, en ce qu'elle est le point de jonction, de toutes les voies qui se rendent à Tunis des divers points de la Régence. Située au point de bifurcation de la vallée de la Medjerda et de la ligne ferrée, Djedeida commande Tunis, la région du nord et toutes, les avenues de la frontière.&lt;br /&gt;Autour de Djedeida débouchent les routes de Mateur, de Bizerte, de Porto-Farina, de Béja et du Kef. Le Bardo est à 16 kilombtres, Tunis à 20 kilomètres. Aux alentours s'étendent de riches plaines fécondes en ressources et qu'aucune éminence ne commande sauf au nord-est le Djebel-Ahmar que le gouvernement tunisien n'a d'ailleurs jamais songé à fortifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 10 mai le général Bréart quittait le campement de Fondouck et, remontant la vallée de la Medjerda, passait à Sidi-Thabet, Garf el Fana, et arrêtait dans la matinée à Djedeida, où les troupes installaient leur campement au milieu de magnifiques plantations d'oliviers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 11 mai au soir, la colonne était renforcée par le 92ème de ligne et une batterie d'artillerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 12 mai à neuf heures, des officiers d'état-major, un capitaine, des sergents fourriers et un peloton de hussards arrivaient à la Manouba à 2 kilomètres du Bardo, et cherchaient à droite et à gauche de la voie ferrée un emplacement favorable pour établir le camp, s'assurant des fontaines, des puits et des sources situées dans les jardins environnants.&lt;br /&gt;A 600 mètres de la station du chemin de fer sont des casernes inoccupées. A la même distance est le palais de Sidi-Larrouck, ministre de la marine, qui fit prévenir les officiers français qu'il était prêt à les recevoir dans son palais.&lt;br /&gt;A neuf heures et demie, l'avant-garde de la colonne Bréart arrivait à la station. A onze heures moins un quart, arrivent à leur tour la colonne Maurand et la colonne Bréart clairons sonnant. En venant occuper le jardin d'Ismaël Soumyn, la musique du 92ème joue le Chant du départ aux applaudissements des membres de la colonie française accourus de Tunis. Un grand nombre de propriétaires musulmans et de notables tunisiens assistent également au défilé. La colonie française applaudit à outrance lorsque passent trois belles batteries d'artillerie du 13ème et du 9ème régiment.&lt;br /&gt;Dans les groupes on annonce que le bey est dans de meilleures dispositions et on se communique le texte de la circulaire suivante qu'il vient d'adresser aux caïds et aux gouverneurs de la Régence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Il est parvenu à notre connaissance que l'entrée des troupes françaises dans le pays des Kroumirs a produit une certaine émotion, parmi quelques tribus. Nous avons protesté contre cette violation de notre territoire, accomplie sans qu'il y est de mots d'hostilité entre nous et le gouvernement de la République française, et sans qu'aucune déclaration de guerre nous ait été adressée.&lt;br /&gt;Toutefois cette affaire sera arrangée diplomatiquement et pacifiquement. C'est à quoi nous sommes actuellement occupés, de concert avec le gouvernement impérial ottoman et avec le concours des autres puissances amies.&lt;br /&gt;Par suite de ce qui précède, il est du devoir de chacun de maintenir l'ordre partout, pour pouvoir conduire à bonne fin la solution de l'affaire, avec modération et sans aucun désordre.&lt;br /&gt;Nous vous recommandons donc de ne point quitter le siège de votre gouvernement, afin d'empêcher, par votre présence, les populations qui se trouvent placées sous votre administration, de se livrer à aucun acte pouvant entraver les dispositions prises par nous.&lt;br /&gt;Vous recommanderez cela aux populations de la manière la plus formelle, et vous les détournerez surtout de s'occuper des conversations de gens intéressés à susciter des troubles.&lt;br /&gt;Vous leur ferez surtout comprendre à quelles conséquences s'exposeraient les gens qui contreviendraient à ces ordres. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette circulaire comparée aux protestations des jours précédents permet de mesurer le chemin que l'esprit du bey avait parcouru en quelques jours. Le débarquement de nos troupes à Bizerte et la double marche sur Mateur et sur Fondouck avaient produit leur effet au Bardo. Le bey comprenait sans l'avouer toute l'étendue de la faute qu'il avait commise en se faisant l'instrument de la politique italienne contre nos nationaux. Une scène très vive eut lieu au palais beylical entre Mohammed es-Sadok et des agents italiens. Il leur reprocha amèrement leur conduite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Puisque vous Italiens, ne vous sentiez pas capables de me soutenir, pourquoi m'avez-vous mis en conflit avec la France? Qui perd aujourd'hui, c'est moi, et je perds pour avoir voulu vous favoriser! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui rapportait ces propos du bey? le correspondant d'un journal italien, le Pungolo de Naples. Et il ajoutait avec raison : « Quant aux Italiens établis et nés à Tunis qui ont travaillé pendant vingt ans pour établir la suprématie italienne en ce pays, ils disent à leur gouvernement : Si vous ne vous sentiez pas capables de la conduire jusqu'au bout, pourquoi avez-vous suscité la question tunisienne? Nous étions si heureux auparavant, pourquoi êtes-vous venus nous troubler? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces sentiments étaient ceux de la population européenne, des Israélites, des Maltais et d'un grand nombre de Maures de Tunis qui étaient revenus de leurs préventions contre la France ou qui mesuraient toute l'étendue et la gravité des fautes commises par nos adversaires.&lt;br /&gt;Cependant, à la première nouvelle du départ des Français pour Tunis, la ville avait éprouvé une véritable panique. Dans le quartier des bazars, les Juifs avaient fermé leurs boutiques et s'étaient barricadés, craignant d'être pillés et massacrés par les Arabes avant l'arrivée de nos troupes. De nombreuses patrouilles furent organisées pour maintenir l'ordre. Sur la place de la Marine le férik ordonna aux zaptiés ou gendarmes de déclarer dans les rues de la ville que la population devait se rassurer et que les Français ne commettraient aucun désordre.&lt;br /&gt;Il leur commanda également de disperser tout rassemblement, et les cafés arabes eurent l'ordre de se fermer avant la nuit. Ce qui avait ajouté au trouble, c'est qu'on avait annoncé l'entrée des troupes dans la ville même. Cette nouvelle avait pris d'autant plus de consistance que la veille deux hussards avaient failli prendre possession de la capitale de la Régence. Ces deux cavaliers du 1er hussards avaient été envoyés en estafettes de Fondouk à Djedeida. Ils avaient fait fausse route et étaient arrivés devant une des portes de Tunis dont les gardiens les regardaient avec consternation. Ils reconnurent leur erreur. L'un proposa de rebrousser chemin. L'autre répond : Pourquoi reculer? Entrons-y puisque nous y sommes. - Non, riposte le premier ; pas possible, nous n'avons pas d'ordre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-7941362900051790581?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/7941362900051790581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=7941362900051790581&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7941362900051790581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/7941362900051790581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/03/41-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='41- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (16ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-6891137888707708666</id><published>2007-02-28T15:39:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.690+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>40- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (15ème Partie)</title><content type='html'>L'occupation de Bizerte et les évènements qui l'ont suivie étaient le développement inattendu, mais régulier et logique, de la double campagne que nous avions à conduire en Tunisie. On pourra dire de l'expédition d'avril 1881 qu'elle à été une promenade militaire et une campagne diplomatique. Il n'y avait pas de plus court et de plus sûr chemin pour atteindre ce but qui s'imposait la France. Il eût été puéril de considérer les Kroumirs comme une puissance et d'engager avec eux une guerre l'européenne. Pénétrer sur leur territoire, l'explorer, le reconnaître, rendre toute résistance impossible et prendre des précautions pour l'avenir en traçant des routes et en construisant quelques blockhaus, accomplir cette œuvre toute stratégique en versant le moins de sang possible, voilà quelle était la première opération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Profiter de l'expédition des Kroumirs pour aller faire voir quelques pantalons rouges au gouvernement du bey et lui faire reconnaître par un traité en bonne forme que nous étions ses plus proches voisins et ceux dont l'amitié lui était avant tout nécessaire, tel était le second but de la campagne, celui qu'allait poursuivre la colonne française qui devait débarquer à Bizerte. Cette seconde opération avait relativement une importance beaucoup plus considérable que la première, et l'Europe ne s'y trompa pas plus que le bey.&lt;br /&gt;Le débarquement de nos troupes à Bizerte causa un véritable trouble à Londres et en Italie. Bizerte est la clef de la Tunisie du nord et le port le mieux situé et le mieux doué par la nature de tous ceux qui sont sur la côte africaine.&lt;br /&gt;La France en sortirait-elle une fois qu'elle y serait entrée? Telle est la question que se posa immédiatement l'Europe et que le traité du Bardo a résolue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 29 avril, les canonnières "le Léopard", "l'Hyène", "le Chacal", le croiseur "le Tourville" et les deux transports "le Corrèze" et "la Vienne" étaient en rade à Tabarka lorsqu'arrivèrent la corvette cuirassée de 1er rang "la Galissonnière", ayant à son bord le contre-amiral Conrad, "la Surveillante", "l'Alma", corvette cuirassée de 2ème rang, commandant Miot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois navires se tinrent sous vapeur pendant que l'amiral faisait envoyer à la canonnière "le Léopard" l'ordre d'appareiller pour les suivre. Le soir les navires partaient et arrivaient le lendemain matin 1er mai à six heures à Bizerte. L'escadre s'embossa immédiatement devant les forts et les batteries.&lt;br /&gt;Des chaloupes à vapeur furent mises à l'eau, prêtes à remorquer les compagnies de débarquement des trois grands navires. Ces préparatifs n'avaient pas duré une demi-heure.&lt;br /&gt;Le vice-consul français averti arriva en canot avec le capitaine du port tunisien, ils montèrent à bord au moment où le contre-amiral se disposait à envoyer au gouverneur un pli contenant sommation d'avoir à livrer la ville dans deux heures. Le vice-consul et le chef d'état major de l'amiral se rendirent chez le gouverneur.&lt;br /&gt;Après une demi-heure de pourparlers, le gouverneur, beau-frère du bey, consentit à rendre la ville à la condition qu'on respecterait la vie et les biens des habitants et qu'on lui délivrerait un écrit constatant qu'il a cédé à la force.&lt;br /&gt;A onze heures, 400 fusiliers marins des équipages de "la Galissonnière", de "l'Alma" et de "la Surveillante", étaient envoyés à terre dans les chaloupes à vapeur des trois cuirassés, traînant à leur remorque une flottille d'embarcations pavoisées de drapeaux tricolores.&lt;br /&gt;Les 400 fusiliers, placés sous le commandement du capitaine de vaisseau Miot et guidés par l'interprète du consulat, descendaient sur les quais à l'entrée du canal et prenaient le chemin de la casbah et des différents forts où ils arboraient le drapeau français. Nos marins sur les vergues des navires saluaient par le cri trois fois répété de : Vive la République ! et la Marseillaise était jouée par la musique du vaisseau amiral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'occupation complète des bastions et des forts détachés de Sidi-Salem et Sidi-Hadid était terminée au milieu de l'après-midi. Nos fusiliers n'avaient rencontré aucune résistance. Le gouverneur avait donné l'ordre à la population arabe de se retirer des quais où se tenaient seulement quelques israélites, des Maltais et des Italiens.&lt;br /&gt;La masse de la population avait d'ailleurs éprouvé une sorte de panique, et un grand nombre d'habitants avaient évacué la ville, les uns fuyant vers Tunis, d'autres se réfugiant à Mateur.&lt;br /&gt;Les Maures, encore sous le coup de la lettre d'Ali-bey étaient convaincus que nos troupes allaient piller la ville, violer les femmes et tuer lés enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 2 mai, l'aviso "le Cassard" et deux transports, "la Dryade" et "la Sarthe", débarquaient des troupes. Le lendemain trois transports de la compagnie transatlantique amenaient le général Bréart et plusieurs autres régiments. En trois jours, près de 6,000 hommes avaient été débarqués à Bizerte. Ces troupes appartenaient au 20ème, 38ème et 92ème de ligne, au 30ème bataillon de chasseurs à pied, au 1er hussards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'artillerie était représentée par des batteries de campagne ou de montagne, des 1er, 9ème, 12ème, 13ème et 23ème régiments. La colonne de débarquement comprenait en outre une compagnie du 4ème génie, une compagnie du train, une ambulance complète sous la direction de M. Chartier, médecin principal, une direction du service administratif, de la gendarmerie, des employés des postes, une section topographique et un service de télégraphe complet, 4 officiers, 16 sous-officiers, 5 chefs d'équipe, 21 ouvriers et le matériel de campagne nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne tenue de nos troupes, leur respect pour les habitants et plus encore l'argent que nos soldats dépensaient changèrent bientôt les sentiments d'une population naturellement pacifique.&lt;br /&gt;Un grand nombre d'habitants étaient déjà revenus au bout de trois jours, et, cédant à leurs instincts commerçants, ne songeaient plus qu’à profiter de la présence de nos troupes. Les fruits, les œufs, les poulets abondèrent dans les boutiques qui s'étaient fermées le jour du débarquement et qui se rouvrirent le lendemain même, tous ensembles comme par enchantement. Les œufs, qui valent ordinairement 20 centimes la douzaine, se vendirent un sou pièce; les poulets, qui valaient dix sous, montèrent à 2 et 3 francs. Les Arabes n'avaient jamais été à pareille fête, et un grand nombre ne tardèrent pas à se féliciter de l'arrivée des Français.&lt;br /&gt;Les Maltais et les Italiens, oubliant la politique, allèrent à Tunis faire des provisions et revinrent bientôt en ville avec des voitures chargées de fruits, de victuailles et de bibelots de toute espèce qu'ils vendirent fort cher à nos soldats.&lt;br /&gt;L'occupation de Bizerte produisit à Tunis et dans toute la région du nord-est une très vive émotion. Personne ne s'y attendait. L'expédition avait été conduite avec beaucoup d'habileté et de discrétion.&lt;br /&gt;En quittant Toulon les commandants des premiers navires de débarquement ignoraient vers quel point ils devaient se diriger. Les lettres de destination cachetées ne furent ouvertes, qu'à bord et les équipages croyaient se rendre à Bône et à la Calle. Après avoir quitté Tabarka l'escadre rencontrait en mer l'aviso "le Cassard" qui avait été la veille à Bizerte prendre auprès du vice-consul de France des renseignements sur l'état d'esprit des populations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier sentiment de l'entourage du bey, en apprenant l'occupation de Bizerte, fut d'appeler à la guerre sainte. C'était l'avis personnel du premier ministre, et c'était aussi celui de la population arabe. Mais les conseils de la réflexion prévalurent, et le lendemain le bey se borna à adresser à notre chargé d'affaires la nouvelle protestation suivante dont il envoya copie aux consuls étrangers :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Nous avons déjà protesté contre l'entrée des troupes françaises sur le territoire de la Régence du côté des Kroumirs et notamment du côté du Kef, contrairement à notre volonté. Depuis, les troupes françaises ont occupé le Kef, une des forteresses de notre Régence. Cette occupation s'étant effectuée en violation de tous les principes du droit des gens, il est de notre devoir de réitérer pour ce fait nos protestations les plus formelles contre votre gouvernement.&lt;br /&gt;D'autre part, le gouverneur de Bizerte nous a informé que hier des navires de guerre français se sont présentés devant Bizerte et ont demandé à occuper la ville et les forts menaçant de s'en emparer par force.&lt;br /&gt;Comme nous sommes en état de paix avec le gouvernement de la République française, nous avions prescrit à qui de droit d'éviter tout conflit entre nos soldats et ceux de l'armée française. Par suite de ces instructions le gouverneur de Bizerte n'a pu repousser cet acte par la force, et les soldats français ont occupé Bizerte et ont arboré le drapeau français sur les forts. Cette occupation, quand nous sommes en état de paix avec votre gouvernement, est un fait insolite et contraire à toutes les règles du droit et à tous les principes.&lt;br /&gt;Par conséquent, nous protestons de la manière la plus solennelle contre l'occupation présente. Cette protestation doit être considérée comme faisant suite aux précédentes, comme se joignant à elles pour toutes fins que de droit.&lt;br /&gt;Nous ne pouvons pas, pourtant, ne pas exprimer le regret de nous voir traités de la sorte par un gouvernement ami que nous avons toujours traité avec tous les égards et avec lequel nous nous sommes toujours efforcé de conserver les meilleurs rapports.&lt;br /&gt;MOHAMED ES-SADOC.&lt;br /&gt;Le 2 mai.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-6891137888707708666?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/6891137888707708666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=6891137888707708666&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6891137888707708666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/6891137888707708666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/40-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='40- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (15ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-4869272079508150903</id><published>2007-02-26T11:22:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.690+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>39- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (14ème Partie)</title><content type='html'>Le gouvernement tunisien ne s'était point borné à transmettre à M. Roustan le rapport d'Ali-bey ; il s'était plaint des réquisitions forcées faites par nos colonnes, réquisitions d'animaux; de moyens de transport et même d'indigènes.&lt;br /&gt;Dans une seconde dép8che, le général Logerot exposa comment les faits s'étaient passés :&lt;br /&gt;« Aucune réquisition n'a été faite, dit-il; chez les Djendouba ni chez les Ouled-bou-Salem; les Djendouba ont été invités à fournir 50 mulets moyennant une rétribution journalière, et ils les ont fournis sans pression. Aucune tribu refusant de venir à nous n'a été punie; la plupart ont fait une déclaration de neutralité. L'affaire du 30 avril a été provoquée par une attaque contre nos troupes qui n'ont pas ouvert le feu. Les Chihias ont commence en tirant sur un officier qui leur apportait des paroles de paix. Des contingents appartenant aux Amdoun et aux Kroumirs sont venus appuyer les Chihias : il est regrettable que ces contingents ennemis fussent les mêmes que ceux qui venaient de quitter Ali-bey »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ali-bey ne pouvait pas répondre et ne répondit pas aux protestations du général Logerot; mais, sous la pression des agents italiens qui ne quittaient pas son camp et notamment de l'interprète Pestalozza, il chercha à provoquer un soulèvement parmi les tribus des vallées de l'oued-Mellègue et de l'Oued-Siliana. Heureusement les dispositions du général tunisien n'étaient point conformes à celles de l'entourage du bey. On put s'en convaincre quelques jours après l'incident suivant.&lt;br /&gt;Les Caïds de plusieurs importantes, tribus du sud-ouest, les Medjer, les Ouerka, les Charen, les Ouled-Bou Ghanem et les Ouled-Ayar arrivaient le 6 mai à Tunis et faisaient le récit suivant:&lt;br /&gt;« Après le combat du 30 avril, des chefs Chihias envoyèrent des agents pour demander secours contre les Français et vengeance du sang des leurs tués dans ce combat. Mais les tribus avaient intercepté un courrier adressé par le Bardo à Ali-bey. Elles apprirent, par la dépêche que portait ce courrier, que le bey, loin d'encourager la résistance, ordonnait à son frère de battre en retraite devant les troupes françaises et lui conseillait de prendre une attitude neutre. Les tribus, surexcitées par cette nouvelle, accusèrent le bey de les avoir livrées sans défense aux Français et tournèrent leur colère contre leurs caïds. Les caïds durent se réfugier dans la kouba d'un marabout, jusqu'à ce que les Ouled-Ayar, revenus à des idées plus calmes, déterminèrent les autres tribus à envoyer les caïds chercher des nouvelles à Tunis. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces faits indiquaient assez quel était l'état moral des tribus de la Régence et les deux courants qui se disputaient les esprits. Pendant que les tribus dont nos troupes avaient traversé le territoire étaient restées paisibles et acceptaient passivement l'ordre de choses nouveau, les tribus du sud et du nord-est étaient indécises sur l'attitude à prendre.&lt;br /&gt;A Tunis il y avait également deux opinions bien distinctes. Le bey et son entourage ne voulaient pas aller plus loin dans la voie de la résistance et, voyant l'indifférence de l'Europe, s'en tenaient à leurs protestations diplomatiques. Ali-bey, au contraire, et les chefs du parti religieux cherchaient à soulever les tribus du sud. On avait dû arrêter à Tunis des ulémas qui prêchaient la guerre sainte dans les mosquées.&lt;br /&gt;A Béja, des Israélites étaient maltraités. Les troupes tunisiennes de Sidi-Selim, au lieu de rétrograder vers Tunis, restaient dans les environs de Béja. Enfin Ali-bey écrivait le 4 mai une nouvelle lettre des plus violentes contre les Français, lettre que le caïd Allala Younés faisait imprimer et distribuer. En même temps il essayait de soulever les tribus du nord-ouest qui appartenaient au groupe Bechia hostile au bey, tribus assez nombreuses dans la région du Mogod et entre Béja et Mateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un incident inattendu venait de révéler l'état d'esprit de ces populations turbulentes, et non moins pillardes que les tribus Kroumirs. Dans la nuit du 27 au 28 mai, un navire français, le brick-goélette "Santoni" de Bastia, faisait naufrage sur la côte tunisienne entre le cap Serrat à l'ouest et le port de Bizerte à 1'est. Le navire était immédiatement pillé par les Arabes Mogod de la côte. Le second du brick, M. Raffaeli, et ses six matelots furent menacés de mort, et M. Raffaeli n'obtint à grand peine la vie sauve qu'en se faisant passer pour Italien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici, du reste, l'intéressante déclaration faite par ce courageux et habile marin devant la chancellerie du consulat français à Tunis :&lt;br /&gt;« Nous sommes partis d'Agde le 23 avril dernier avec un chargement de futailles vides à destination de Santorin. Je suis propriétaire pour trois quarts du navire, qui est commandé par mon frère et monté par sept hommes d'équipage.&lt;br /&gt;Dans la nuit du 26 au 28 Avril, nous étions par le travers des rochers des Deux-Frères, prés de Bizerte; le vent soufflait avec violence du nord, puis il s'est calmé; mais la grosse mer nous a drossés jusqu'à l'embouchure d'une rivière ou nous avons touché. Grâce à nos embarcations, nous avons pu atteindre la côte sains et saufs, et nous avons passé le reste de la nuit à l'abri derrière un monticule.&lt;br /&gt;Le 28 Avril, au matin, un rassemblement d'indigènes, qui n'a pas tardé à s'élever à 300 personnes armées environ, s'est dirigé vers nous en vociférant. On nous demanda si nous n'étions pas Français, nous faisant entendre que dans ce cas-là nous allions être massacrés. Comme nous connaissions la position actuelle en Tunisie, nous avons déclaré que nous étions Italiens, notre origine corse nous rendant la langue italienne familière.&lt;br /&gt;Un grand débat s'est alors élevé entre eux, et nous comprenions par leurs gestes que les uns, soupçonnait notre supercherie, voulaient nous mettre immédiatement à mort, tandis que d'autres voulaient retarder toutes décisions jusqu'à ce que notre déclaration pût être contrôlée. Je ne cessai, quant à moi, de demander à être amené devant une autorité consulaire italienne, et, cette proposition ayant été enfin acceptée, l'un des Arabes, moyennant vingt francs que je lui payai, me conduisit dans son gourbi, situé à deux heures de marche de l'endroit où nous avions naufragé.&lt;br /&gt;Je passai la nuit dans ce gourbi, et, le lendemain, mon guide m'ayant fourni un cheval, nous nous remîmes en route. Après une heure environ, nous avons rencontré successivement plusieurs détachements armés qui nous ont entourés en proférant les mêmes menaces de mort que j'avais en tendues la veille. L'exécution en fut cependant arrêtée par la crainte que je ne fusse réellement Italien, et celui qui paraissait être le chef de la troupe décida que je serais conduit à Mateur, où il y avait, dit-il (j'ai cru, du moins le comprendre), des chrétiens qui pourraient juger de ma nationalité.&lt;br /&gt;A mon entrée à Mateur, la foule qui m'entourait était dans un tel état de surexcitation que je perdis tout espoir d'y échapper. Peut-être ne dois-je la vie qu'à l'empressement que mirent un Italien et un Anglais qui habitent la&lt;br /&gt;ville à me couvrir de leur protection.&lt;br /&gt;On réussit donc à me faire rentrer dans la maison du chef, où l'on commença à me faire subir un interrogatoire ; mais la foule qui était rassemblée au dehors continuait à proférer de telles menaces et faisait de tels efforts pour arriver jusqu'à moi qu'on jugea prudent de me faire conduire au premier étage, dans une chambre ou je fus enfermé.&lt;br /&gt;Là, j'ai été interrogé par l'Italien dont j'ai parlé plus haut et qui me dit qu'à en juger par mon accent je ne devais pas être son compatriote.&lt;br /&gt;Je lui affirmai le contraire et lui dis que, si mon accent n'était pas pur, cela tenait sans doute à mes nombreux voyages et au long séjour à l'étranger; à d'autres questions qu'il me posa, je répondis que j'étais né à Livourne, dans une rue que je lui nommai.&lt;br /&gt;Le sujet anglais assistait à cet interrogatoire, et c'est lui qui me demanda d'écrire une lettre en italien. Je le fis, et, après l'avoir examinée, on ne douta plus de la véracité de mes déclarations. Lorsque tous les doutes furent levés à cet égard, un changement complet s'opéra dans ma situation.&lt;br /&gt;Je fus l'objet des soins les plus empressés je pourrais dire même affectueux, non seulement de la part du chef, mais encore de la population.&lt;br /&gt;Le lendemain matin, 30 avril, des ordres du bey étant parvenus, je fus conduit à Tunis ou j'arrivais dans la soirée. Je ne crus pas devoir faire connaitre immédiatement ma vraie nationalité, et j'allai au consulat général d’Italie ou je confirmai encore mes précédentes déclarations. Ce n'est que ce matin que je me suis résolu à vous informer de la situation.&lt;br /&gt;Acte de la déclaration qui précède a été donné au comparant, qui a signé avec le chancelier, après lecture. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que M. Raffali avait pu, au milieu de tous ces périls, gagner Tunis, ses marins corses étaient restés prisonniers des Arabes. Ils furent heureusement délivrés quelques jours après et rapatriés en Algérie, mais cet incident avait révélé l'état d'excitation des tribus de cette région et les encouragements que devaient leur prodiguer les agents italiens et anglais.&lt;br /&gt;Cette agitation du Mogod aurait pu modifier gravement la situation si de nouvelles troupes françaises débarquées à Bizerte n'étaient venues compléter au nord-est le cercle d'investissement formé à l'ouest et au sud par les divisions Delebecque et Logerot et retenir sur leurs territoires les tribus de cette région qui auraient été tentées d'aller soutenir les Kroumirs.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-4869272079508150903?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/4869272079508150903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=4869272079508150903&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4869272079508150903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/4869272079508150903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/39-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='39- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (14ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-828043896331585717</id><published>2007-02-19T11:31:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.691+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>38- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (13ème Partie)</title><content type='html'>Le général Logerot refusa donc les offres de service du général tunisien, et lui déclara qu'il ne lui demandait qu'une chose, à savoir de s'éloigner au plus vite et d'aller porter son camp loin de Béja, du côté de Tunis, vers Medjez-el-Bab ou Teboursouk.&lt;br /&gt;Le frère du bey quitta le camp la tête fort basse. Le lendemain 1er mai il partait avec ses troupes dans la direction de Tunis et allait camper à la station de l'Oued-Zerga.&lt;br /&gt;Le même jour, le général de Brem, dont la brigade était à l'Oued Meliz, recevait la soumission de plusieurs cheiks de la tribu des Ouchtetas.&lt;br /&gt;Le général, en accordant l'aman, leur imposa pour condition de livrer leurs armes et de conduire au camp les déserteurs algériens qui s'étaient réfugiés parmi eux. La veille, le général avait fait arrêter deux indigènes qui avaient tiré sur nos soldats et qui portaient sur eux un véritable arsenal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que les Ouchtetas demandaient l'aman, on apprenait qu'un certain nombre de soldats tunisiens avaient quitté Ali-bey, lors de son départ dans la direction de Tunis, et s'étaient rendus dans les montagnes pour rejoindre les Kroumirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de poursuivre sa marche vers le nord, le général Logerot résolut de s'éclairer sur les sentiments des tribus dont il devait traverser les territoires.&lt;br /&gt;Le 30 au matin, une reconnaissance commandée par le colonel Hervé et formée de deux bataillons de zouaves partait dans la direction de Ben-Béchir pour explorer le pays et engager les Ouled-Bou-Salem et les Chihias à accueillir pacifiquement les troupes françaises et à ne pas quitter leurs cantonnements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colonne quitta le camp de Souk-el-Arbaa, le 30, à cinq heures du matin. Le colonel du 1er zouaves&lt;br /&gt;était accompagné du capitaine Heymann, officier du bureau arabe chargé d'entrer en relations avec les indigènes. Arrivé à la gare de Ben-Béchir, le colonel entendit quelques coups de feu et remarqua une grande agitation dans les douars voisins. Le capitaine Heymann s’avança un drapeau à la main avec deux spahis.&lt;br /&gt;Il avait fait à peine une cinquantaine de pas qu'il fut accueilli par une assez vive fusillade partie d'un bouquet de bois situé sur la colline.&lt;br /&gt;Au même moment, on voyait les Chihias descendre de leurs montagnes. Devant ces intentions hostiles le colonel prit immédiatement ses dispositions de combat et envoya une estafette au camp pour avertir le général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était huit heures du matin. Après avoir tourné un ravin où s'étaient embusqués environ deux cents&lt;br /&gt;Chihias, le colonel Hervé aperçut sur les crêtes qui couronnent le passage un gros rassemblement d'Arabes. Il continua son mouvement en avant et commanda des feux de salve après avoir choisi une position d'attente jusqu'à l'arrivée des renforts qu'il, avait demandés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au reçu de la dépêche du colonel Hervé, le général Logerot fit porter les goums et le 2éme escadron du 3éme chasseurs d’Afrique sur Ben-Béchir. Il prescrivait en même temps au 11éme hussards de monter à cheval pour rejoindre les deux bataillons de zouaves, et il fit embarquer le 2éme régiment de tirailleurs algériens sur un train qui partit pour la station de Ben-Béchir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Afin d'appuyer ces troupes, un bataillon du 4éme zouaves, une batterie de montagne de 80 et un escadron du 3éme chasseurs d'Afrique reçurent l'ordre de se mettre en marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 11éme hussards et le 2éme tirailleurs arrivèrent à peu près en même temps à la gare de Ben-Béchir, vers onze heures. Les goums qui les y avaient précédés se portèrent sur la droite. Une distance de 6 kilomètres séparait la gare de la position occupée par le colonel Hervé qui avait à ce moment environ 3,000 Chihias devant lui et sur son flanc droit.&lt;br /&gt;Le 11éme hussards se dirigea rapidement vers cette position. A onze heures trois quarts, il débordait le flanc gauche de l'ennemi et, avec l'aide des goums, le forçait à battre en retraite. Les tirailleurs algériens furent lancés en avant avec les zouaves pendant que l'artillerie battait de son feu le sommet.&lt;br /&gt;Le douar près duquel avait commencé l'affaire fut incendié. En moins d'une heure les Chihias étaient dispersés et fuyaient sur les crêtes non sans avoir subi des pertes. Au milieu d'eux on avait pu remarquer un officier tunisien, à cheval et en uniforme, qui fut atteint par les balles de nos tirailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une heure de l'après-midi, l'engagement semblait terminé. Les contingents des Chihias et ceux des Amedoun qui étaient avec eux se retiraient poursuivis par le 11éme hussards, les zouaves et les tirailleurs.&lt;br /&gt;A trois heures le colonel du 11éme hussards donna l'ordre de cesser la poursuite en laissant le 1er tirailleurs protéger le mouvement du 11éme hussards.&lt;br /&gt;Les indigènes exécutèrent alors un retour offensif que la batterie de montagne mise en position ne tarda pas à arrêter, bien que les indigènes fussent à près de 4,000 mètres de son feu. Le bataillon du 4éme zouaves et les chasseurs d'Afrique escortaient la batterie et étaient restés en réserve.&lt;br /&gt;A six heures, les troupes quittaient leurs positions pour regagner le camp de, Souk-el-Arba. Deux trains furent organisés à la station de Ben-Béchir pour ramener le 1er zouaves et le 2éme tirailleurs pendant que le 11éme hussards, la batterie d'artillerie, le bataillon du zouaves, les chasseurs d'Afrique et les goums suivaient la voie de terre.&lt;br /&gt;Nos troupes ramenaient une dizaine de prisonniers et 1,500 têtes de bétail avec des chevaux, des mulets et des armes. Le rapport officiel évalue à 150 hommes tués environ le chiffre des pertes infligées à l'ennemi. Nous n'avions eu que trois blessés, deux zouaves et un goumier. Un des prisonniers avait été arrêté au moment où il se présentait devant la ligne des tirailleurs algériens qu'il cherchait à entraîner à la désertion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux femmes arabes faisant le coup de feu et portant de la poudre avaient été tuées pendant le combat. Un peloton du 11éme hussards s'était particulièrement distingué. Nos Arabes algériens, qui avaient plié un instant, avaient été vigoureusement ramenés au feu par leur commandant en second, Chérif, fils du Caïd d'Ain-Beida et ancien élève de Saint-Cyr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Chihias, furieux de l'incendie de leurs douars et des pertes qu'ils avaient subies, envoyèrent immédiatement des émissaires pour demander du secours aux tribus de la Rekba.&lt;br /&gt;Ali-bey reçut également la nouvelle du combat dès le lendemain, et il adressa au gouvernement du bey à Tunis une dépêche à sensation. Cette dépêche, qui fut rédigée, dit-on, par un agent italien attaché en qualité de secrétaire à Ali-bey, était ainsi conçue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le chaouch Chaabat et les cavaliers chargés d'assurer la sûreté des stations de chemin de fer sont arrivés au camp ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chaouch m'a raconté que, ce matin, une colonne française est arrivée d'Algérie et que le général commandant la colonne de Souk-el-Arbaa a envoyé hier aux tribus Djendouba, Ouled-ben-Salem et Chihias des troupes pour réquisitionner dans chacune de ces tribus 300 chevaux pour les spahis et 2,000 mulets.&lt;br /&gt;Les Ouled-bou-Salem et les Djendouba ont exposé au général que leur misère ne leur permettait pas de répondre à, son appel. Quant aux Chihias, ils ont formellement refusé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par suite de ce refus, un fort détachement de troupes françaises s'est rendu ce matin chez les Chihias et les a attaqués. Les Chihias se sont défendus ; les Français ont incendié leurs douars, tuant hommes et femmes; les blessés étaient conduits auprès du général qui, au fur et à mesure, leur faisait couper le cou.&lt;br /&gt;Les femmes n'étaient pas épargnées : on ouvrait le ventre à celles qui étaient enceintes et on en arrachait l'enfant, qu'on laissait étendu à côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chaouch a rapporté qu'il a vu un douar incendié dans lequel étaient étendues deux femmes enceintes tuées, éventrées, et leurs enfants à, terre à côté d'elles. Le chaouch a du prendre un autre chemin pour s'épargner la vue de tant d'horreurs rencontrées sur son passage ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Logerot protesta immédiatement contre ce récit par une dépêche adressée à notre chargé d'affaires à Tunis et dont voici la substance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le récit des atrocités attribuées par Ali à mes soldats est faux.&lt;br /&gt;Jamais il ne viendra à l’esprit d'un officier de donner l'ordre à ses soldats d'achever les blessés ; et moi, officier général, je proteste avec énergie et indignation contre l'accusation portée par le prince tunisien ».&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-828043896331585717?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/828043896331585717/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=828043896331585717&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/828043896331585717'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/828043896331585717'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/38-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='38- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (13ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8375862962518091530</id><published>2007-02-16T20:28:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.692+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>37- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (12ème Partie)</title><content type='html'>Le plan de campagne s'accomplissait sinon aussi rapidement, du moins aussi heureusement que possible.&lt;br /&gt;Comme nous l'avons dit plus haut, l'opinion, en poussant le gouvernement à l'expédition de Tunisie n'avait point rêvé conquêtes, ni faits d'armes extraordinaires.&lt;br /&gt;Mettre fin aux incursions des tribus frontières, garantir la sécurité de notre colonie et rétablir notre autorité morale ébranlée' dans 1'Afrique musulmane, telle était l'œuvre éminemment pacifique et pratique dont nos troupes étaient chargées. Cette œuvre pouvait et devait être accomplie en versant le moins de sang français possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour cela il fallait non seulement aller prudemment, c'est-à-dire éviter toute surprise, mais encore frapper l'esprit de l'ennemi par des déploiements de forces qui lui enlevassent toute idée de résistance. On a plaisanté sur l'aimée française passant un mois la recherche de quelques Kroumirs. On n'aurait pas trouvé d'expressions assez violentes et de blâmes assez sévères, si, faute d'être en nombre ou de marcher carte en main, nos soldats avaient éprouvé un désastre comme ceux qui ont décime l'armée anglaise dans l’Afghanistan et au Zoulouland.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mission de la colonne Logerot en allant au Kef avait été de forcer les tribus du sud à la paix. La prise de la cité sainte eut en effet ce résultat précieux que notre frontière fut mise de ce côté à l'abri de tout soulèvement, de Soukarrhas à Tebessa.&lt;br /&gt;Le lendemain même de la reddition du Kef et les jours suivants, les cheiks des tribus environnantes vinrent apporter des assurances de paix et livrer une partie de leurs armes.&lt;br /&gt;Le général Logerot, rassuré sur ces districts et ayant laissé au Kef une garnison suffisante sous les ordres du colonel de Coulanges, prit, le 27, la direction du Nord et marcha vers la Medjerda en passant par la petite ville de Nebeur. Le temps était beau, la colonne traversait des terrains de parcours, d'un accès relativement facile à l'artillerie, ça et là des bouquets de bois, des champs d'orge, puis des landes ravinées. La campagne était d'ailleurs complètement déserte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Nebeur, gros bourg assez riche, nos troupes furent bien accueillies. Le cheik et les notables allèrent au-devant de la colonne qui put se procurer tous les vivres qu'elle désirait.&lt;br /&gt;Ali-bey, qui campait non loin de là, près du chemin de fer, avait essayé d'indisposer ces populations contre nous ; mais Nebeur, comme le Kef, est en relations suivies avec Soukarrhas, et les habitants, commerçants ou agriculteurs pour la plupart, savaient il quoi s'en tenir sur le compte des Français et sur les prétendus actes de pillage et de vengeance auxquels nos troupes devaient se livrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colonne, en quittant Nebeur, ne tarda pas à se rapprocher de l'oued-Mellégue et entra dans une riche plaine à l'extrémité de laquelle elle aperçut les montagnes du pays des Kroumirs et en avant la Medjerda et la ligne du chemin de fer. Les troupes campèrent à Bahiret-el-Moor, au bord du Mellégue, et le lendemain, franchissant cette rivière, allèrent s'établir à la station de Souk-el-Arbaa, entre le chemin de fer et la Medjerda.&lt;br /&gt;Pendant ces deux journées, la brigade du général de Brem avait quitté Sidi-el-Hamessi, franchi la frontière, suivi la Medjerda et occupé successivement les gares de Ghardirnaou et de l'Oued-Meliz afin d'assurer les approvisionnements de la colonne Logerot à laquelle elle donnait désormais la main par la vallée et le chemin de fer.&lt;br /&gt;Après quelques hésitations, les Arabes des douars environnants ne tardèrent pas à entrer en relations avec la colonne française, et un grand nombre d'indigènes vinrent au camp apporter des provisions de toute espèce. L'état-major s'établit dans les bâtiments de la gare où le général Logerot reçut bientôt la visite d'un officier tunisien annonçant que le Général Ali-bey viendrait dans la journée au camp français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Logerot ne voulut pas recevoir l'aide de camp, mais il se rendit lui-même à Ben-Béchir où étaient les troupes tunisiennes. Ali-bey fit à son tour quelques difficultés pour recevoir le Général français, représentant qu'il était le frère du bey et que les Français avaient commencé les hostilités contre les Tunisiens.&lt;br /&gt;Le général Logerot revint alors sur l'heure à Souk-el-Arbaa et fit signifier à Ali qu'il l'attendrait le lendemain à deux heures au camp français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 29 Avril, à midi, Ali-bey arriva à Souk-el-Arbaa dans un magnifique carrosse attelé de cinq mules richement harnachées, accompagné de domestiques chamarrés d'or et dont l'habillement luxueux ne mettait que mieux en relief les haillons et les guenilles dont étaient couverts les malheureux cavaliers de l'escorte tunisienne.&lt;br /&gt;Ali-bey est un homme de quarante-cinq ans, gros et grand, portant la barbe longue. La figure est d'un type arabe très accentué.&lt;br /&gt;Le frère du bey était habillé en civil, costume gris et fez rouge. Ali-bey déclara au général que le gouvernement tunisien ne voulait mettre aucun obstacle aux opérations des troupes françaises, que lui et ses soldats s'étaient efforcés de calmer l'agitation des tribus de la vallée et qu'ils étaient prêts à donner leur concours au général Logerot.&lt;br /&gt;Malheureusement pour Ali-bey toutes ces protestations d'amitié et ces assurances de paix étaient en contradiction avec les nouvelles recueillies par 1'état-major français sur sa conduite et sur celle de ses soldats. Le général Logerot savait de bonne source qu'Ali-bey n'avait pris aucune mesure pour empêcher la lutte des Kroumirs contre les colonnes Vincendon et Galland dans la journée du 26.&lt;br /&gt;Le même Ali-bey avait poussé les Ouchtetas et les Chihias à barrer la route au général de Brem, et les conseils de résistance qui avaient prévalu au Kef dans les journées du 24 et du 25 étaient venus de son camp, qui était une officine de fausses nouvelles et de propagande antifrançaise.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8375862962518091530?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8375862962518091530/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8375862962518091530&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8375862962518091530'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8375862962518091530'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/37-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='37- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (12ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-3195354440059649289</id><published>2007-02-13T17:31:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.692+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>36- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (11ème Partie)</title><content type='html'>Les trois colonnes de la division Delebecque avaient ordre de franchir les crêtes du Djebel-Addeda dans la, journée du 25 ; mais, la pluie n'ayant pas cessé, et les terres étant trop détrempées pour permettre de mettre l'artillerie en mouvement, l'attaque fut remise au lendemain 26.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se rappelle les points occupés par les trois colonnes et les forces dont elles se composaient.&lt;br /&gt;Au nord en allant vers la mer au camp d'Oum-Theboul, était la colonne du général Ritter, le commandant de la subdivision de Bône, formée de trois bataillons de zouaves, trois bataillons de tirailleurs algériens et deux batteries de montagne. Cette colonne a pour mission de pénétrer chez les Ouled-Cedra par le col de Redkala.&lt;br /&gt;Un peu plus au sud, au camp d'El-Aïoun, est la brigade du général Vincendon qui forme le centre et qui compte sept bataillons de chasseurs à pied el de fantassins du 40ème, du 96ème et du 141ème.&lt;br /&gt;Son objectif est le territoire des Bechenia qu'elle doit aborder par le col de Feldj-Kala.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin à droite et encore plus au sud, à Aïn-Smain, plateau situé entre Roum-el-souk et El-Aïoun, est postée la brigade du général Galland composée des bataillons du 29èmechasseurs à pied, du 18ème, du 22ème et du 67ème ligne. Cette brigade devait appuyer le mouvement de la colonne Vincendon et se diriger vers Babouch et Fernana, deux localités ou les Kroumirs font leurs échanges et qui comptent un certain nombre de gourbis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 26 Avril, les troupes de la colonne Ritter furent réveillées à deux heures du matin et se mirent en marche, traversant la petite vallée de l'oued-Dumac et gravissant les pentes du Djebel-Addeda et du Djebel-Sakkek au milieu de champs d'orge, de taillis de chênes-lièges, de fondrières et de ravins creusés par les pluies.&lt;br /&gt;A six heures cinquante minutes, la brigade Ritter avait atteint le col de Bab-Strack et envoyé plusieurs coups de canon à des groupes de Kroumirs qui couraient dans les ravins de la vallée.&lt;br /&gt;A huit heures, deux bataillons de zouaves et deux bataillons de turcos bivouaquaient sur les crêtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La colonne Vincendon, partie à trois heures et demie du camp d'El-Aîoun, atteignit le col de Fedj-Kala vers six heures, après avoir traversé une vallée magnifique coupée de petits bois de lentisques, d'oliviers, d'aubépines géantes et de lauriers-roses et franchi des pentes et des ravins couverts de chênes-lièges.&lt;br /&gt;Ce n'est qu'en arrivant au col que nos troupes essuyèrent le feu de quelques centaines de Kroumirs embusqués derrière des rochers et des arbres. Un feu de tirailleurs assez vif fit bientôt reculer l'ennemi.&lt;br /&gt;Nos bataillons ne perdirent que 3 hommes tues et 5 blessés, dont le lieutenant Toulier du 40ème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte avait été plus longue et plus chaude à droite ou deux compagnies de la colonne Galland, engagées dans de très mauvais sentiers, eurent à subir une fusillade suivie et retardèrent le mouvement en avant de la brigade. Les Kroumirs, cachés dans les buissons ou sous bois, attendaient nos hommes à 50 mètres, faisaient une décharge, puis se repliaient, disparaissant dans l'herbe ou sautant de rochers en rochers comme de véritables chèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux colonnes Galland et Vincendon firent leur jonction huit heures ; puis, pendant que la première observait et déblayait les sommets de droite, la seconde marchait en avant par la crête du Djebel-Sakkek et s'emparait successivement des plateaux de Reched-el-Mankoura et du Kef-Cheraga. Elle installait son camp à trois heures du soir sur ce dernier sommet, à 800 mètres au-dessus du niveau de la mer; dominant toute la vallée de l'oued-Djenane et apercevant à 20 kilomètres dans le lointain Tabarka et son île.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous occupions un poste avancé dans le district le plus élevé du pays des Kroumirs, nous avions tourné le redoutable défilé du Khanguet Addeda ou les Arabes comptaient nous résister. Quant aux Kroumirs, surpris par notre marche de nuit et par le feu de notre artillerie, ils n'avaient pas osé demeurer et s'étaient retirés non sans semer une centaine de cadavres. Le total de nos pertes ne dépassait pas 5 hommes tués et 4 blessés.&lt;br /&gt;Nos troupes ne devaient malheureusement pas tirer tout le profit de ce brillant début. La colonne Ritter avait en vain battu toutes les crêtes du Djebel-Addeda et les rampes de la vallée de l'oued-Jenane, elle avait fait beaucoup de chemin sans rencontrer un seul ennemi, et pour comble de malheur le général Ritter avait été frappé d'une attaque d'apoplexie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privée de son chef et n'ayant pu découvrir les Ouled-Cedra, la colonne revint au camp d'El-Aïoun après avoir brûlé quelques gourbis abandonnés, coupé les blés et les orges en fleur qu'elle avait rencontrés sur sa route.&lt;br /&gt;Cette circonstance et le retour du mauvais temps firent ajourner tout mouvement en avant. Pendant les journées du 27, du 28, du 29 et du 30 avril, la pluie ne cessa de tomber avec violence, et les brigades Vincendon et Galland durent se borner à faire reconnaître les ravins et les crêtes qui entourent le Kef-Cheraga.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'attention du commandant supérieur se portait d'ailleurs sur d'autres points. La colonne Logerot opérait dans la vallée de la Medjerda et semblait devoir rencontrer une certaine résistance. Enfin nos troupes avaient débarqué à Bizerte, et le centre des opérations se déplaçait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-3195354440059649289?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/3195354440059649289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=3195354440059649289&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3195354440059649289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/3195354440059649289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/36-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='36- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (11ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8206862219577014907</id><published>2007-02-10T11:52:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.693+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>35- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (10ème Partie)</title><content type='html'>Pendant trois mois les journaux ont publié bien des informations fantaisistes sur ces tribus des Kroumirs. Le pis est que la plupart des erreurs mises en circulation ont été répandues non par des reporters affamés et peu scrupuleux, mais par des hommes graves se prétendant géographes ou orientalistes, et qui n'hésitaient pas à. reproduire comme des faits certains les détails géographiques et historiques les plus controuvés.&lt;br /&gt;Quelques-uns ont même brodé avec l'imagination de conteurs arabes et ont donné sur l'histoire et les mœurs des Kroumirs des aperçus forts pittoresques, mais dont ils avaient pris tous les éléments dans leur cervelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'avons pas compté moins de dix classifications différentes des tribus kroumirs, khoumirs ou khmirs que nous nous garderons bien de reproduire.&lt;br /&gt;Les uns comptaient quatre tribus, d'autres six, d'autres douze, quelques-uns vingt. Cette variété d'informations avait pour origine les documents très divers comme époque ou comme source que chacun avait consultés.&lt;br /&gt;Suivant que les correspondants avaient pris leurs informations sur les cartes du bureau topographique de Constantine ou sur les livres de Pélissier et du capitaine Zaccone, ils diminuaient ou multipliaient le nombre des tribus. Aujourd'hui encore, la campagne terminée, on n'est pas bien d'accord sur le nombre exact de ces grandes familles, parce qu'on fait confusion entre les tribus et leurs subdivisions, et parce que l'on comprend arbitrairement dans cette nomenclature des nomades faisant partie de la confédération des Mogodys ou de celle des Ouchtetas.&lt;br /&gt;L’emplacement qu'on donnait à ces tribus dans la région des Kroumirs était encore bien plus arbitraire. On n'était guère fixé que sur quatre ou cinq tribus bien déterminées, les Ouled-Amor, les Ouled-Cedra et les Bechenia qui occupent les districts frontières depuis la mer jusqu'au Djebel-Abdallah, c'est-à-dire à l'endroit ou la frontière fait un coude à l'ouest, au-dessous de Roum-el-Souk, enfin les Mekna et les Nefza qui habitent les territoires nord-est du côte de l'oued Zane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suivant une version répandue dans le pays, les Kroumirs occuperaient cette région depuis le XVIème siècle, époque à laquelle ils seraient venus du centre de la Tunisie, auraient expulsé plusieurs tribus kabyles de la côte et se seraient en partie fondus avec elles.&lt;br /&gt;On a parlé des richesses cachées par les Kroumirs, de leurs magnifiques troupeaux et de leurs villages pittoresques. Ce sont là autant de fantaisies que peuvent en recueillir des correspondants dépourvus de nouvelles. Les Kroumirs comptent parmi les tribus arabes les plus pauvres. Leurs troupeaux sont peu considérables, et se composent surtout de chèvres et de petits moutons d'assez maigre apparence.&lt;br /&gt;Leurs prétendus villages n'offrent que des huttes misérables formées de branchages et couvertes de chaume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chevaux sont fort rares et d'une petite race très laide. Quant aux costumes des Kroumirs, la plupart se contentent d'une grande chemise de couleur serrée autour de la taille et pardessus laquelle ils portent le burnous en hiver ou lorsqu'ils se réunissent en assemblée (Djeba).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8206862219577014907?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8206862219577014907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8206862219577014907&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8206862219577014907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8206862219577014907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/35-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='35- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (10ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-8631622204618192631</id><published>2007-02-07T18:55:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.693+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>34- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (9ème Partie)</title><content type='html'>Dans la région nord, les opérations n'avaient pas pu être conduites avec autant de célérité. Des pluies torrentielles avaient retardé la marche en avant des colonnes de la division Delebecque. La mer était également très mauvaise, et le capitaine de vaisseau Lacombe avait dû ajourner l'occupation de Tabarka, bien que cette mesure eût été décidée dès le 19 avril à la suite do la fusillade dirigée contre l'équipage de la canonnière "l'Hyène".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 24 avril au matin, l'escadrille française était en vue de l'île et prête à commencer le bombardement du fort Djédid situé sur une colline en face de 1'île. Un vent violent de nord-nord-ouest rendit impraticable l'abord des plages de l'île et de la côte. On ne pouvait songer à faire accoster les chalands et à débarquer les 3,000 hommes de troupes de toutes armes que portaient "le Tourville", "la Surveillante" et "la Corrèze".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les équipages étaient d'autant plus mécontents de ces retards qu'ils pouvaient voir un grand nombre de Kroumirs allant et venant en compagnie de soldats tunisiens, sur les plates-formes du fortin de l'île et sur celles du Bordj-Djedid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 Avril, la mer continua d'être mauvaise; mais, les lames étant moins fortes, le commandant de "la Surveillante" fit tirer quelques volées de coups de canon sur le fort de l'île qui fut immédiatement abandonné par les soldats tunisiens et les Kroumirs et occupé par 1,300 hommes placés sous le commandement du colonel Delpech.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 26 Avril, nos troupes débarquèrent sur la plage à l'embouchure de l'oued-Kebir ou Tabarka et prirent le fort de Djédid à revers par les collines de gauche, les falaises qui bordent le fort il l'ouest étant abruptes et inabordables. Tout le corps d'occupation fut mis à terre avec l'artillerie de montagne et de position, sans opposition de la part des Arabes tenus à distance par le feu de la frégate et des canonnières. Les Kroumirs qui étaient dispersés dans les douars environnants ne tirèrent sur nos troupes que lorsqu'elles vinrent occuper le fort Djédid et furent placées hors de la protection de notre feu d'artillerie. Nos soldats répondirent en incendiant les gourbis situés sur la côte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain 27 Avril, on continua le débarquement des vivres et des munitions qui put s'achever sans incident malgré l'état défavorable de la mer.&lt;br /&gt;L'ile de Tabarka est située à peu prés de 10 kilomètres du cap Roux, frontière de la Tunisie et de l'Algérie. La côte est sur ces rivages très haute, très escarpée et formée de falaises que ronge la mer.&lt;br /&gt;Le promontoire montagneux qui forme le cap de Tabarka a le même aspect et présente une masse de roches noires qui s'avance assez loin dans les flots. A son pied même est une ligne de rochers peu élevés qui vont au large jusqu'à une encablure. La côte redescend vers le sud-est et forme autour de l'île une sorte de grande baie peu profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'île, dont la superficie est de 40 hectares environ, est un rocher stérile peu accessible du côté du nord et couvert dans les autres parties de ruines d'anciennes murailles décorées du nom de château. Elle forme avec la côte deux baies, l'une à l'est, l'autre à l'ouest. Cette dernière, mieux abritée, est fréquentée par quelques caboteurs. Une ligne de rochers élevés de quelques pieds au-dessus de l'eau et qui se prolongent à l'ouest vers la terre ferme sert d'abri à cette baie contre les vents du nord, selon l'avis de certains marins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions venus pour voir une ville ou tout au moins un village, et nous nous mîmes à chercher avec inquiétude quand nous fûmes en face de l'îlot. Rien sur l'îlot lui-même, rien sur la plage du petit port situé entre lui et la terre ferme, rien à droite que la plaine, rien à gauche qu'un dernier éperon, de montagne que couronnait le fort de Bordj-Djédid et sur les flancs duquel on entrevoyait, dans des bosquets de figuiers qui masquaient leur misère de leur opulent feuillage, une dizaine de monuments en ruine …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le colonel Delpech, commandant de la garnison de Tabarka, 1'état-major et les divers services sont logés dans le fort de Bordj-Djédid. Bordj-Djédid, c'est-à-dire le fort neuf, est une grande masse carrée, avec quatre tours aux angles. On dit que, vu de la mer; il a une très fière mine.&lt;br /&gt;De prés, il paraît beaucoup moins redoutable ; les créneaux en ont été ruinés par le bombardement du 26 avril et on s'occupe actuellement de les réparer. Des pièces d'artillerie gisent ça et là, et elles inspirent une véritable commisération pour les malheureux dont elles étaient l’unique défense. La rouille les a rongées à moitié et les affûts sont hors de service. Aussi les Tunisiens n'y touchaient-ils qu'avec prudence et n'ont-ils pas même essayé de riposter à notre canonnade. II y en avait en tout 26. Les casemates sont également fort délabrées et les officiers s'y trouvent fort mal; on voit bien qu'ils n'ont pas passé cinq semaines sous la tente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par l'occupation de Tabarka et du Kef le premier but de la campagne était atteint. Les tribus tunisiennes du sud de la Medjerda étaient contraintes de rester dans leurs cantonnements et de veiller à leur propre territoire. Les Kroumirs menacés de front et sur leurs flancs étaient dans la nécessité de se diviser, les uns comme les Ouled-Cedra, les Bechenias et les Ouled-Amor, pour défendre les passages du Djebel-Addeda sur la frontière, les tribus du littoral et du nord-est pour nous empêcher de les prendre à revers ou d'aller porter la guerre dans leurs cantons de l'oued-Zane et de l'oued-Tabarka. &lt;br /&gt;Les trois colonnes de la division Delebecque pouvaient aborder sans crainte les hautes barrières montagneuses du Djebel-Addeda, l'ennemi n'était plus en force pour défendre sérieusement les défilés contre nos bataillons de zouaves et de chasseurs et notre artillerie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1436458705492589570-8631622204618192631?l=tunisiecoloniale.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/feeds/8631622204618192631/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1436458705492589570&amp;postID=8631622204618192631&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8631622204618192631'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1436458705492589570/posts/default/8631622204618192631'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tunisiecoloniale.blogspot.com/2007/02/34-chronolgie-des-vnements-de-la.html' title='34- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (9ème Partie)'/><author><name>Téméraire V5.0</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01753143326953187818</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://static.flickr.com/132/317761599_576160a4d9.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1436458705492589570.post-7603118161085445625</id><published>2007-02-06T12:24:00.000+01:00</published><updated>2007-09-27T19:05:36.694+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='France'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tunisie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bey'/><title type='text'>33- Chronolgie des événements de la signature du Protectorat Français (8ème Partie)</title><content type='html'>Au même moment un premier détachement tunisien de 500 hommes placé sous le commandement du général Si-Selim, était envoyé dans la haute vallée de la Medjerda, et ce détachement, loin de calmer l'effervescence, provoquait une sorte d'agitation parmi les tribus de la vallée. Plusieurs milliers de fantassins et de cavaliers de ces tribus, Ouchtetas, Chihia, Kharen et Ouarka, se réunissaient entre Souk-el-Arbaa et Ghardimaou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 avril un parti de 2,000 à 3,000 Kroumirs se portait sur notre territoire entre les camps d'El- Aioun et Roum-el-Souk et ne reculait que devant l'arrivée de plusieurs bataillons de zouaves et de deux sections d'artillerie de montagne. Cette démonstration audacieuse avait été; il est vrai, précédée par une entrevue de trois généraux tunisiens avec le général Ritter, entrevue dans laquelle les délégués du bey avaient protesté de l'innocence et des intentions pacifiques des Kroumirs.&lt;br /&gt;Tous ces incidents semblaient indiquer que les idées de résistance continuaient à prévaloir et que le bey cherchait seulement à gagner du temps, soit qu'il attendit un soulèvement en Algérie, soit qu'il espérât le concours moral de l'Italie et de l'Angleterre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 16 avril, deux nouveaux incidents vinrent démontrer l'état d'aveuglement des Tunisiens et l'espoir qu'ils mettaient dans leur projet de résistance. La canonnière "l'Hyène", s'étant approchée de Tabarka, fut reçue à coups de fusil par les soldats réguliers qui occupaient le fort.&lt;br /&gt;A la station de l'oued-Meliz, plusieurs Arabes se jetèrent sur un employé dans la journée du 13 et l'accablèrent de coups de couteau. Le personnel de la gare n'étant plus en sûreté rétrogradait sur Souk-el-Arbaa .&lt;br /&gt;Les assurances de pacification données par les délégués du bey étaient donc sans valeur, et le ministère de la guerre agissait sagement en se préparant contre toute surprise et en ne laissant rien au hasard, service des munitions, des transports, des vivres et des ambulances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dés le 20 avril près de 500,000 rations étaient dans les magasins de Bône et de la Calle, le service des convois était assuré entre ces deux villes et les camps de la frontière. La colonne Logerot avait également tout le nécessaire en munitions et subsistances et la route de Souk-Ahras Sidi-Youssef était terminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au 24 avril la concentration des troupes s'achevait et l'ordre était donné de franchir la frontière. Ce fut la colonne du sud, commandée par le général Logerot, qui entra la première en mouvement.&lt;br /&gt;Le 24 au matin elle quittait le bordj français de Sidi-Youssef et pénétrait sur le territoire de la tribu tunisienne des Charen. Après plusieurs heures de marche sur un terrain broussailleux et raviné, elle atteignit la petite vallée de l'Ouadi-Allagh, sur les versants de laquelle étaient quelques douars.&lt;br /&gt;Les goums arabes ouvraient la marche, portant le drapeau français, venaient ensuite le 2ème tirailleurs, les zouaves, les chasseurs d'Afrique, le 83ème de ligne et l'artillerie.&lt;br /&gt;Les rares indigènes qu'on rencontrait n'avaient point l'attitude hostile et semblaient plutôt étonnés et en contemplation devant le bel ordre de la colonne française.&lt;br /&gt;Le 24 au soir, la colonne couchait sans incident sur les bords de l'oued-Mellègue, apercevant dans le lointain les murailles et les minarets des mosquées du Kef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des projets de résistance n'avaient pas, heureusement pour la ville, l'assentiment de toute la population et même de tous les cheiks arabes. Notre agent consulaire au Kef, M. Roy, qui était en même temps le directeur du bureau télégraphique, tenait notre chargé d'affaires, M. Roustan, au courant de ce qui se passait dans la ville&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici des dépêches qui retracent fort bien le désordre moral de la population du Kef en même temps qu'elles mettent en lumière l'énergie et le sang-froid de l'honorable M. Roy :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'agent consu1aire de France au Kef, au chargé d'affaires de France à Tunis.&lt;br /&gt;« Kef, 24 avril 1881 (midi).&lt;br /&gt;Si-Rechid vient d'être informé que la colonne Logerot a passé la frontière ce matin et marche sur le Kef. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 24 avril (1 h 15 m soir).&lt;br /&gt;Des armes sont distribuées à tous les hommes valides qui sont envoyés aux remparts; cela fait un peu plus de mille combattants.&lt;br /&gt;La colonne Logerot va camper ce soir &amp; l'oued-Mellégue, à mi-route de Sidi-Youssef au Kef. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 24 avril 1881 (7 h 15 m. soir).&lt;br /&gt;Le cheikh Kaddour, chef de l'ordre de Sidi-Abd-el-Kader, vient de m'écrire pour me demander ce qu'il doit faire; je réponds qu'il n'a rien à craindre et que je ne saurais que l'engager à persévérer dans ses bons procédés à notre égard. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 24 avril 1881, (8 h soir).&lt;br /&gt;Le cheikh Kaddour est disposé à aller à la rencontre de la colonne se présenter au général Logerot. Je crois que cette démarche aura d'heureux résultats, et, sauf meilleur avis, je délivrerai un mot d'introduction à Si Kaddour.&lt;br /&gt;Nos ennemis font courir le bruit que je suis cause de la marche en avant de nos troupes. J'espère, malgré leurs menées, préserver nos protégés de toute violence. ». Roy&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chargé d'affaires de France à Tunis, a l'agent consulaire au Kef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Tunis, 24 avril 1881 (8 h 50 m. soir).&lt;br /&gt;Je vous engage à faciliter la démarche projetée par le cheikh Kaddour, et en général, tout ce qui pourra épargner une effusion de sang inutile. Vous pouvez dire à Si-Rechid que le bey m'a donné plusieurs fois l'assurance que ses troupes se retireraient devant les nôtres pour engager la lutte. Il fera donc bien de s'assurer des ordres du&lt;br /&gt;Bardo avant de tenter aucune résistance. » Roustan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'agent consulaire de France au Kef, au chargé d'affaires de France à Tunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 25 au matin, l'oued-Mellègue était franchi à gué, et, après s'être fait éclairer à quelques kilomètres en avant par les goums et les chasseurs d'afrique, la colonne entrait dans le défilé de Darrabia, gorge sauvage aux pentes escarpées, ou poussent quelques rares genévriers et de maigres bouquets de thuyas. Ce défilé fut le seul passage difficile entre la frontière et le Kef.&lt;br /&gt;La colonne eut ensuite à traverser une série de plateaux sablonneux couverts de broussailles de romarin. A dix heures elle campait sur les hauteurs qui bordent l’Oued-Rmeuk ou R'mel à gauche ; l'avant-garde, composée des chasseurs d'Afrique et des zouaves; était à 4 kilomètres en avant, à 3 kilomètres seulement du Kef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (8 h 30 m. matin).&lt;br /&gt;Le général Logerot désir ne recevoir personne. Si-Rechid prétend qu'il ne serait plus écouté s'il conseillait aux habitants de ne pas défendre la ville; il télégraphiera au Bardo lorsqu'il aura reçu sommation de se rendre.&lt;br /&gt;Les préparatifs continuent; il règne une grande agitation.&lt;br /&gt;Il est possible que les Khamemsas et leurs voisins viennent concourir à la défense de la place. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (10 h 10 m. matin).&lt;br /&gt;J'ai suivi vos instructions d'hier au soir et je pense que tout se passera bien. Si-Rechid que j'ai revu n'a pu retenir ses larmes; il ouvrira probablement les portes de la ville après que le général Logerot lui-même aura envoyé un parlementaire. Le cheikh Ali-ben-Aïssa, qui j usqu'à ce matin a excité la population contre nous, m'a demandé à faire sa soumission. On a coupé la communication télégraphique avec l'Algérie. La colonne campe à Sidi-Abd- . Allah-Zeghir. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (1 h 20 m. soir):&lt;br /&gt;Jusqu'à midi, pas un Arabe du dehors n'était venu concourir à la défense de la ville, et on ne comptait plus sur les tribus voisines. Elles viennent d'annoncer leur prochaine arrivée. A cette nouvelle, Ali-ben-Aissa s'est retourné contre nous, et prêche la guerre sainte.&lt;br /&gt;On dit que les contingents que réunit Hassouna-Zouari seront dirigés vers le Kef.&lt;br /&gt;Je suis sans communication avec la colonne; mes tentatives pour informer le général de cette nouvelle situation sont restées inutiles jusqu'à présent. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (3 h 35 m. soir).&lt;br /&gt;Ce sont les goums algériens qui sont campés A Sidi-Abd-Allah-Zeghir. Les troupes françaises sont à l'oued-Remel à 9 kilomètres d'ici. Comme hier, elles se sont avancées sans éprouver de résistance. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (7 h. 15 m. soir).&lt;br /&gt;Les renforts que l'on attendait ne sont pas arrivés, d'autres part, le cheikh Kaddour a renvoyé chez eux les Arabes qui étaient descendus dans sa zaouïa. Nos amis ont agi, Ben-Aïssa, découragé, a renouvelé sa démarche de ce matin. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (8 h 40 m. soir).&lt;br /&gt;Toute idée de résistance est abandonnée. Une députation ira demain matin le dire au général Logerot de la part du khalifa, du cadi et de plusieurs notables; il reste à savoir s'il n'exigera pas que cette démarche soit faite par Si- Rechid. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Kef, 25 avril 1881 (9 h 10 m. matin).&lt;br /&gt;Nous avons eu ce matin une nouvelle alerte causée par quelques Arabes du dehors, qui voulaient probablement faire naître une occasion de piller en ville. La population les a chassés; elle est bien décidée ouvrir les portes. Les magistrats et les principaux habitants l'ont déclare chez Si-Rechid en ma présence. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 26, à six heures du matin, les troupes quittaient le campement et se dirigeaient vers le Kef. Les goums suivaient les crêtes de gauche, les chasseurs à cheval éclairaient la droite. Les tirailleurs, les zouaves et le 83ème s'étaient déployés dans la plaine pendant que la 3ème batterie du 26éme d'artillerie s'était établie sur le sommet d'un des mamelons qui forment à gauche les derniers contreforts montagneux sur lequel s'appuie le Kef.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les portes de la ville étaient fermées, et de l'éminence où étaient placés nos artilleurs on pouvait apercevoir des soldats tunisiens et des Arabes debout sur les remparts et suivant les mouvements de nos troupes. Le 2ème tirailleurs, soutenu par les zouaves, avait pénétré dans un bois d'oliviers situé à 200 mètres des murailles, et le général Logerot venait d'envoyer le colonel de Coulanges pour demander au gouverneur Si-Rechid de rendre la place, lorsqu’un officier tunisien vint à onze heures et demie annoncer que les portes de la ville étaient ouvertes et que la Casbah serait livrée aux troupe françaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos troupes entrèrent en ville au son de la Marseillaise jouée par la musique du 83ème répétée par les échos des rues étroites et des hautes murailles de la ville arabe. Le colonel de Coulanges fut chargé d'occuper la ville avec un bataillon du 83ème de ligne, une batterie de 90, une section du génie et deux pelotons de cavalerie. Le reste des troupes françaises demeura campé dans la plaine. La prise du Kef n'avait coûte ni un homme ni un boulet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gouverneur 
